DÉTERMINATION PRATIQUE DE L'AMÉTROI'IE
arc de cercle gradué et permet de donner à volonté un éclairage variant depuis 1 bougie métrique jusqu'à 25 bougies.
Quelquefois on examine la réfraction des deux yeux à la fois, lorsqu'il n'y a aucune raison de soupçonner une différence; mais il vaut mieux déterminer l'état de chaque œil en particulier, et voir ensuite si la vision binoculaire est influencée par les verres appropriés à l'état de chaque œil, dans le cas où il y aurait une réfraction différente. Souvent même il convient de corriger exactement l'amétropie de chaque œil quoique la vision binoculaire en soit primitivement gênée, d'autres fois on peut l'éviter et prendre la moyenne si leur réfringence est de même signe, c'est-à-dire si les deux yeux sont myopes ou hypermétropes. Il en sera question à propos de l'anisométropie.
On a généralement l'habitude de commencer l'examen toujours par l'œil gauche ; en agissant ainsi il est plus facile de se rappeler le résullat de l'examen, surtout si on est dérangé avant de l'avoir écrit. On mettra alors devant l'œil droit soit la main droile du malade, légèrement repliée en coquille, de façon à ne pas appuyer sur le globe oculaire, ce qui pourrait troubler un peu la vue de ce côté et donner moins de précision à l'examen subséquent, soit un verre dépoli, ou une rondelle opaque de cuivre ou de carton, si on se sert des lunettes d'essai. Alors on dit au malade de lire à haute voix les lettres du tableau en commençant par les plus grosses et l'on note jusqu'à quel caractère la lecture peut se faire sans difficulté. A ce moment ou met devant l'œil, à la tlistance ordinaire des lunettes, un verre faible n" 42 ou 48 ancien, soit 0",50 ou 0^,75 métrique, concave ou convexe, et l'on observe si la vue est améliorée, si les lettres précédemment lues paraissent plus distinctement ou si la lecture peut avoir lieu pour des lettres plus petites. Le verre qui produit de l'amélioration étant connu,