MARCHE DES RAYONS LUMINEUX DANS L'OEIL
tiUesconvergenles ordinaires, le foyer des rayons parallèles est toujours à une certaine distance de la lentille, d'autant plus près que les rayons incidents sont plus éloignés de l'axe principal (aberration de sphéricité), et cela parce que la lumière traverse un milieu homogène, le verre, et se trouve, avant comme après sa sortie, dans l'air. Dans l'œil il n'en est pas ainsi : les parties centrales du cristallin étant plus denses que les parties corticales et plus réfringentes, les rayons lumineux voisins de l'axe principal et qui traversent ces couches, tendent à former leur foyer au même point que les rayons marginaux qui traversent les couches corticales. De cette manière, l'aberration de sphéricité peut se trouver en partie corrigée, et il est de fait que l'œil peut donner une image nette des objets compris sous un angle de 20 ou 23% tandis que les lentilles de verre exigent un diaphragme, qui limite leur ouverture à 6 ou 8°. (Voir fig. 29, page 42.) De plus, le rayon lumineux traverse un système convergent dont les différentes couches jouissent d'une réfrangibilité différente et lui font subir une série de réfractions partielles, qui toutes concourent au même but, la convergence. La partie la plus réfringente de ce systèmej le cristallin, étant au milieu, les rayons sont déjà couver^ genls lorsqu'ils traversent cette lentille, et tendent par conséquent à former leur foyer plus près du cristallin que sa distance focale, mais ils rencontrent l'humeur vi- Irée, qui les fait converger encore davantage, et de telle sorte que leur foyer se trouve juste à la limite de cette humeur, c'est-à-dire sur la réline. De même que dans les lentilles convergentes ordinaires, on obtient là une image renversée des objets extérieurs. On démontre ce fait par l'expérience et par des constructions géométriques.
Expérience. Cette expérience, due à Magendie, et trèsfacile à répéter, consiste à prendre un œil frais de lapirl albinos dont on met la partie postérieure de la sclérotique