LUNETTE DE GALILÉE
A propos des lentilles ellipsoïdcales, nous devrions parler des lentilles cylindriques, que l'on peut considérer comme des lentilles ellipsoïdales dont le grand axe serait infini. Toutes les démonstrations seraient analogues, et comme nous devons nous en occuper dans un chapitre spécial (voir Verres cylindriques, livre IV, chap. ii), nous nous contenterons de signaler l'analogie; ce sont, du reste, les seules que l'on emploie dans la pratique, soit seules, soit associées à un verre sphérique. Dans ce dernier cas, l'effet total de la lentille est celui d'une lentille ellipsoïdale. Cela est très-facile à comprendre et il nous semble inutile d'y insister. Pour corriger l'astigmatisme, il faut que la lentille cylindrique ou ellipsoïdale, ajoutée à l'œil, donne une surface réfringente égale dans tous les méridiens.
§ 7. — Lunette do Galilée.
Comme nous aurons à parler plus tard de l'examen ophthalmoscopique de l'œil à l'aide d'un verre concave placé entre cet organe et l'œil de l'observateur, il nous semble utile de dire quelques mots de la lunette de Galilée qui est formée d'un objectif convexe et d'un oculaire concave. Rappelons que dans l'examen de l'œil tel que nous l'avons indiqué tout à l'heure, le cristallin de l'observé joue le rôle d'objectif par rapport au fond de l'œil vers lequel se dirigent les investigations.
La lunette de Galilée (flg. 39), ou de spectacle, se compose d'un objectif convexe M et d'un oculaire R divergent et placé au-delà du foyer de la lentille convergente, de telle sorte que le foyer virtuel de cette dernière tombe entre la première lentille et son foyer principal. Supposons un objet AB assez éloigné de l'objectif M. Le point A de cet Objet enverra vers la lentille M des rayons divergents et