‹ Traite elementaire d'ophthalmoscopie, d'optométrie et de réfraction oculaire, rédigé conformément au système métrique et avec l'équivalence en pouces de ParisChapitre 2 sur 102 · V[ INTRODUCTION · texte numérisé non relu

V[ INTRODUCTION

est souvent embarrassé pour choisir un auteur dans lequel il puisse, étudier les diverses parties de l'ophthalmoscopie et de l'oplométrie : en effet, l'un est irop complet ou trop savant, l'autre trop incomplet, trop insuffisant.

Frappé de ces difficultés que nous avions dû surmonter nous-même, nous avons cherché à combler cette lacune et à faire un livre qui, tout en étant assez élémentaire pour être accessible à tout le monde, fût cependant assez complet pour guider les premières études de ceux qui se destinent à faire de l'ophthalmologie une spécialité. Voulant éviter aux débutants des recherches trop longues ou des lectures inutiles, nous avons réuni dans le premier livre toutes les notions d'optique qu'il est indispensable de connaître. De cette façon, dans le cours des démonstrations, nous avons pu nous borner à apphquer certains principes élémentaires de physique ou de mathématique sans être obligé de les discuter ou de les expliquer.

Ce qui est superflu pour le savant est souvent indispensable pour le commençant, et, dans le courant de cet ouvrage, nous avons cherché autant que possible à ne laisser aucun point douteux. Gela nous a obligé à quelques répétitions volontaires, dont le lecteur nous saura gré, et qui ne nuisent en rien à la clarté du sujet. Nous avons éliminé avec soin tout ce qui nous paraissait inutile ou trop abstrait, car nous

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tenions à nous renfermer dans un cadre élémentaire et à ne rien dire qui n'eût une utilité pratique. Nous avons ajouté quelques chapitres sur certaines questions difficiles pour ne pas altérer l'homogénéité de l'ouvrage, mais nous avons eu soin d'en prévenir le lecteur et de rendre ces chapitres assez indépendants pour qu'on pût les omettre sans difficulté.

Ce livre n'est pas écrit pour les savants, et nous laissons à une plume plus autorisée que la nôtre par le talent et l'expérience, le soin d'initier ceux-là aux belles applications des hautes mathématiques à l'optique physiologique. Quelquefois nous donnons simplement le résultat d'observations ou de découvertes déjà classiques sans chercher à en discuter les formules ou les théories, ce qui nous eût entraîné trop loin. Nous renvoyons aux immortels travaux de Helmhollz, de Donders, de Gavarret, de Giraud-Teulon, etc., ceux qui voudront pousser plus loin leurs études.

Encouragé dans cette publication par quelques amis, et mettant à profit l'enseignement des savants maîtres dont nous avons suivi les leçons, ainsi que notre faible expérience personnelle, nous avons fait tous nos efforts pour simplifier le plus possible l'étude de la réfraction et résumer en peu de pages le fruit de longues veilles et de laborieuses lectures. Il est plus difficile, en effet, de simplifier une chose compliquée que de compliquer une chose simple, et, pour cela,

Vni INTIIODUGTION.

nous n'aurions eu qu'à copier les auteurs, en exposant en entier leurs démonstrations.

Quoique la réfraction ne soit qu'une branche de l'ophthalmologie et que notre programme soit par cela même très-restreint en apparence, il ne faut pas oublier qu'on a écrit sur cette matière des volumes entiers de formules algébriques ou trigonométriques, et que le sujet est encore bien loin d'être épuisé. Nous nous garderons bien d'en faire une pompeuse exposition, car si c'est indispensable pour le savant, c'est superflu pour le praticien, et nous n'avons pas voulu lui distraire un temps précieux, ce qui pourrait être au détriment des autres parties de l'art médical. C'est pour tous les médecins en général que nous écrivons, et non pas seulement pour les spécialistes, car si ceux-ci ne doivent jamais cesser d'être médecins, les médecins à leur tour doivent, au besoin, être un peu spécialistes.

Ceux qui exercent en province, à la campagne, sont souvent consultés par des malades jeunes ou vieux qui se plaignent de ne pas y voir bien clair ou d'éprouver une grande fatigue après quelques minutes ou quelques heures de lecture ou d'un travail minutieux. Si le médecin ne connaît pas un peu d'opto-

méLrie et qu'il ne constate aucune lésion appréciable dans l'œil, il pourra se trouver fort embarrassé vis-àvis d'un client ou d'un confrère, et sera obligé de

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