‹ Traite elementaire d'ophthalmoscopie, d'optométrie et de réfraction oculaire, rédigé conformément au système métrique et avec l'équivalence en pouces de ParisChapitre 17 sur 102 · LOIS DE LA RÉFKACTION · texte numérisé non relu

LOIS DE LA RÉFKACTION

tion. Ceci établi, faisons tomber vers le centre 0 un rayon lumineux CO.Si nous mettons notre œil en face du prolongement de ce rayon, nous ne l'apercevrons pas, nous serons obligé de nous rapprocher de la normale OG, et ce sera au point R par exemple que nous apercevrons ce rayon lumineux. Faisons tomber un autre rayon lumineux plus obliquement; soit C'O ce rayon; nous voyons qu'il vient sortir au point R'. Si, au contraire, le rayon lumineux tombait suivant FO, c'està-dire perpendiculairement à la surface AR, nous l'apercevrions au point G, il ne serait donc pas réfracté. Ces expériences nous démontrent que seulement les rayons obliques sont réfractés et qu'ils se trouvent, tant avant qu'après leur réfraction, dans un même plan perpendiculaire à la surface AB, ce qu'indique la construction même de l'appareil. La première loi se trouve ainsi démontrée.

Pour démontrer la seconde nous construisons sur le papier un cercle d'un rayon égal à celui de la sphère. Nous faisons les* constructions géométriques indiquées dans la figure 20, c'est-à-dire que nous abaissons sur la normale FG les perpendiculaires CP, RS, CP', R'S' qui sont les sinus des angles correspondants. CP est donc le sinus de l'angle d'incidence COF, et RS le sinus de l'angle de réfraction GOR. Le rapport de ces deux quantités sera par exemple 4/3. Mesurons maintenant les sinus des deux autres angles formés par le second rayon C'O. Ces deux sinus sont CP' et R'S'. Si nous comparons ces deux quantités nous trouvons encore le même rapport 4/3. R en serait de même de tout autre rayon plus ou moins oblique. Deux quantités égales à une troisième sont égales entre elles; donc :

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