NERFS CARDIAQUES
Au nombre de trois de chaque côté, ils sont distingués en supérieurs, moyens et inférieurs, et se terminent au plexus turdia(iue.
1° NEIirs CARDIAQUES SUPÉRIEURS.
( Nervi cardiaci supcrficialcs , Scarpa.1
Celui du côté droit est formé par cinq ou six filets qui viennent du ganglion cervical supérieur et se réunissent en un seul tronc Irès-gréle qui descend le long du cou, à côté de la trachée-artère et du corps thyroïde. Ce nerf donne quebpu's filets au plexus pliarynglen, au corps thyroïde, au nerf pneumo- Ma.stii(|iio. Au niveau du ganglion cervical moyen, il donne en 'l'-'lans un (iicit (pii se jette dans le plexus de l'artère IbyroïinlérieiMc, un aiilrc <|ui ronuniM)l(pi(' avec le plexus de
;,08 AI'PAIŒIL NKKYEUX.
la Ijiaiiclie cirvicale du iiltC hypo-glosse , et quelques autres qui vont aux muscles de la région hyoïdienne inférieure. Knsuito, le iierl' cardiaque pénétre dans la poitrine, derrière la veine sous-clavière, et s'associe à des filets du ganglion cervical inférieur et du ucrl' récurrent. Le nerf cardiaque supérieur gauche descend entre les artères carotide jjrimitive et sous-clavière , et se divise près de leur naissance en un grand noinhre de filets qui liassent sur l'aorte iwur s'unir à ceux du nerf cardiaque inférieur.
.MJIU'S CUtUIAIJLKS MOMIN.S.
iNL^rvi cardiaci magni, Scakpa.)
Celui du coté droit, plus volumineuN que les deux autres nerfs cardiaques du même côté, nait en dedans et en avant du ganglion cervical moyen par cinq ou si>; filets, descend en dedans près de l'artère carotide primitive, s'anastomose avec le nerf récurrent et avec le pueumo-gastrique par des filets, marche ensuite sur le côté externe de l'artère bracliio-céplialique, et se termine au plexus cardiaque. Celui du côté gauche reçoit sa branche principale du ganglion cervical inférieur, descend derrière l'artère sous-clavière, reçoit beaucou)! de rameaux du ganglion cervical moyen et se porte derrière la crosse de l'aorle, oii il se termine dans le plexus cardiaque.
3" .NERFS CAP.nUQtKS INFKlUELItS.
l Nervi cardiaci aortte supcrlicialcs , Scvurv.'
Les lilels ([ui forment celui du côt(' droit viennent du ganglion cervical inf.rieur, se dirigent à droite le long du tronc brachio-céphalique, marchi-nt sur le côté antérieur de la crosse de l'aorte jusqu'au plexus cardiaipie antérieur, oii il> se termiiieiil. Du côte gaudie, les nerfs cardiaques moven et infi'rien: sont réunis en un seul tronc.
l'I.KXlS CAimiAQlE.
(Cianglion cardiaque.)
SIliKilio». Derrière la cro-se de l'aorte, près de l'origine de celle arlère. i'.lvmtm'. Depuis la naissance «le larlère brnchio-
SVSTKME .NERVEUX J)Eb GAMiLlOiNS. 3G0 céplialiiiiie jusqu'à la bilurcatioii de railore imlraonaire. Forme. Alloiigi', sinueux, d'un volume inégal. Ramifications. Jl reçoil les nei-ls cardiaques et l'oiirnit en avant, en arrière et en bas, un grand nombre de (ilets.
[" Filets antérieurs. Peu nombreux, ramifiés aux parois de la partie antérieure de l'aorte.
2° Filets postérieurs. Trés-courts, terminés dans le plexus pulmonaire.
3° Filets inférieurs. Ils sont de deux espèces, l" Les uns, réunis en faisceaux, embrassent en arrière le ligament artériel, se contournent sur l'artère pulmonaire gauche, et s'entrelacent avec le plexus pulmonaire en descendant sur le tronc de l'artère; un rameau plus considérable gagne la partie postérieure du cœur et se divise en un grand nombre de filaments trèsténus, qui s'entrelacent autour de l'artère coronaire postérieure, et forment le plexus coronaire postérieur, qui se |iartage en autant de pb-xus secondaires que cette artère a de branches. 2° Une partie des autres filets passe derrière l'artère pulmonaire et gagne le plexus coronaire postérieur; les autres se contournent sur l'aorle, se portent à la partie antérieure de la base du cœur, pour former \q plexus coronaire antérieur, qui accompagne l'artère du même nom.
§111. GANGLIONS THORACJQUES.
Nomlrre. Douze de chaque côté. Sitzcation. Au-devant de la tète de chaque cùte ou dans les espaces inter-costaux, au-dessous de la plèvre. Forme. Oblongs, bordéiformes, d'une consistance assez ferme. Ramifications. Ils communiquent entre eux par des filets de communication, et donnent des filets externes et des filets internes.
1° Filets de communication. Forts et volumineux, n'étant jamais ni multiples, ni ramifiés entre deux ganglions, étendus de la partie inférieure de l'un , ii la partie supérieure de l'autre.
5" Filets externes. Au nombre de deux, (luelquefois de quatre, ou d'un seul pour chaque ganglion; ils marchent en haut ':t en dehors, et après un couri trajet ils s'anastomosent avec
,)7t) AI'PAUlilL NERVEUX.
cliilcurie lies l)nuiclies auliirieuies des nerfs dorsaux au iiio-
iiiciil de leur sorlie des trous de conjugaison.
;i" t'ilcls inierncs. Très-nonibreux , (|U('l(iuos uns forment les nerfs splancliiiiiiues; les autres s'enlrelacenl sur la colonne veiléhrale, ou \onl au plexus pulmonaire. Un d'eux descend sur l'aorte.
NEIU'S srLA.NClLMQi;ES.
Ils sont au nombre de deux de cha(iue coté, distingués en grand et i>elit.
1° Cn\.Nn NEnF SPL,y«CUNl()lE.
( Xervus splanchnicus major, Sœmm. |
Il naît de la partie interne des sixième, septième, liuitième, neuvième et (pielqnefois dixième ganglions thoraciques, par quatre ou cinq racines, qui descendent en dedans sur les ci.lcb de la colonne vertébrale, et s'unissent en un seul tronc au niveau de la onzième vertèbre dorsale. Ce cordon nerveux entreensuite dans l'abdomen, à travers un écartement des libres du diapbragme, un peu au-dessus de la capsule surrénale, et sitermine au ganglion semi-lunaire.
2° l'ETIT NEUF SI'LA,NCIl.Mf,>i;E.
(Nltvus splanchnicus minor, ScEllM.I
Il est formé par deux rameaux qui viennent des dixième cl onzième ganglions (boraciques et se réunissent sur la douzième vertèbre dorsale, en un petit cordon qui pénètre dans l'abdomen et se divise en deux rameaux, dont un s'anastomose avec le grand splancbni(iue, et l'autre se termine au plexus ri'ual.
§ IV. (l.VNGLIONS DE L'.UÎUO.MEN
i:.\.M;i.lOiNS !>E>n-l.L.XAUlKS KT l'I.KXlS SOl-MilK. (Ganglion scmi-lunarc et pkxus solnris, SiKMM.i
tj'répdrdlion. Après avoir ouvert le ventre on renverse le foie en liant '■' A ilruite , on coupe on travers l'épiploon gastro-hépatique , on rcnvor>o l'estomac, en haut cl à gauche, et on soulève l'cxtromité inférieure fi< la rate d'avant en arrière.)
SVSTKMK NKRVIUIX DliS GANGLIONS. .i7 ( Nombre. Un do cliaqnc c.(M6. Situation. Kii partie sur les piliers (lu (liapliragmc, en partie sur l'aorte, au niveau du tronc ((rliaciue , au-dessus et un peu en arrière de la capsule surrénale. Forme. D'un volume plus considérable que tous les autres ganglions, oWongs, sigmoïdes, concaves en liant, convexes en bas. Ramifications. Par leur extrémité supérieure et externe, ils reçoivent les grands nerfs splancliniques ; par l'inférieure, ils communiquent l'un avec l'autre, soit immédiatement, soit par un rameau ou par un faisceau de fdaments. Les deux ganglions semi- lunaires sont entourés d'une multitude d'autres, variables pour le nombre et le volume, qui communiquent avec les premiers et avec eux-mêmes d'une manière très-variée , par de courts fdets qui s'échappent de tous les points de leur périphérie, et laissent entre eux des aréoles plus ou moins larges et irrégulières.
Cet entrelacement nerveux de ganglions et de fdaments porte le nom de plexus solaire. Il est couché sur la colonne vertébrale, l'aorte, les piliers du diaphragme, et caché par l'estomac en devant, le foie et le diaphragme en haut, le pancréas en bas; il reçoit quelques rameaux du pneumo-gastrique et fournil un grand nombre de rameaux qui accompagnent toutes les divisions de l'aorte en formant des plexus secondaires.
1° Ple.rus soiis-diaphraqmatiques. Venant de la partie supérieure du plexus solaire; comi>osés par un petit nombre de lilets, qui accompagnent les artères diaphragmatiques inférieures.
2" Plexus cœliaque. C'est un prolong(>ment de la partie inférieure du plexus solaire. Ce plexus reçoit des lilets des nerfs phréniqucs et pneumo-gastriques, et se divise en trois autres <|ui accompagnent les artères coronaire stomachique, hépatique Pt splénique.
^ Plexus coronaire stomachique. Il entoure et accompagne l'artère du même nom, dans sou trajet le long de la petite courbure de l'estomac, et se distribue à ses tuniques en comnnnn.piant avec des (ilets du pneumo-gastrique. flerus liépaliqnr. Très-considé.rahle, compos;. pa,. un grand
•j;.; APPAl\i:)L NKKVKUX.
iioinl)ie (In filets iieiv(Mi\ (iiii ombrassent l'arU-re liépatiquc et lu veine porte en iiianicre de gaine, et accoinpagiieiil les; branches (les vaisseaux dans la substance du l'oie, il donne aussi des filets aux conduits clioK'dotiue et lu-patifiue , à la v(isicule du fiel, au duodénum, à la grande courbure de l'estomac et au grand ('piploon.
Plexus spléniquc. l'ormé par un petit nombre de filets (pii embrassent l'artère spl(;niqne et suivent ses branches dans la substance de la rate. Il fournit des filets au pancréas, d'autres qui accompagnent l'artère gastro-épiploïque gauche et vont à la partie gauche de l'estomac et du grand épiploon.
3° Plexus mésentérique supt-rieur. 11 \ient de l'artère aorte, descend avec l'artère mésentérique supérieure entre le pancréas et le duodénum, s'engage entre les deux lames du mésentère, et forme un réseau dont les mailles embrassent les ganglions lympbati(iues et suivent tous les rameaux de l'artère. Ce plexus envoie des fdaments au pancréas, au duodénum, au colon lombaire droit et au cœcum.
4° Plexus mésentcrique inférieur. Il se continue de l'aorte sur l'artère mésentérique inférieure, autour de l'origine de laquelle il forme une gaine étroite. "Vers la marge du bassin, ce plexus donne une portion interne qui entoure l'artère iliaque primitive et envoie quelques rameaux le long de l'iliaque externe et (le l'bypogastrique; ensuite le plexus accompagne l'artère mésentérique et ses branches jusque dans le mésentère.
50 Plexus rénaux ou émulgcnts. Fournis en même temps par le plexus solaire et le petit nerf splancbnique , contenant quelquefois plusieurs petits ganglions; ils accompagnent l'artère et la veine rénales et leurs branches dans la substance dn rein. QueUjues filets suivent l'artère capsulaire.
(•)■> Plexus spermalique^. Venant des plexus rénaux; formés par un petit nombre de rameaux qui suivent les artèn^s spermati(iues jusqu'au testicule chez l'homme, et jusqu'à l'o- \ air(' et à la tronqio de l^•^llopc chez la femme.
r. wr.i.nxs i.!>Mn\nu'.s.
Aonilirr. cinq de cbacpu' cott-, quelquefois deux ou trois.