RÉFR. A TRAVERS DES MILIEUX A FACES NON PARALLÈLES
§ 4. — Réfraction A travers des milieux à faces non parallèles.
^ Mais si les faces, au lieu d'être parallèles, sont inclinées l'une sur l'autre, leurs prolongements finiront par se couper et nous aurons un solide qui portera le nom de prisme. Voyons ce qui se passe dans ce cas.
Soit un bloc de verre ABC (fig. 23) dont les deux faces AB, AC, inclinées l'une sur l'autre, se réunissent, soit en réalité' soit par leurs prolongements, au point A.. Faisons tomber un rayon lumineux LO obliquement sur la surface AB. Menons la normale ON. L'angle d'incidence est alors NOL. Mais le rayon lumineux passant de l'air dans le verre qui est plus réfringent, se rapprochera de la normale ON et prendra la direction OB. Menons au point R la normale RN'. Le rayon OR passant alors du verre dans l'air s'éloignera de la normale et prendra la direction RJ; de sorte
que l'œil, placé en ce point, rapportera le point L au point L' situé sur le prolongement du rayon JR et vers l'angle A qu'on appelle sommet du prisme. On comprend aisément que plus la face AC Fi^. 23. Vi;^ sera inclinée sur AB,
c'est-à-dire plus l'angle du prisme sera grand, plus le point L' paraîtra dévié vers le sommet. L'angle LU formé par le prolongement des rayons LO et JR est ce qu'on appelle la dévialiou du prisme.
Nous avons vu en parlant de la réfraction en général ce