‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 185 sur 331 · GANGLIONS SACRÉS · texte numérisé non relu

GANGLIONS SACRÉS

Nombre. Trois ou quatre de cbaque crtté. Situation. Sur les cotes de la face antérieure du sacrum, sous le péritoine. Forme. Tris-variables Ramifications. Ils communiquent entre eux par des filets plus ou moins longs, et donnent des tîlets externes et internes et des filets antérieurs qui concourent à former le plexus hypogastrique.

1° Filets externes. Nombreux et assez gros, ils s'anastomosent avec les brandies antérieures des nerfs sacrés.

2" Fiîets internes. Ceux d'un côté s'anastomosent avec ceu>; du ctté opposé, sur le milieu du sacrum.

3° Plexus hijpogastrique. Composé par plusieurs filets des nerfs vésicaux, utérins, vaginaux et brmorrlioïdaux, par la fin des plexus mésenténqnc inférieur et aortique, par un grand nombre de filets antérieurs des ganglions sacrés. Ce plexus distribue ses ramifications au rectum, aux vésicules séminales, il la vessie, à l'utérus, au vagin, à l'anus, avec les artères qui \ont à ces organes. Le dernier ganglion donne des filets qui s'anastomosent par arcade, sur la partie inférieure du sai ruiii. avec ceux du C(Mé opposé.

DKUXIÈMK CLASSE,

APPAnKil.S l)K LA VIK UE NUTRITION.

PREMIER ORDRE

Al' PAREIL DIGESTIF

ARTICLE PREMIER

DES P.VnTIES CONSTITU.VNTES DE l'APP.VREIL DIGESTIF EN CÉ.NÉnAL.

L'appareil iligcstif est composé par des menibraiios imiqneiises, miisciilaiios of soreuscs. D'après la marche que nous avons adoptée, nous (h'crirons plus loin , en particulier, cliacuno (le CCS parties en traitant de la structure des différents organes digestifs. Nous ferons connaître ici, d'une manière générale, très-succincte, les systèmes muqueux , musculaire de la vie nutritive et séreux, ah traction faite des organes digestifs, respiratoires, circulatoires, sécrétoires, etc., dont ils font partie.

§ 1. DES SIEMUnANES MUQUEUSES EN GÉXF.HAl. , OU DU SYSTÈME MUQUEUX.

On donne le nom de muqueuses aux memhranes d'un hlam rosé qui, faisant suite à la peau, tapissent toutes les c^niles ouvertes ii l'extérieur du corps, cl forment ainsi une sorte de léguincnl inicrne. l'.llcs sont divisées en deux parties, l'une qui revél l'inlcrieur îles appareils digestif et respiratoire dans toutes leurs ilivisinns, même les plus ténues, on muqueuse

MKMJiH.MNKS MUQUEUSES. 375

(jastro- pulmonaire; l'autre qui tapisse les organes de la génération et de la sécrétion de l'urine, ou muqueuse génilourinaire.

La forme des membranes muqueuses est celle des organes qu'elles recouvrent. Ces membranes forment, dans plusieurs paities, des plis plus ou moins considérables, qui constituent, dans les intestins, de véritables valvules appelées conniventes.

La surface interne de ces membranes est libre, lisse, molle, •continuellement humectée par un liquide diaphane et visqueux, appelé mucus. Elle présente de petites saillies ou inégalités appelées villosités, papilles, et de petits enfoncements qui sont formés par les follicules muqueux. Les papilles sont de peti es éminences coniques qu'on remarque surtout à la surface de la langue, du gland, du clitoris, et à un petit nomhre d'autres parties. Les villosités sont de petites saillies foliacées, qui donnent, par leur agglomération, l'apparence du ■ velours à la membrane muqueuse. Elles appartiennent peutêtre exclusivement à la muqueuse gastro-intestinale.

La surface externe est très-intimeracnt unie à une couche assez dense de tissu cellulaire, qu'on a souvent nommée, mais très-improprement, tunique nerveuse.

Orcjnnisation. Elle n'est pas la même dans toutes les parlies de ce système. En général, elle olfrc de l'analogie avec celle de la peau. Cependant les membranes muqueuses n'ont jMjint de corps réticulaire. Les deux couches qui les composent, du moins dans une partie de leur trajet, correspondent an chorion et ii l'épiderme. Cette dernière membrane, qui prend ici le nom d'épilhelium, n'est appréciable que depuis la bouche jusqu'à la lin de l'cnsopbage, et depuis la vulve jusqn'au col utérin, l^artout ailleurs les membranes muqueuses sont formées par une seule couche , espèce de chorion ou de derme, mou, spongieux , très-mince et très-vasculaire , contenant beaucoup de nerfs qui , dans les endroits où existent des l'i'pilles, se réunissent à des capillaires sanguins, pour les former. Les villosités sont composées de capillaires sanguins et lymphatiques, fré(iuemment anastomosés entre eux.

Les membranes umcpieuses contiennent dans leur tissu de

;j7c, Al'l'AUKIL OIGKSTII".

petites glandes, appelées rjlandes mucipares, foWculi'S mu- (jueti.x, (pii sont l'oiniées, comme celles de la peau, par une dépression de la inenil)iane, et <iui rei résentent de très-petits kystes, à col l'oi t étioil, ouverts à la surface lihre de la luemhrane, par un oiilice inriindibulil'orinc.

Propriétés vitales et fonct ions. Les membranes muqueuses sont généralement sensibles; mais cette sensibilité varie dans k's différentes parties de leur trajet. Très-vive à leur origine, près des ouvertures extérieures, elle va en diminuant, à mesure qu'on s'éloigne de la péripbérie, et devient obscure daus les organes intérieurs. Les membranes muqueuses ont des fonctions communes et des fonctions spéciales : les premières consistent à être le siège de diverses absorptions , et de sécrétions séreuses et muqueuses; les secondes de concourir aux fonctions propres aux organes dont elles font parties, à la digestion dans l'estomac, à la respiration dans les poumoins, etc.

§ II. DES JIUSCLES INTÉRIEURS E\ GÉNÉRAL, OV UC SYSTÈME MUSCULAIRE DE LA ME NUTRITIVE.

Ce système comprend le cœur et les plans de fibres musculaires qui doublent les téguments internes et leurs prolongements broncliiques , génitaux et urinaires. Le volume et la forme de ces parties dépendent du volume et de la forme des organes creux qu'elles concourent à former. Elles repré.sentent des couches plus ou moins épaisses, d'une forme en général circulaire.

Les libres qui conqiosent ce système sont pâles c-t grisâtres, tantôt entre-croisées et tanl6t juxta-posées, et réunies en faisceaux aplatis. La plupart de celles qui composent le canal digestif sont transversales. Ce|)endant l'œsophage et le gros intestin ont des faisceaux longiludinaux. Les nuiscles intérieurs ont peu de tissu cellulaire; leurs vaisseaux sont plus nombreux (pie ceux des muscles volontaires. Leurs nerfs viennent du pneumo-gaslrl(iU(' ol du système ganglionaire.

La .sensibililé de ces muscles est Irès-obsrure , leur moliiitc n'est iioint soumise à l'enqiire de la volonté; elle est pro\o- «juée par certains stinmianis spéciaux , savoir : le chyme, b'

SVSTÈMI': MUSCULAIRE INTÉRIEUR. 377 chyle, les matières fécales, pour le canal digestif, le sang pour le cœur, l'uriue pour la vessie, etc. Elle est mise encore en jeu par une foule d'iniluences morales et de causes pathologiques.

§ III. DES MEJIliRANES SEREUSES E\ GÉNÉRAL, OU DU SVSTÈIIE SÉREUX.

Les membranes séreuses sont très-minces , transparentes et extensibles. Elles ont la forme d'un sac sans ouverture et représentent assez bien ces bonnets reployés sur eux-mêmes, dont la tête est enveloppée pendant la nuit. Elles ont deux surfaces : une extérieure adhérente aux parties voisines d'une manière plus ou moins intime, suivant les parties qu'on examine, et l'autre intérieure, libre, parfaitement lisse, contiguè à elle-même, luisante et lubrifiée par un liquide analogue an sérum du sang; de là le nom de membrane séreuse. Les membranes qui composent ce système sont le péritoine , l'arachnoïde, les plèvres, le péricarde, la tunique vaginale; elles sont formées par un feuillet unique, qui paraît être constitué par un tissu cellulaire spécial, dont la texture est très-serrée.

La sensibilité du système séreux est nulle dans l'état de santé. Ce système a pour fonctions d'isoler les uns des autres les organes qu'elles tapissent, et entre lesquels leur cavité se trouve interposée; et de plus de faciliter, par la sérosité que contient la cavité des membranes séreuses, les divers mouvements de dilatation, d'affaissement, de glissement, etc., qu'exécutent les divers organes revêtus par ces membranes.

ARTICLE DEUXIÈME

Page 1