‹ Traite elementaire d'ophthalmoscopie, d'optométrie et de réfraction oculaire, rédigé conformément au système métrique et avec l'équivalence en pouces de ParisChapitre 57 sur 102 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

1»ATIIOH.OG I E ET PHYSIOLOGIE »E l/ACrO.UHOU A TIOIV

DES MYORUTIQUES ET DES MYOTIQUES'

L'accommodation dépend d'une action musculaire et non d'une construction anatomique spéciale de l'œil. Nous aurons donc à nous occuper ici des affections propres aux muscles en général et qui sont : la paralysie et le spasme. De même que pour le système musculaire général, il y a des agents propres à exciter la contraction ou à produire la paralysie, de même ici nous avons deux sortes de médicaments ou de substances dont l'étude se lie si étroitement avec l'oculisliiiue qu'elle en fait, pour ainsi dire, partie intégrale et que nous ne saurions passer sous silence. Ce sont : IMes mydrialiques, en rapport avec la paralysie, 2° les myotiques, en rapport avec le spasme.

Nous serions trop incomplet si nous nous bornions à constater seulement ces états pathologiques ou obtenus par l'action des médicaments, sans nous rendre compte jusqu'à un certain point de la façon dont ils se produisent. Nous n'aurions alors pour règle de conduite qu'un empirisme dangereux, peu propre à en perfectionner la Ibérapeutique et à en éclairer la physiologie. D'un autre côté, l'effet de l'âge produit aussi un changement dans l'amplitude de l'accommodation, et donne lieu à des phénomènes

SYSTÈME NERVEUX CILIAIRE, SES FONCTIONS. 201 dont l'ensemble constitue ce que nous étudierons sous le nom de presbyopie.

Pour cette raison, nous traiterons succinctement de l'influence des nerfs sur l'accommodalion et sur les mouvement de l'iris; de l'action des mijdrialiques et des myoliques sur ces nerfs, et par conséquent sur le phénomène de l'accommodation et l'état de la réfraction; de la pathologie proprement dite du muscle ciliaire : paralysie ou parésie, spasme ou contraction.

I 1. — iSystciuc nerveux cilinîre, «es fonctions.

Le muscle ciliaire et l'iris sont animés par les nerfs ciliaires qui viennent du ganglion ophthalmique, situé comme on sait, à la partie externe du nerf optique. Ce ganglion possède trois racines : une courte et grosse, motrice, venant de la branche du moteur oculaire commun qui se rend au petit oblique; une longue et grêle, sensUive, venant de la branche ophthahiiique; une ganglionnaire, venant du plexus carotidien du grand sympathique. De ce ganglion partent 15 ou 20 nerfs, qui, sous le nom de nerfs ciliaires, traversent la sclérotique autour et dans le voisinage du nerf optique et se rendent dans le muscle ciliaire et dans l'iris. Une ou deux autres branches, appelées nerfs ciliaires longs, viennent du nerf ophthalmique et se distribueraient d'après quelques auteurs de la même manière que les nerfs ciliaires courts, tandis que, suivant Cl. Bernard, ils iraient seulement à l'iris et à la cornée.

Les nerfs ciliaires, émanés du ganglion ciliaire ou oplithahuiquc, et arrivés au niveau du muscle ciliaire, forment un riche plexus dans cet organe. De là parlent quelques branches qui se dirigent vers la grande circonférence de l'iris, y formentun nouveau plexus, puis, réduites à un pe-

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