DES ARTÈRES EN GÉNÉRAL, OU DU SYSTÈME ARTÉRIEL
Les artères sont les vaisseaux qui portent le sang du cœu)' aux organes.
Disposition générale. La réunion des artères représente deux arbres, ayant chacun un tronc particulier (jui part des ventricules du cœur : l'un général, contenant le sang rouge; l'autre pulmonaire, renfermant le sang noir.
Les artères, après leur origine, se divisent et se subdivisent successivement (une vingtaine de fois, suivant llaller et Bichat), et se terminent dans le système capillaire, où elles se continuent avec les radicules des veines. 1^ Formes. La forme des artères est cylindrique; leur diamè- ^tre, inférieur à celui des veines, décroît à mesure qu'elles s'éloignent du cœur. Les artères sont beaucoup moins nom- ■ breuses que les veines. Leur trajet entre les organes ou dans leur tissu est assez droit pour les gros troncs; mais il est llexueux pour les branches et les rameaux secondaires. Les artères s'anastomosent assez souvent entre elles, moins fréquemment cependant que les autres vaisseaux.
Leur surface externe est entourée d'une gaine qui lui est assez lâchement unie , et (|ui est formée par la condensation du tissu cellulaire environnant. Leur surface interne est lisse. A l'origine des deux gros troncs artériels, elle pressente des valvules, ((ui sont les seules de ce système.
Striicdcre. Les artères sont composées de trois mendjranes cylin(lri(|ues superposées :
1" L'exlernc, plus lilclie, plus cxlensiblo et (ilus rés'slanic que les autres, est formée par le (issu cellidaire, et olïro une
402 AI'PAUKIL CIHCULATOJIU:.
texture |)lus sence, du cote (jui lépoiid a la lueiiibiaiie li-
breuse ;
2° La moyenne ou Jibreuse est la tunique propre des artères. Elle est jaune, trùs-claslique , analogue aux ligaments jaunes dos veilèbros. Elle se compose de libres à peu près circulaires, fermes, très-élastiques dans le sens de leur longueur qui répond à la circonférence des artères.
3" La membrane inlerne ou commune est blanchâtre, transparente, assez mince, très-fragile, sans libres apparentes, lisse et polie à sa face interne, adhérente par l'externe à la tunique fibreuse. Elle se continue dans les cavités du cwur, et est plus épaisse dans les artères à sang rouge, que dans celles a sang noir. A l'entrée des ventricules, elle forme trois replis, nommes valvules sigmoïdes ou semi-lunaires , qui ont pour but de s'opposer au retour du sang de l'artère dans le ventricule.
VilalUé. La sensibilité des artères est très-obscure; lem conlractilitc, niée par plusieurs aiiatomistcs, est aujourd'lnn généralement admise. Elle est mise en évidence par les battements artériels ou pulsations; phénomène qui résulte nonseidement de l'impulsion du cœur, mais encore de l'expansion et du resserrement de leurs parois.
Fondions. Les artères distribuent le sang dans toutes lc~ parties du corps; ce Iluide est mu dans ces vaisseaux d un mon- \ emenl [lar jets et par saccades isochrones aux contractions <1'