RÉSULTATS DE L'EXAMEN OTIITIIALMOSCOPIQUE
même qu'e celui qui est donné par les alléralions de la cornée dont nous venons de parler, et ne fournit aucun renseignement utile.
3° Viris doit être examinée à l'éclairage latéral. On doit constater sa couleur, sa mobilité, son étal de dilalalion, ses mouvements ou tremblements, la furme de sa pupille, ses adhérences (synéchies) antérieures ou postérieures.
4° Le crislallin, lentille biconvexe transparente, présente deux faces qui agisseut comme miroirs sur l'image projetée de la flamme éclairaule; la face antérieure, comme miroir convexe, doune une image virtuelle et droite; la face postérieure, comme miroir concave, donne une image réelle et renversée. Mais ces reflets sont très-alfaiblis. L'éclairage latéral, après dilatation préalable de la pupille par l'atropine, fera connaître les opacités du cristallin ou de sa capsule antérieure ou postérieure, ainsi que les changements de situation qu'il pourrait avoir subis (luxations). Dans ce dernier cas, la partie de l'équateur comprise dans l'ouverture pupillaire apparaîtra comme une ligue ou un croissant grisâtre, et, en faisant mouvoir l'œil brusquement, les mouvements du cristallin luxé deviendront aussitôt visibles. Les opacités de cette lentille, quelle que soit leur forme, leur situation et leur couleur, se verront nettement, telles qu'elles sont, avec leurs dimensions et leur couleur réelles, et permettront ainsi de préciser le diagnostic (1).
L'examen ophthalmoscopique, à son tour, rendra de réels services, et permettra de juger du degré de perméabilité des opacités pour la lumière et de l'état de la rétine relativement à la perception lumineuse. Il arrive, en elTet, que dans certaines cataractes, les alléralions crislallinicnnes ne
(1) Il faut faire une exception pour les cataractes noires qui sont très-peu visiljlcs à l'éclairage latéral et nullement à roplulialmoseopn. La pupille paraît noire et il faut une certaine liaijitudc et beaucoup d'attention pour les distinguer.