‹ Traite elementaire d'ophthalmoscopie, d'optométrie et de réfraction oculaire, rédigé conformément au système métrique et avec l'équivalence en pouces de ParisChapitre 68 sur 102 · DE LA SENSIBILITÉ RÉTINIENNE EN GÉNÉIIAL · texte numérisé non relu

DE LA SENSIBILITÉ RÉTINIENNE EN GÉNÉIIAL

malade dans l'obscurité, on lui fait couvrir avec sa main l'œil sur lequel ne porte pas l'examen, puis on l'engage à fixer une bougie, une lampe ou un bec de gaz placé à quelques pieds. S'il dit apercevoir la clarté, on interpose la main entre l'œil et le foyer lumineux et le malade doit immédiatement dire qu'il ne voit plus rien; puis, ôtant la main, on attend sa nouvelle réponse. On répète à plusieurs reprises l'expérience jusqu'à ce qu'on soit parfaitement sûr qu'il distingue la clarté de l'obscurité. On peut encore explorer par le même moyen la sensibilité quantilalive de la perception lumineuse; il suffira, pour cela, d'éloigner la bougie ou de baisser la lumière de la lampe ou du bec de gaz et de voir si le sujet reconnaît ces modifications.

Autrefois, on recherchait avec soin les phosphènes pour constater l'état de la réline. Ce moyen est très-bon et doit être employé conjointement avec celui que nous venons d'indiquer, et surtout lorsque le premier donne un résultat négatif. Tout le monde sait qu'on désigne sous le nom de phosphènes, des lueurs qui apparaissent subitement lorsqu'une partie quelconque du globe oculaire est comprimée. Celte lueur alfecte même la forme de l'objet comprimant,, ou plutôt de la partie comprimée, et se montre dans une direction diamétralement opposée : si on comprime la partie médiane et supérieure du globe, le phosphène parait vers la joue correspondante; si l'on comprime en bas, le phosphène paraît en haut; si la compression se fait en haut et e n dehors, le phosphène se montre en bas et en dedans, etc.

Celte relation invariable entre la position des phosphènes et la partie comprimée, nous fournil un bon moyen de nous assurer du degré de certitude des réponses du malade et de pouvoir les contrôler.

Nous ne nous étendrons pas davantage sur les phosphènes, et nous renvoyons pour leur étude complète au

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