‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 162 sur 331 · II. PIE-MÈRE · texte numérisé non relu

II. PIE-MÈRE

[Lame interne de la mcningine , Ch. ; meninx interior, SœMM.|

Disposition générale. Membrane cellulo-vasculaire , recouvrant le cerveau de toutes parts , s'enfonçant dans ses anfractuosités et se prolongeant dans ses cavités intérieures.

Pie-mère extérieure. Elle tapisse en haut les circonvohi-

(1) La pir-mèrp pt, raraclinoïrle r(iniiics portent le nom de vii'iihiyes.

:J0?. Al'PAHlilL SENSITIF INTERNE,

lions et les anl'iacluosités des liémisplières cérébraux et la face supérieure du corps calleux, recouvre en bas la base du cerveau et la (ace inférieure de la protubérance, disparait sur le commencement de la moelle vertébrale, et se porte au cervelet, qu'elle revêt entièrement en pénétrant dans ses sillons. Sa surface extérieure est adhérente à l'arachnoïde, au niveau (les circonvolutions, et isolée de cette membrane dans les anl'ractuosités. Sa surface intérieure est immédiatement appli- ([uée sur la substance encéphalique.

Pie-mère intérieure. Continue à la précédente, elle pénètre dans les ventricules moyen et latéraux par la grande fente placée entre l'extrémité postérieure du coi-ps calleux et la protubérance, et par deux fentes latérales, et forme :

i° La ioite choroïdicnne, prolongement membraneux, triangulaire, situé dans le troisième ventricule, tapissant la face inférieure de la voûte à trois piliers, placé en bas et au-dessus de la glande pinéale , continu en devant et sur les cotés avec les plexus choroïdes ;

2° Les plexus choroïdes, replis allongés, aplatis, situé» dans les ventricules latéraux, le long des bords de la voûte à trois piliers et des corps frangés, continus en dedans et en avant avec la toile choroïdicnne, terminés à l'extrémité des ventricules, où ils coanuuniquent avec la pie-mère extérieure.

§ m. ARACll.NOlDE.

( Lnme externe de la méningi/ie , Cii. ; mcninx média , Sœmm.1

Disposition générale. Membrane séreuse, f rôs-mince et transparente, placée entre la pic-mère et la dure-mère, ayant la forme d'un sac sans ouverture, tapissant la superlicie de Tcncéphale et la surlace interne de la dure-mère, existant dans les ca\ ités du cerveau et se prolongeant dans le canal vertébral. Sa surface externe est adhérente à la pic-mère, à la duremère, etc. ; l'interne est appliquée sur elle-même et lubritiée par une petite quantit(> de sérosité.

Arachnoïde e.rlérivure. Elle recouvre en haut In convexité des hémisphères sans pénétrer dans les anfrartuosités, ensuite

MKiMHRANliS DE L'EiNCÉPHALE. 303 leur surface iiiterue et le corps calleux, en t'ormant des gaines aux. veines; elle tapisse en arrière les lobes postérieurs du cerveau, la l'ace supérieure de la protubérance, les faces supérieure et inférieure et la circonférence du cervelet; se réflécliit sur les veines des sinus, recouvre en devant les lobes antérieurs du cerveau , passe de l'un à l'autre, en bas, sans pénétrer dans la scissure qui les sépare, et tapisse toute la base du cerveau et la face inférieure de la protubérance, en formant à chacun des nerfs qui en partent, aux artères et aux veines qu'on y rencontre , des enveloppes qui se réfléchissent sur la dure-mère; elle se prolonge en arrière et en bas dans le canal vertébral, autour de la moelle, à laquelle elle est très-peu adhérente; fournit sur les cotés de celle-ci une gaine conique à chacun des nerfs vertébraux ; forme un cul-de-sac à l'extrémité de la moelle, d'où elle réfléchit sur la dure-mère pour tapisser entièrement sa surface interne dans le canal vertébral et dans le crâne.

Arachnoïde intérieure. Très-mince et transparente ; elle ne parait pas avoir de communication avec l'arachnoïde extérieure. Elle tapisse le ventricule moyen, la toile choroïdienne, les plexus choroïdes, les ventricules latéraux et le ventricule du cervelet, où elle s'enfouce par l'aqueduc de Sylvius. Ces cavités contiennent une petite quantité de sérosité.

Il existe aussi une quantité assez considérable du même liquide dans le tissu cellulaire sous-arachnoïdien de la moelle et du cerveau. Ce liquide remplit les espaces libres du canal vertébral et du crâne.

(JllAMLATIONS DES MEMBRANES EiXCÉI'nALIOlES.

( Glandes de Pacchioni. )

Petits corps blanchâtres ou jaunâtres, durs, isolés ou réunis en grappes, d'une nature particulière et inconnue, qu'on rencontre assez abondamment dans le sinus longitudinal supérieur recouverts par sa membrane interne, et eii petit nombre dans le confluent des sinus , dans le sinus droit , dans la pie-mère extérieure, le long de la grande scissure, dans les plexus choroïdes et dans la toile choroïdienne.

MEMBUANE PliOPRE DE LA MdELl.E VEllTÉHRALE.

Distincte de la pie-more, formée par un tissu assez épais, Ibil et résistant, d'un lilanc jaunâtre; répondant par sa surface externe à l'aractinoïde , sans lui être unie , et se continuant latéralement avec le iiévrilème des nerfs vertébraux et le ligament dentelé ; intimement adhérente par sa surface interne à la moelle.

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