‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 161 sur 331 · ENCÉPHALE · texte numérisé non relu

ENCÉPHALE

La protubérance cérébrale est formée par une couche assez, épaisse et consistante, de substance blanche, évidemment composée de fibres transversales ; elle provient des cordons moyens et latéraux qui entourent les faisceaux olivaires et pyramidaux de la moelle épinière, au-dessous desquels ils s'unissent ensemble sur la ligne médiane. Ces cordons moyens partent des corps rhomboïdaux et de la substance blanche du cervelet.

Les tubercules quadrijumeaux , formés de substance médullaire et de substance corticale, naissent principalement do la moelle- épinière et procèdent de ses faisceaux moyens ou olivaires. La substance médullaire qu'ils contiennent se compose des fibres ascendantes obliques de ces derniers et de celles des prolongements supérieurs du cervelet.

OBC-mSATIOÎS DU CERVELET.

Le cervelet est plus mou que les autres parties de l'encéphale. Il est composé par ime couche extérieure mince, de substance grise, qui recouvre les circonvolutions et s'enfonce dans les anfractuosités, et par trois noyaux de substance blanche, dont deux latéraux, allongés, occupant le milieu des hémisphères, envoyant de leur contour des prolongements dans la substance grise , ce qui forme l'arhre de vie, et un moyen formé par des lames blanches qui viennent des prolongements des tubercules quadrijumeaux et de la valvule de Vieussens.

Le cervelet procède des deux faisceaux restiformes qui , de la face postérieure de la moelle allongée, vont contribuer à former les pédoncules cérébelleux. La lame blanche qui recouvre les tubercules quadrijumeaux paraît aussi se rassembler en arrière en deux faisceaux longitudinaux {processus ad testes) unis par la valvule de Vieussens, et appliqués sur la partie supérieure et interne des pédoncules du cervelet. Par leur réunion, ces trois parties paraissent former un tronc commun au milieu duquel on voit une espèce de noyau ovoïde et allongé, circonscrit par une ligne ondulée et jaunAtre, appelé corp.t rhomboïdnl ou dentelé du cervelet (corpus dcntatum sive serratum).

MM'AUIÎIL SKNSrriF INTERNi:.

AHTlCLt; DliUXlKME.

MEMBRANES DE l' ENCÉPHALE.

§ I. DURE-.MÈUE.

[Meninx czlerior, Sœmm.|

( Préparation. On fait sur la voûte du crâne , avec la scie, deux secUons de chaque enté , l'une horizontale et l'autre verticale , tombant l'une sur l'autre , de manière à pouvoir enlever les deux parties latérales , en conservant sur la ligne médiane un arc osseux de huit à dix lignes de largeur. On incise ensuite la dure-mère d'un côté , et on extrait de la boîte du crâne toute la niasse encéphahque ; on peut voir alors la faux de la dure-mère et la tente du cervelet, etc.)

Disposition générale. La dure-mère est une membrane lilireuse, dense, épaisse, blanchâtre, nacrée, occupant l'intérieur du crâne et du canal vertébral, formant l'enveloppe la plus extérieure de l'encéphale, divisée en deux surfaces.

Sctf.\ce EXTÉniEuiiE. A la voûte du crâne, elle est adhérente assez intimement aux sutures et très-légèrement dans leurs intervalles.

2° A la base du crdne, elle s'enfonce dans le trou borgne, embrasse l'apophyse crista-galli , fournit des canaux fibreux aux trous de la lame criblée et aux conduits orbitaires externes, forme aux nerfs optiques une enveloppe dont la lame interne s'épanouit dans le périoste de l'orbite, et dont l'interne se confond avec la sclérotique. Elle est percée par l'artère carolide interne, derrière le trou optique, et tapisse la fosse pitui- (aire, oii elle est séparée de l'arachnoide par le corps du même nom'; elle est divisée en deux lames qui embrassent les sinus (averneux ; elle forme un petit repli sur le bord des apophyses d'Ingrassias, bouche la fente spbénoidale, donne une envelopiie aux nerfs maxillaires supérieur et inférieur, et h l'artère méningée moyenne; forme des conduits particuliers pour les nerfs nioteur commun, pathétique, trijumeaux; est percée sur les ctMés de la gouttière basilaire par tin trou pour le nerf moteur externe; pénètre dans le conduit auditif interne, enveloppe les nerfs glosso-pharyngicn, iineunio-gastriquc et spinal,

MKMBRANES DI5 L'ENCÉPHALE. 29U

et la veine jugulaire interne, au niveau du Irou déthiré postérieur, et envoie un canal fibreux dans le trou condyloidien antérieur.

3" Dans le. canal vertébral, elle est séparée des vertèbres par un tissu cellulaire, graisseux et rougcàtre, excepté en devant, où elle est unie au ligament vertébral postérieur; elle fournit sur les côtés un petit conduit à cliaque nerf vertébral ; elle est fixée à sa terminaison au sacrum et au coccyx par cin(| lilaments ligamenteux.

Surface ixtéiublre. Elle est tapissée dans toute son étendue par l'arachnoïde qui la rend lisse et polie, et donne naissance à trois replis, savoir : la faux du cerveau, la tente et la faux du cervelet.

1° Faux du cerveau. Espèce de lame fibreuse, falsiformc, large eu arrière, étroite en devant, verticale, occupant la grande scissure du cerveau. Bord supérieur. Adhérent au crAne, convexe, répondant à la crête coronale, à la suture sagittale et à la gouttière moyenne de l'occipital. Bord inférieur. Concave, placé au-dessus du corps calleux. Extrémilé antérieure. Fixée à l'apophyse crista-galli. Extrémité jmstérieure. Continue avec la tente du cervelet.

2° Tente du cervelet. Sorte de voûte fibreuse, soutenant les lobes postérieurs du cerveau, en rapport en bas avec le cervelet, unie par sa grande circonférence, qui est convexe , aux bords de la gouttière latérale et au bord supérieur du rocher ; répondant à la protubérance cérébrale par sa petite circouférence, qui est antérieure et forme une ouverture ovalaire et libre, terminée en devant par deux extrémités bifurquées qui se fixent aux apophyses clinoïdes.

3° Faux du cervelet. Petite lame triangulaire, étendue de la protubérance occipitale interne au grand trou occipital, placée entre les hémisphères cérébelleux, continue par sa base avec la tente du cervelet, bifurquée à son sommet.

Orrjanisation de la dure-mère. Cette membrane, de nature '■breuse, loge, dans les diverses parties de son tissu, des canaux vemeux appelés sinus de la dure-mère, tapissés par la membrane interne des veines.

:)00 APPAREIL SKNSITIF IMEUM-.

1» Confluent des sinus (pressoir d'Hérophylc). Cavité assez large, iriéf^ulicie, placée à la réunion des trois replis de la dure-mùre, au-devant de la protubérance occipitale interne, olfrant six ouvertures: en haut, celle du sinus longitudinal supérieur; en bas, celles des sinus occipitaux; en devant, celle du sinus droit; latéralement, celles des sinus latéraux.

•1° Sinus lonrjiiudival supérieur. Long conduit triangulaire, étroit en desant, plus large en arrière, occupant le bord supérieur de la faux du cerveau, commençant au-devant de l'apophyse crista-galU par un cul-de-sac, recevant les veines frontales , celles des os de la voûte du crâne, quelques troncs de celles de la dure-mère , toutes celles de la surface des hémisphères, lesquelles sont garnies d'une petite valvule à leur embouchure.

3° Sinus longitudinal inférieur. Beaucoup plus étroit que le précédent , situé dans le bord intérieur de la faux , depuis son tiers antérieur jusqu'à la tente du cervelet, terminé en arrière par deux branches dans le sinus droit.

4° Sinus droit. Triangulaire, pjus large en arrière qu'en devant, occupant la base de la faux, au-dessus de la tente du cervelet, étendu depuis la terminaison du sinus précédent jusqu'au connuent, recevant le sinus longitudinal inférieur, les veines de Galien et les veines cérébelleuses supérieures.

0° Sinus occipitaux. Assez étroits, jjlacés dans l'épaisseur de la faux du cervelet, sur les cùtés du trou occipital, ouverts à la partie inférieure du conlluent, recevant les veines de la faux et celles de la portion voisine de la dure-mère.

C.o Sinus latéraux. Très-vastes, triangulaires, étendus du connuent au golfe de la \ cine jugulaire, occupant la gouttière latérale de la hase du crâne, recevant quelques veines du cervelet, «les lobes postérieurs du cerveau, de la tente du cervelet et de la caisse du tympan, offrant en devant les orifices des sinus pétrcux .supérieur et inférieur, communiquant par les Irons mastoïdiens et condyloidiens postérieurs avec les vemes occipitales.

7» Simcs coronaire. Très-étroit , placé derrière la çoutlière des nerfs npti(iui'S, au-devani de la lame quadrilatère du sph(-

MElMURANliS DE L'ENCÉPHALE. 301 iioïde, sur le corps pituitairc ; ouvert par ses extrémités dans les sinus caverneux.

8" Sinus caverneux. Très -larges, assez courts, logés dans les gouttières latérales du corps du sphénoïde, entre deux lames de la dure-mère, commençant au-dessous des apophyses clinoïdes postérieures, terminés dans l'espace qui sépare le sommet du rocher de la lame quadrilatère du sphénoïde, ouverts en cet endroit dans les sinus pétreux supérieurs et inférieurs; renfermant l'artère carotide interne et le nerf moteur externe, qui sont séparés du sang par la membrane interne des veines; formés par deux lames, dont une interne tapisse la surface osseuse, et l'autre externe contient dans son épaisseur les nerfs moteur commun , pathétique et ophthalmique ; communiquant l'un avec l'autre au-dessous du corps pituitaire par une petite veine.

9° Sinus pélreuœ supérieurs. TFiangulaires, situés dans une partie de la circonférence de la tente du cervelet, sur le bord supérieur du rocher; étendus des sinus caverneux aux sinus latéraux, dans lesquels ils s'ouvrent.

10° Sinus pétreux inférieurs. Placés entre le bord inférieur du rocher et l'apophyse basilaire, naissant des sinus caverneux en même temps que les précédents, avec lesquels ils communiquent ; ouverts dans les sinus latéraux au niveau du golfe de la veine jugulaire interne.

il" Simcs transverse. Très-large, situé transversalement à la partie supérieure de l'apophyse basilaire, faisant communiquer la réunion des sinus pétreux et caverneux d'un côté avec celle du côté opposé.

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