‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 190 sur 331 · II. 0UC.\MS.\T10N · texte numérisé non relu

II. 0UC.\MS.\T10N

Les poumons sont recouverts à l'extérieur par les plèvres , et formes par un assemblage des innombrables ramifications des broiiclies, de l'artère et des veines pulmonaires, réunies entre elles par du tissu cellulaire, et parsemées de vaisseaux lymphatiiiues et de nerfs.

1" l'I.iiVlSES.

iPleurœ.l

Les plèvres sont deux membranes séreuses, minces, transparentes, ayant la forme d'un sac sans ouverture.

Trajet. Elles tapissent la face interne des cotes, de leur.cartilages , des muscles inter-costaux et la face supérieure du diaphragme de chaque cavité pectorale; elles se portent ensuite sur les parties latérales du corps des vertèbres , s'avancent et se rapprochent l'une de l'autre en laissant entre elles un espace triangulaire et étroit, appelé médiastin postérieur, dans lequel sont logés l'artère aorte, l'œsophage, la veine azygos, le canal tboracique, la partie inférieure de la tracbée-artère , l'origine des bronches et w\ grand nombre de ganglions lymphatiques. Plus loin, les plèvres recouvrent les cùtés du i)ericarde dans une petite étendue et se portent sur la partie i>ostérieure des vaisseaux pulmonaires et des poumons: alors elles tapissent successivement le bord postérieur de ces organes, leur face convexe, leur bord antérieur, leur face plane et la partie antérieure des vaisseaux pulmonaires ; elles recouvrent ensuite le reste des ciUés du péricarde, au-devant duquel elles sont rapprochées. Elles s'éloignent alors de nouveau, et gagnent la face postérieure du sternum en interceptant lui espace nomme mi'diastin antcricur; k^piel représente une espi-ce d A, et loge le thymus supérieurement.

Siir/dcc e.rlenir dc.t plèvre.'^. .Adhérente assez solidement iui\ parois pectorales, et d'une manière beaucoup plus intime

POUMONS. 397 a la siirfaco des poumons. Surface interne Lisse, polie, sans cesse mouillée par la sérosité, libre et contiguë avec elle-même.

2" TRACm';i>AUTKRE ET riDONCnES.

(Aspera-arteria et broncliia.)

Sitiio/ion de la trachée-artère. Au-devant de la colonne vertébrale, depuis la partie inférieure du larynx jusqu'au niveau de la seconde ou de la troisième vertèbre du dos.

Figtcre. Celle d'un tuyau cylindroïde, aplati en arrière, de iiuit à dix lignes de diamètre environ.

Rapport. En devant et de liant en bas , avec le corps thyroïde, les veines thyroïdiennes inférieures, les muscles sternobyoïdiens et sterno-thyroïdiens , le thymus, la veine sous-clavicre gauche, l'artère brachio-céphalique et la crosse de l'aorte; en arrière, avec l'œsophage, et un peu à droite avec le corps des vertèbres; sur les côtés, avec les artères carotides primitives, les veines jugulaires internes, les nerfs pneumo-gastriques et le nerf grand sympathique.

Extrémité supérieure. Elle est unie par une substance fibreuse au bord inférieur du cartilage cricoïde.

Extrémité inférieure. Elle se bifurque, donne naissance à deux autres conduits plus petits, nommés les bronches, qui s'écartent l'un et l'autre à angle presque droit , et pénètrent dans le poumon correspondant, à la hauteur de la quatrième vertèbre du dos. Parvenues dans les poumons, les bronches se divisent chacune en deux branches, qui se bifurquent bientôt ellesmêmes, et se subdivisent en rameaux de plus en plus décroissants qui se comportent à la manière des artères.

Orcjanisation. La trachée-artère et les bronches sont formées par des cerceaux fd)ro-cartilagineux, des membranes, des ganglions lymphatiques, des vaisseaux et des nerfs.

CEncEAux FiBiio-cAiiTrLAGiNEijx. Nombre. De seize à vingt à la trachée-artère. Forme. Celle d'anneaux élastiques, incomplets, interrompus dans leur tiers postérieur, placés horizontalement les uns au-dessous des autres, séparés par dos intervalles étroits, divisés en deux faces et deux bords. Face

398 AIM'AUKIL HKSl'mATOIIU:.

externe, lùi rapport avec une membrane fibreuse. J'ace interne. Couverte par une membrane mu(pieuse. Bords. Donnant altadie à la menil)rane fibreuse. Dans les broncbes, les eerceaux, d'abord plus minces et plus petits, deviennent de plus en plus irréguliers, et (inissent par disparaître dans les dernières ramilicalions de ces conduits.

MusiDiiANE FHiui;i;.sK. Elle s'étend depuis le cartilage cricoïde jusqu'aux dernières divisions des bronches; en arrière, elle est aplatie et forme seule la trachée-artère ; dans les autres parties de ce canal elle est interrompue par les cerceaux fibro-cartilagineuv.

Surface externe. Parsemée en arrière de petits follicules muqueuK rougeâtres, nommés glandes trachéales.

Surface inlerne. Contiguc en devant à la membrane muqueuse trachéale, et en arrière à une couche de fibres musculeuses, transversales, attachées aux extrémités des cerceaux.

MEumn.ViXE muqceuse. ftlince, rougeàtre, plissée sur sa longueur en arrière, continue avec celle du larynx, étendue jusqu'aux extrémités des ramifications bronchiques, en contact en dehors avec les cerceaux fibro-cartilagineux et la membrane fibreuse , percée en dedans par les orifices excréteurs de ses follicules muqueux.

GANGLiOiXS LYMPHATIQUES DES BUONCHES {glaudes broncfiiqites) Situation. Au-devant de la bifurcation de la trachée, autour des bronciies et même dans les poumons. Forme. Ovoïdes, arrondis, lobulaires, etc. Couleur. Noirs ou d'un brun obscur. Organisation. Tissu peu consistant, facile à écraser.

Les vaisseaux de la trachée-artère viennent des thyroïdiens supérieurs et infi-rieurs; ses uerfs, des pneumo-gastriquos. Les artères des bronches naissent de l'aorte, et ses nerfs des plexus pulmonaires.

3" PAHENCnWIE nr.S POIMOXS.

Le tissu jiropre des poumons parait formé en dernière analy.se par dos lobules extrêmement petits, dans les<pu'ls viennent se rendre les dernières ramilicalions des bronches, de l'artère et des veines jiulmonaires. t'es lobules, réunis enirr

THYMUS. 399 eux par le tissu cellulaire, forment des lobes de plus en plus volumineux, dont l'ensemble constitue la masse dos poumons.

THYMUS.

Situation. A la partie supérieure du médiastin antérieur. Volume. Étendu chez le l'œtus depuis le corps tiiyroïde jus- (ju'auprès du diaphragme; atrophié et très-étroit chez l'adulte. Figure. Oblong, bilobé, glandiforme, mollasse, aplati d'avant en arrière, bifurqué à ses deux extrémités. Rapports. En arrière, avec la trachée-artère, les veines lliyroïdiennes inférieures, la veine sous-clavière gauche, la veine cave supérieure, la crosse de l'aorte et le péricarde; eu devant, avec le sternum et la partie inférieure des muscles sterno-hyoïdiens et sterno-thyroïdiens.

Structure. Le parenchyme du thymus est mou , jaunâtre ou l)lanchàtre, recouvert par une capsule celluleuse, qui envoie des prolongements dans sou intérieur et le divise en lobules d'un volume inégal, qui contiennent ichacun plusieurs vésicules remplies d'un liquide laiteux et paraissant communi- (|uer entre elles.

TROISIÈAIE ORDRE.

11 se compose du cœur et de son enveloppe , des artères , des veines et des vaisseaux lymphatiques. Nous les décrirons successivement sous les points de vue de leur anatomie générale et de leur anatomie descriptive.

ARTICLE PREMIER

APPAUEIL CinCULATOIHE EN GliNÉllAL.

Cet appareil est formé :

i» Par un organe central, agent actif et essentiel de la circulation; c'est le cœur. Son anatomie générale se Irouve dans l'article consacré au système musculaire de la vie luilritive (P- ;i7G);

400 Ain'ARlilL ClKCULATOlKi:.

2" Par le syilème vasculaire, ensemble de tubes membraneux, nommés vaisseaux, qui présentent, par la manière dont ils sont réunis les uns au\ autres, une forme arborisée, et qui ont pour fonction de contenir les liquides destinés à la nutrition et aux sécrétions.

Division. Trois ordres de vaisseaux composent le système vasculaire. Deux charrient le sang, ce sont les artères et les veines. Les vaisseaux du troisième ordre sont appelés lymphatiques; ils sont parcourus par la lymphe et le cbyle , Uuides blancs, dont le premier se trouve dans tous les organes, et dont l'autre, produit de la digestion, est absorbé dans la cavité des intestins.

Forme. Le système vasculaire représente un appareil continu qu'on appelle circulatoire, par la raison que les liquides qui le parcourent forment une espèce de cercle, en revenant, daii= leur trajet, au point d'où ils étaient partis.

Le cœur est le point de réunion des gros tronc-s vasculaires. En s'éloignant de cet organe , ces troncs se divisent successivement en branches, rameaux, et ramuscules de plus en plus décroissants, et forment, dans leurs dernières ramifications répandues dans tous les organes, ce qu'on appelle les vaisseaux capillaii-es ; nom qui vient de capilli (cheveux), qu'on leur a appliqué, pour donner une idée de leur ténuité. .\près s'être partagés en un grand nombre de ramifications, les vaisseaux communiquent souvent entre eux , soit en envoyant de l'un à l'autre un rameau intermédiaire, soit en s'aboucliant pour n<' former qu'un seul tronc. Cette union de deux vaisseaux porte le nom iVanaslomose, particularité anatomique qui a pour but de faciliter la circulation.

Surfaces. [,a surface externe des vaisseaux est unie aux parties voisines par du tissu cellulaire. Leur cavité est lisse et en contact avec le li(piide qui les parcourt.

Slruc/ure. Les parois des vaisseaux sont composées de plusieurs nu'nibranes superposées et cylindriques, qui difTiTent suivant l'espèce de vaisseaux qu'on examine. Klles reçoivent des vais.seaux sanguins et lyniphali(pies, appelés par les anatoniisles vnsa l a.wrum, ainsi que des nerf.< qui forment des es-

ARTÈRES. ^01 pùces de réseaux à leur surface, et vieuiient la plupart du nerf trisplanclinique.

Nous allons décrire en général chacune des quatre espèces de vaisseaux : les artères, les \aisseaux capillaires, les veines, et les vaisseaux lymphatiques.

PREMIÈRE SECTION

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