POINT ET LIGNE- D'ACCOMMODATION
Les autres exemples suivants sont des hypermétropes, puisque r est au-delà de oo. Le premier aura une bonne vue, attendu qu'il pourra voir jusqu'à 4" 4/5 de l'œil, tant que son accommodation restera assez puissante; mais les autres seront moins favorisés; en effet, mettant en jeu toute leur accommodation, ils ne parviendront pas à percevoir même les rayons parallèles; ils ne verront donc distinctement à aucune distance et ne pourront pas se passer de lunettes.
§ 8. — Point et ligne d'accoiuuiodation ; distance de la
vue moyenne.
Nous venons de voir que l'œil doué d'une bonne vue et d'un grand pouvoir d'accommodation rapprochait rarement les objets à plus de 8 ou 10 pouces. C'est donc la distance que nous choisissons instinctivement, même lorsque notre punctum proximum est à 3 ou 4 pouces, pour regarder les petits objets, les caractères d'un livre, par exemple. A cette distance on peut lire ou travailler pendant plusieurs heures consécutives sans éprouver de fatigue. On appelle ce point distance de la vue moyenne ; mais il n'a pas une fixité ni une constance invariables et oscille dans une certaine limite.
Pour déterminer ce point, il suffit de placer devant les yeux des caractères d'.imprimerie assez fins; instinctivement on les mettra à la distance voulue. On a essayé de vouloir préciser celte distance par les expériences suivantes : la première consiste à regarder par deux trous d'épingle, percés dans une carte, et distants l'un de l'autre de 3 millimètres, un petit objet qu'on éloigne de l'œil jusqu'à ce qu'il paraisse distinctement et unique. Ce point serait la dislance moijenne de la vue. La seconde expérience consiste à regarder un fil tendu dans la direction