‹ Traite elementaire d'ophthalmoscopie, d'optométrie et de réfraction oculaire, rédigé conformément au système métrique et avec l'équivalence en pouces de ParisChapitre 62 sur 102 · DÉTERMINATION PRATIQUE DE L'AMÉTROPJE · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION PRATIQUE DE L'AMÉTROPJE

sera très-grande elrenversée, ce que l'on constatera de deux manières : si on fait regarder le malade à droite ou à gauche, en haut ou en bas, l'image suicra les mouvements de la cornée, et, comme le fond de l'œil se déplace en sens inverse, nous avons donc une image renversée. La seconde manière consiste à déplacer l'œil observateur, celui de l'observé restant immobile. Ce procédé est même préférable au premier, parce que le malade ne regarde pas toujours dans la direction indiquée, surtout si c'est un enfant. Si l'œil observé est myope, l'image se déplacera en sens inverse de l'observateur ; s'il est hypermétrope, dans le même sens.

Dans l'hypermétropie l'image dn fond de l'œil est plus petite et droite. Si l'œil observateur s'éloigne, la partie visible conserve son étendue tandis qu'elle diminue beaucoup si l'œil est myope.

Si le malade exécute des mouvemenis avec son œil, l'image se déplace en sens inverse de la cornée, c'est-à-dire dans le même sens que l'objet. Si c'est l'observateur, qui se déplace, l'image suivra ses mouvements.

La distance à laquelle on voit nettement l'image renversée peut aussi nous donner une idée du degré de myopie. En effet, cette image aérienne, pour être bien vue, doit être à la distance moyenne de la vision distincte : celle distance élant de 20 à 25 centimètres environ, pour un œ.il emmétrope et jouissant d'une bonne accommodation, en retranchant cette longueur de la quantité qui sépare l'œil observant de l'œil observé, le reste indiquera approximativement le degré de la myopie. Toutefois ce moyen ne donne pas de résultats très-précis attendu qu'il est subordonné à l'état d'accommodation du sujet; ce n'est que dans le cas où l'œil observé est alropinisé qu'il donne un peu plus d'exactitude.

Le fond de l'œil emmétrope normal présente à distance une coloration uniforme, rouge, blanchâtre ou rosée au

niveau de la papille, mais les vaisseaux et les autres détails ne sont que peu ou très-peu visibles si l'observateur ne relâche pas complètement son accommodation.

Remarque. — De ce que le malade dit voir de près mieux qu'à une certaine distance les petits objets, il ne faut pas en conclure qu'il est myope; nous savons même que l'hypermétrope est souvent dans ce cas parce que l'image rétinienne grandit plus vite que les cercles de diffusion; il en est de même de l'emmétrope. Nous y reviendrons plus lard en détail à propos de la myopie et de l'hypermétropie,

B. Procédé de Donders. — L'examen ophlhalmoscopique, qu'on ne doit jamais négliger, une fois pratiqué, on sait dans quel état se trouve le fond de l'œil et on en tire souvent des conclusions fort importantes, pour la 'prescription des lunettes, mais cela ne suffit pas. On mène alors le malade devant les échelles typographiques de Snellen, ou autre, suspendues verticalement coiltre un mur de couleur foncée et éclairées soit par la lumière du jour, soit par une lumière artificielle, placée latéralement et renvoyant ses rayons vers le tableau au moyen d'un réflecteur qui doit en même temps cacher la source lumineuse pour le sujet observé. La lumière artificielle est de beaucoup préférable, attendu qu'on peut la graduer à volonté et lui donner toujours une inlensité égale, ce qui n'a pas lieu pour la lumière solaire qui est subordonnée à l'heure du jour et à l'état de l'atmosphère. Il convient donc d'avoir une imilé lumineuse afin de pouvoir établir des rapports exacts entre plusieurs examens successifs. M. Javal, si connu par ses recherches photométriques, a réalisé ce desideratum et fait construire un bec de gaz dont la flamme conserve une intensité égale quelle que soit la pression, à cause d'un petit gazomètre fort simple et trèsingénieux qui règle d'une manière uniforme l'écoulement du gaz. Le robinet porte une aiguille qui se meut sur un

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