VEINES
[Préparation. En général , on étudie les -reines sans les injecter; pour les disséquer, on suit la direction des artères correspondantes ; lorsqne cependant on croit ks injections nécessaires , on emploie la même matUTo que pour les artères ; mais le procédé direrc beaucoup : on ne peut les injecter que partiellement. En ploçant le tube de bas en haut dans la partie supérieure de la veine basilique , on injecte les veines cérébrales et tlioraciques , In veine cave inférieure et ses branches, les iliaques et I hypogastrique : on fait pénétrer la matière injectée dans les veines du dos de la main , de l avant-bras et du bras, en la poussant avec deux tubes par les rameaux inférieurs des veines cubitale et radiale ; on injecte les membres abdominaux par les rameaux in erieurs des deux saphèncs.)
VEIINES.
§ I. VEIMES PULMONAIRES.
Elles naissent dans le tissu des poumons , des dernières extrémités de l'artère pulmonaire, par des radicules, qui forment, en se réunissant, des rameaux et des branches , successivement plus volumineuses et toujours accompagnées par les ramifications des bronches et de l'artère pulmonaire. Ces branches finissent par se rassembler en quatre troncs , deux pour chaque poumon, qui sortent par le milieu de la face interne de de cet organe , au-dessous des bronches , pénètrent dans le péricarde et s'ouvrent à la partie postérieure de l'oreillette gauche.
§ II. VEINES QUI CONCOURENT A LA FORMATION DE LA VEINE CAVE SUPÉRIEURE OU TIIORACIQUE.
1" Veines qui donne7it naissance à la veine jugulaire externe.
Veine maxillaire interne. Les veines qui la composent par leur réunion, sont exactement semblables, en nombre et en distribution, aux branches de l'artère maxillaire interne, qu'elles accompagnent partout, excepté dans la dure-mère, où l'artère méningée moyenne n'a point de veine correspondante. La branche sphéuo-palatine de la veine maxillaire interne la fait communiquer avec les sinus de la base du crâne. L'on donne le nom de veinei émissaires de Santorini aux petits rameaux qui, comme tous ceux du môme ordre, établissent cette communication. Sur les côtés du pharynx , les racines des veines maxillaire interne , faciale, pharyngienne, s'anastomosent plusieurs fois entre elles, et forment le plexus veineux pharyngien. Derrière le col du condyle de la mâchoire inférieure, la veine maxillaire interne se réunit à la veine temporale superlicielle.
Veine temporale superficielle. Elle naît par autant de branches que l'artère correspondante, descend au-devant de l'oreille et se joint à la veine précédente
Le tronc qui en résulte s'enfonce dans la iiarolide, et donne
48'i Al'PAREIL CIRCULATOIRE.
en dedans une brandie grosse et courte , qui va s'ouvrir dans la veine jugulaire interne, au-dessous de la glande; il rmnl la veine auriculaire postérieure et prend le nom de veine jugulaire externe.
VEINE JUCCLAIRE EXTERNE.
Elle descend presque verticalement le long de la partie latérale et antérieure du cou , placée entre les muscles sternomastoidien et peaucier ; près du bord externe du premier de ces muscles, à la partie inférieure du cou, elle s'ouvre dans la partie supérieure de la veine sous-clavière, un peu en dehors de la veine jugulaire interne. Dans son trajet, la jugulaire externe reçoit les veines cervicales cutanées et trachélo scapulaires. Les premières sont peu nombreuses et viennent des muscles et des téguments de la région postérieure du cou. Les secondes, plus inférieures, naissent des muscles de l'épaule et suivent les divisions des artères scapulaires supérieure et postérieure. Près de sa terminaison et en dedans, la jugulaire externe reçoit d'autres veines, qui suivent h clavicule, et forment , au-dessus de l'extrémité supérieure du sternum , par leurs anastomoses, soit entre elles, soit avec ceUes du cùtc opposé , un plexus veineux , qui est augmenté par quatre ou cinq veines assez grosses , dont les racines sont dans les muscles de la région hyoïdienne supérieure.
2" Veines qui donnent naissance à la veine jugulaire interne.
Veines cérébrales supérieures. Elles naissent par un grand nond)re de radicules très-ténus , dans la substance de la convexité des hémisphères cérébraux , marchent, en grossissant, dans leurs anfractuosités, et se dirigent vers la grande scissure du cerveau. Là, elles reçoivent les veines de la face plane des hémisphères ; elles abandonnent ensuite le cerveau , et s'ouvrent dans les parties latérales et inférieure du sinus longitudinal supérieur.
Veine du corps strié. Elle a ses racines dans le cori>s strié : elle se porte on arrière et en dehors dans la rainure qui sépare
VEINIiS. '185 le corps strié de la couche optique, recouvert par la bandelette demi-circulaire. Elle se joint ensuite à la veine c/ioroïdienne , dont les racines se trouvent dans la toile du môme nom et les plexus choroïdes, et donne ainsi naissance à deux troncs, l'un droit, l'autre gauche, appelés veines de Galien.
Veines de Galien. Elles se dirigent horizontalement en arrière dans la toile choroïdienne : logées dans le canal que forme la pie-mère en entrant dans le ventricule moyen , elles sortent de cette cavité sous la partie postérieure du corps calleux , et s'ouvrent dans l'extrémité antérieure du sinus droit de la duremère, en s'entre-croisant.
Veines cérébelleuses supérieures. Elles naissent de toute la surface supérieure du cervelet, forment deux ou trois troncs, qui montent en avant le long de l'éminence vermiculaire supérieure , et s'introduisent dans le sinus droit , vers sa partie moyenne.
■ Veines cérébelleuses inférieures. Au nombre de deux ou trois de chaque côté ; elles naissent de la face inférieure du cervelet et remontent verticalement pour s'ouvrir dans les sinus latéraux.
Veines cérébrales latérales et inférieures. Au nombre de trois ou quatre de chaque côté; elles ont leurs racines à la base et sur les côtés du cerveau; elles abandonnent cet organe, enveloppées par des gaines de l'arachnoïde ; se portent obliquement en avant et en dehors, et s'ouvrent dans la partie supérieure des sinus latéraux , derrière la base du rocher.
Veine ophthaLmique. Ses branches, nées de toutes les parties constituantes de l'œil, sont absolument semblables, en nombre et en distribution, aux branches de l'artère ophthalmiqne, excepté cependant que , dans la choroïde , les racines des veines ciliaires composent une couche distincte de celles des artères , et forment de nombreuses anastomoses , appelées vasa vorticosa. La veine ophtlialmique sort de l'orbite par la partie interne de la fente sphénoïdalc et s'ouvre dans les sinus caverneux.
Les sinus de la dure-mère se terminent, par le moyen des sinns latéraux, an Iron déchiré [tostérieur ; endroit où com-
48C AI'PARlilL CIRCULATOIRE,
menée la veine jugulaire interne, par une ampoule, appelée golfe de la veine jugulaire, logée dans la fosse du même nom. De là, la veine jlgulaihe interne descend un peu en avant avec l'artère carotide interne, couverte par l'apophyse styloïde et par les muscles qui s'y attachent; elle communique par une grosse branche avec la veine jugulaire interne, et avant de parvenir au niveau de la partie supérieure du larynx elle reçoit la veine faciale.
Veine faciale. Elle naît sur le sommet du front par un grand nombie de racines , qui se rassemblent ' en une assez grosse branche , qui descend verticalement sur le milieu du front et s'appelle veine frontale ou préparale. Celle-ci , sur les côtés de la racine du nez, prend le nom de veine angulaire, et reçoit Ijps veines palpébrales et sourciUères. Ainsi formée, la veine faciale descend en dehors sur les côtés de la face, et reçoit les veines dorsales du nez, coronaires supérieure et inférieure , ainsi que les veines buccales et massétérines. Elle gagne ensuite la base de la mâchoire, se porte obliquement en bas, en arrière et en dehors, est augmentée par les veines ranine, sous-mentale, et palatine inférieure, et s'ouvre dans la jugulaire interne.
Après avoir reçu la veine faciale , la jugulaire interne reçoit les veines linguale et pharyngienne.
Veine linguale. Ses racines viennent principalement d'un réseau veineux, situé vers la base de la langue, sous la membrane muqueuse, ainsi que du tissu de la langue, de la glande sublinguale, du génio-glosse ; elle se porte horizontalement en arrière et en dehors, et se joint souvent à la veine pharyngienne avant d'arriver à la jugulaire interne.
Veine pharyngienne. Elle est formée par le plexus veineux pharyngien, et s'ouvre, soit isolément, soit avec la précédente, dans la jugulaire interne.
Au niveau du bord supérieur du larynx, la jugulaire interne reçoit : 1» la veine thyroïdienne stipc'rieurc , laquelle naît dans le corps lh)roid(' par un grand nombre de rameaux, qui se comportent connue ceux de l arlèro du niiVuic nom, rcçoil l.i veine laryngée, et .se divise en deux branches avant do par-
VEINES. 'iS/venir à la jugulaire; 2° la veine occipitale, dont la disposition est entièrement semblable à celle de l'artère correspondante.
Veines diploiqim. Elles commencent dans l'épaisseur du diploé des os du crâne , par des radicules capillaires très-multipliées, qui, par leur réunion successive, forment des rameaux et des branches de plus en plus volumineuses, lesquelles se dirigent vers la base du crâne. Ou trouve ordinairement une ou deux de ces veines principales dans l'os frontal, qui s'ouvrent dans la veine préparate; deux, dans l'épaisseur du pariétal, qui se jettent dans les sinus latéraux et dans les veines temporales profondes; et une dans l'occipital, qui s'ouvre dans la veine du même nom. Ces veines diploïques communiquent, en dedans et en dehors du crâne, avec les veines extérieures de cette boite osseuse et les sinus de la dure-mère, par beaucoup de rameaux émissaires.
Après avoir reçu toutes ces branches, la jugulaire interne descend verticalement le long de la partie antérieure et latérale du cou , derrière le muscle sterno-mastoïdien , devant le grand droit antérieur de la tête, la colonne vertébrale et le scalène antérieur , en dehors de l'artère carotide primitive et du nerf pneumo-gastrique ; elle s'ouvre enfin dans la veine sous-clavière, après avoir reçu quelques veines thyroïdiennes moyennes venant du corps thyroïde.
3" Veines qui donnent naissance à la veine sous-clavière.
Veines brachiales. Les artères radiale et cubitale, et toutes leurs divisions, sont accompagnées chacune par deux veines, qui en suivent exactement le trajet, et qui, vers le pli du bras, forment quatre veines profondes, lesquelles se réunissent deux à deux, pour former deux troncs volumineux; ceux-ci accompagnent l'artère brachiale, communiquent entre eux par des rameaux anastomotiques , reçoivent toutes les veines qui suivent les branches de l'artère brachiale, et s'ouvrent dans la veine axillaire au môme endroit que la basilique.
Veine ccphalique. Ses radicules commencent sur le dos de la main et sur les muscles du pouce, et forment nu tronc ap-
/,8« APPAHIUL CIHCULATOIUL.
pelé veine ccphalique du pouce, lequel moule le long de la partie aiitciieuie et externe de l'avant-bras, sous le nom de veine radiale superficielle. Celle-ci, après avoir reçu beaucoup de rameaux cutanés, se réunit au pli du bras, à la veine médiane céphalupce, qui communique avec la médiane basilique, et monte en dehors dans l'espace triangulaire que forment, eu cet endroit, les muscles antérieurs de l'avant-bras. Le tronc de la céplialique , formé par cette jonction , monte à la partie externe et antérieure du bras, le long du bord externe du biceps : placé d'abord au-dessous de la peau , ensuite dans l'intervalle qui sépare les muscles deltoïde et grand pectoral, il se recourbe alors au-dessous ou au-dessus de la clavicule , et va s'ouvrir dans la veine axillaire.
Veine basilique. Elle est formée par les veines cubitales antérieure et postérieure, et médiane basilique. La veine cubitale postérieure a ses radicules qui sont extrêmement multipliées à la partie interne du dos de la main et à la face postérieure des doigts, lesquelles, réunies en dedans de la main, forment la veine Salvatelle. Celle-ci , en remontant a la (Kirtie postérieure et interne de l'avant-bras, prend le nom de veine cubitale postérieure. Elle reçoit beaucoup de rameaux cutanés, et se réunit, derrière et au-dessus de l'épitrochlée, à la veine cubitale antérieure, qui vient de la partie interne et antérieure de l'avant-bras. La veine médiane basilique descend obliquement en dehors du tronc de la basilique, le long du tendon du biceps, et se joint à la médiane cépbalique, quelquefois par un rameau transversal. Au milieu de cette anastomose s'ouvrent deux veines, une profonde, venant des veines radiale et cubitale profondes; l'antre, sous-cutanée, appelée veine médiane commune, laquelle provient de la partie antérieure do l'avantbras. Formée par ces branches , la veine basilique monte le long de la partie inlerne du bras, s'enfonce profondement dans le creux de l'aisselle et se contiime avec la veine axillaire.
VEINE AxiLL.\n(E. Fomiéc par toutes les veines du membre Ihoraciipie, elle monte obliquement en dedans, au-<lessous de la clavicule, au-devant de l'artère axillaire, depuis le tendon du grand pectoral ju.'^qu'ii l'exlrémilé inférieure du sralènean-
VEINES. 489 tcrieur; et après avoir reçu les veines (jui correspondent aux braiiciies de l'artère axillaire, elle se continue sous le nom de veine sous-clavière.
VEINE soLs-CL.vvn>RE. Elle s'étend depuis l'extrémité inférieure du scalène antérieur, jusqu'à la veine cave supérieure, qu'elle forme en se réunissant à celle du côté opposé. Elle marche d'abord transversalement en dedans, ensuite en bas, et pénètre dans le thorax. Elle diffère à droite et à gauche. La sous-clavière droite est très-courte , presque verticale dans la seconde partie de son trajet, et couverte par le sterno-mastoïdien, l'articulation sterno-claviculaire, le cartilage de la première côte et une petite portion du sternum; elle est appliquée, en deliors et en arrière, contre le feuillet droit du médiastin, le nerf pneumo- 'gastrique, l'artère sous-clavière droite et le scalène antérieur; en dedans, elle est en rapport avec l'aorte La sous-clavière gauche, beaucoup plus longue et plus horizontale que l'autre, est recouverte par les mêmes parties, et de plus, par toute la longueur du sternum et les muscles qui s'y attachent. Elle recouvre le scalène antérieur, l'artère sous-clavière gauche, le feuillet gauche du médiastin, le nerf pneumo- gastrique, la crosse de l'aorte et l'artère bracliio-céphalique.
La veine sous-clavière gauche reçoit le canal thoracique et deux veines que ne reçoit point la droite; ce sont : 1» la veine mammaire interne gauche, dont les branches accompagnent exactement celles de l'artère du même nom ; 2" la veine thyroïdienne inférieure gauche. Les rameaux de cette veine, après avoir quitté la partie inférieure du corps thyroïde, forment, au-devant de la trachée-artère, par leurs nombreuses anastomoses avec la veine du côté opposé et les thyroïdiennes supérieures, \Q,plexus veineux thyroïdien, d'oii part le tronc môme de la veine. Celui-ci marche d'abord transversalement en dehors, descend ensuite obliquement sur la trachée-artère et sur la carotide primitive, et s'ouvre en bas et en arrière dans la veine sous-clavière gauche.
Les deux veines sous-clavières reçoivent, indépendamment des veines jugulaire externe et interne, les veines vertébrales et iiiter-costales supérieures.
4<jo APPAREIL CIRCULATOIIU:;.
Veine vertébrale. Ses racines, répandues dans les muscles des régions cervico-occipitales, se rassemblent eu un seul troue, qui se porte eu avant, au-dessus de l'atlas, traverse le trou pratiqué à la base de l'apopbyse transverse de cette vertèbre, et communique, dans cet endroit, avec le sinus latéral de la duremère, par un rameau logé dans le trou condyloïdien antérieur. La veine vertébrale descend ensuite dans le canal de l'artère du môme nom, recevant, au niveau de chaque trou de conjugaison, un rameau de communication avec les sinus vertébraux, et un rameau qui vient des muscles du cou. Au niveau de la sixième ou de la septième vertèbre cervicale, elle sort de son canal, reçoit une veine qui correspond à l'artère cervicale prol'onde, et une autre veine assez volumineuse, qui commence sur la région latérale de la tête , où elle communique avec le" sinus latéral de la veine vertébrale, descend encore, et va s'ouvrir en arrière et en bas dans la veine sous-clavière.
Ve'me intercostale supérieure droite. Elle manque souvent; elle commence dans les deux espaces intercostaux supérieurs, sort du thorax par sa circonférence supérieure, et va s'ouvrir a la partie inférieure et postérieure de la veine sous-clavière.
Veine intercostale siqiérieure gauche. Plus longue que lu précédente, elle a ses racines dans les huitième, septième ou sixième espaces intercostaux, s'anastomose en partie par quelques rameaux avec les veines azygos et demi-azygos, et remonte verticalement derrière la plèvre , sur le cMé du cori.s des v crtèbres, en recevant successivement dos branches, qui viennent de chaque espace intercostal. Vers la troisième vertèbre, elle reçoit trois ou quatre veines, qui descendent des deux premiers de' ces espaces. Derrière le poumon et Taorle, elle reçoit la veine bronchique gauche; elle sort ensuite du thorax, et va s'ouvrir dans la veine sous-clavière gauche.
VKIM: cave SUPÉRlEtRE.
Elle est formée par la réunion des deux veines sons-clav ières J> tendue. Depuis le c^irtilage de la première c.Mc ^\n^\^c , jus- ([U'à l'oreillette droite du co'ur. Trajet. Elle commence un peu au-dessus de la crosse de l'aorte, descend d'abonl à gauche cl
VEINES. 'iOl en avant, jusqu'à lu hase du péricarde, dans lequel elle s'engage, descend ensuite verticalement à droite de l'aorte, et va s'ouvrir dans l'oreillette droite du cœur, au-dessus de la veine cave inférieure. Rapports. 1° En devant, avec le thymus et le niédiastin antérieur; 2° en arrière, avec la veine pulmonaire droite supérieure et l'aorte; 3" à droite, avec le poumon; 4" à gauche, avec le péricarde. Branches. La veine cave supérieure reçoit, avant d'arriver au péricarde, les veines azygos, mammaire interne et thyroïdienne inférieures droites, ainsi que plusieurs branches thymiqties , médiaslines, péricardines , diaphragmatiques supérieures, également du côté droit.
Veine ^nammaire interne droite. Elle est entièrement semblable à la gauche.
Veine thijroidienne inférieure droite. Analogue à celle du côté gauche dans la première partie de son trajet, elle descend ensuite en dehors, derrière les muscles sterno- thyroïdien et sterno-hyoïdien , et va s'ouvrir dans la veine cave supérieure , entre les deux veines sous-clavières.
Veine azygos. Cette veine s'ouvre dans les deux veines caves, entre lesquelles elle établit une communication ; elle naît de la partie postérieure de la veine cave supérieure immédiatement an-dessus de la bronche droite, et forme, en se courbant de devant en arrière et un peu de gauche à droite, une arcade autour de cette dernière et de l'artère pulmonaire droite. Elle descend ensuite sur la partie antérieure droite du corps des vertèbres dorsales, à côté de l'aorte, pénètre dans l'abdomen en traversant les piliers du diaphragme, et va s'ouvrir dans la veine cave inférieure et quelquefois dans une des veines lombaires.
Près de son origine, la veine azygos reçoit, par la convexité de sa courbure, la veine bronchiqtie droite, ainsi que plusieurs petites veines qui viennent des parties voisines. Le long des vertèbres dorsales, elle reçoit, 1» en devant plusieurs rameaux, qui naissent de l'aorte et de l'œsophage; 2° à droite, les veines intercostales droites, dont la disposition est semblable l\ celle des artères du même nom ; 3" à gauche et vers la septième côte, la veine demi-azyrjos, qui, ouverte inférieurcment dans la
/,92 APPAREIL CIUCULATOIHK
voiin; rénale gauche ou la première veine lombaire, pénètre ilans la poitrine par une ouverture du diaphragme, monte parallèlement à la veine azygos, sur le côté gauche des vertchres, derrière l'a'orte et l'oesophage, et reçoit les wine* intercostales inférimres (jauclies.
§ m. VEINES QUI CONCOURENT A LA FOnMATION DE LA YELNE CAVE INFÉlUEUIlE OU ABDOMINALE.
1° Veines qui donnent naissance à la veine iliaque externe.
Veine poplitée. Entièrement semblable à l'artère poplitée, qu'elle accompagne; elle est formée par les veines tibiale antérieure, tibiale postérieure et péronière, ((ui sont analogues aux artères du même uom. Elle reçoit la veine saphène externe.
Veine saphène externe. Elle commence sur le dos du pied et sur son côté externe par beaucoup de rameaux, se porte derrière la malléole externe , et monte le long de la janibe , d'abord près du tendon d'Achille, ensuite entre les téguments et la réunion des muscles jumeaux, et, parvenue dans le creux du jarret, s'ouvre dans la veine poplitée.
Veine crurale on fémorale. Elle fait suite à la précédente; elle est entièrement analogue à l'artère crurale , et les veines profondes qu'elle reçoit sont semblables aux branches de cetto dernière artère. De plus, près de l'arcade crurale, elle reçoit la veine saphène interne.
Veine saphène interne. Ses racines, venant du bord interne . du gros orteil, forment, sur le cou-<lc-pied, une arcade transversale, qui conimiMiiquc avec la saphène externe, et reçoit des rameaux (pii partent des orteils. Le tronc de la veine, augmenté par des branches qui viennent du tarse et du métatarse, se porte au-devant de la malléole interne, monte le long de la partie interne de la jambe, et, après avoir passé derrière le coiidjle interne du féuuir, continue à monter en dedans de la cuiss!'. f.lle reçoit des branches, qui viennent de la partie postérieure et superlicielle de cette partie; une d'elles, plus volumineuse, connnence à la partie antérieure de la janibe el
VlilNKS. 493
autour du condyle interne du fémur, et remonte entre la peau et les téguments. Parvenue au niveau de l'arcade crurale, la veine saphène interne reçoit plusieurs veines sous - cutanées abdominales et les veines honteuses externes; elle s'ouvre ensuite dans la veine crurale.
VEINE ILIAQUE EXTEKiNE. Situéc au-dcssous et un peu en dedans de l'artère du môme nom ; elle succède à la veine crurale et reçoit les veines épigastrique et circonflexe iliaque, et chez l'homme, une assez grosse branche, qui entre par l'anneau inguinal et vient des testicules.
2" Veines qui donnent naissance à la veine hijpogastrique ou iliaque interne.
La vEiiNE HYPOGASTRiQUE, plBcée daus le bassin, derrière l'artère du même nom , est formée par des branches entièrement semblables aux siennes, à l'exception de quelques-unes qui présentent des différences que nous allons faire connaître.
Veines vésicales. Nombreuses et très-grosses, elles diffèrent chez l'homme et chez la femme.
1° Chez l'homme, elles commencent sur le gland et forment deux troncs {veines dorsales de la vergé), qui montent le long du dos de la verge avec les artères dorsales. Elles se portent ensuite de haut en bas, se subdivisent en plusieurs branches, reçoivent d'autres veines', qui viennent du scrotum, du dartos et de la tunique vaginale, s'unissent avec plusieurs branches de la veine honteuse interne, et après avoir gagné les racines du corps caverneux, entrent dans le bassin par l'arcade du pubis et descendent sur les côtés de la vessie. Là, elles s'unissent à d'autres branches venant de ce dernier organe et de la prostate, forment, par leurs anastomoses, un plexus très-étendu, qui donne enfin naissance à quelques troncs, qui vont s'ouvrir dans la veine iliaque interne.
2° Chez la femme, les veines vésicales sont formées par les dorsales du clitorin, et par d'autres brandies venant des grandes lèvres et du constricteur du vagin. Elles se réunissent autour de la vulve, et forment ensuite sur les côtés de la vcs-
/,9/i APPAREIL CIRCULATOIRK.
sie et (lu vagin, un plexus considérable, (l'on naissent les derniers troncs des veines.
Veines nacrées latérales. Elles naissent dans le canal sacré en s'anastomosant avec les sinus vertébraux, et, après être sorties par les trous sacrés antérieurs, elles vont s'ouvrir dans la veine hypogastrique.
VEINES ILIAQUES PRIsnTHES.
Formées par la réunion des veines iliaques externe et hypogastrique , très-volumineuses , elles s'étendent depuis la symphyse sacro-iliaque Jusqu'à l'articulation des quatrième et cinquième vertèbres lombaires, où elles se réunissent pour former la veine cave inférieure.
VEINE CWE INFÉRIEURE OU ABDOMLNALE.
Étendue. Depuis l'articulation des quatrième et cinquième vertèbres des lombes, jusqu'à l'oreillette droite du cœur. Trajet. Elle monte d'abord verticalement sur la partie latérale droite du corps des vertèbres lombaires, jusqu'au-dessous du foie, derrière lequel elle s'engage, logée dans une échancrure de cet organe. Elle traverse ensuite une ouverture de l'aponévrose phrénique, pénètre dans le péricarde, et s'ouvre à la partie inférieure et postérieure de l'oreillette droite. Rapports. En devant, avec l'artère iliaque primitive droite, ensuite avec le péricarde et le duodénum, et tout à fait en haut avec le foie ; à gauche, avec l'aorte. Branches. La veine cave inférieure reçoit les veines sacrée moyenne, lombaires, spermatiqucs , rénales, capsulaires, hépatiques et .liaphragmatiques inférieures.
Veine sacrée moyenne. Semblable à l'artère du même nom, ouverte à la partie postérieure de la veine cave, à son origine.
Veines lombaires. Au nombre de quatre de chaque cMc: elles ont deux branches, une dorsale et l'autre abdominale, entièrement semblables à celles des artères lombaires. Le tron< qu'elles forment se porte transversalement en dedans, entre 1.^ corps .les vertèbres et le muscle psoas. Au-devant de la colonne vertébrale, les veines lombaires communiquent entre elles; les gauches sont plus longues que les droites.
VEIISES. 495
Veines spermatiques. Elles diffèrent selon les sexes.
1" Chez l'homme, elles commencent par un plexus, qu'on nomme plexus spermatique, dont les racines sont répandues dans le testicule et en sortent à travers la tunique albuginée, au-devant de la tête de l'épididyme ; les rameaux de ce plexus, nombreux et volumineux , s'anastomosent avec les racines des veines dorsales de la verge , vésicales , honteuse interne, etc., et forment quatre ou cinq branches, qui remoutent autour du canal déférent, traversent l'anneau inguinal et se rassemblent aussitôt en un seul tronc , qui se porte en dedans et en haut, en côtoyant le psoas, jusqu'au détroit supérieur du bassin. Les veines spermatiques forment ensuite, au-dessous du rein, un second plexus, appelé corps pampiniforme, lequel est augmenté par beaucoup de veines adipeuses. Plus haut, ces veines redeviennent simples, et vont s'ouvrir, la droite dans la veine cave, la gauche dans la veine rénale du môme côté.
2° Chez la femjne, les veines spermatiques naissent dans l'ovaire et à sa surface par un plexus qui reçoit quelques branches des côtés de l'utérus, du ligament rond et des trompes de Fallope. Ensuite, elles montent en dehors, croisent l'artère iliaque externe et gagnent la marge du bassin , pour se comporter plus haut comme chez l'homme.
Veines rénales ou émulgentes. Très- volumineuses, leurs rameaux se comportent dans les reins comme ceux des artères, forment dans la scissure de ces organes plusieurs branches, qui se rassemblent en un seul tronc au-devant de l'artère. Ce tronc se porte transversalement en dedans et s'ouvre sur les côtés de la veine cave. La veine rénale gauche reçoit la veine spermatique du môme côté.
Veines capsiilaires. Disposées comme les artères du môme nom.
Veines hépatiques. Leurs racines sont répandues dans le foie; quelques-unes, peu considérables, s'ouvrent séparément dans la veine cave, de môme que deux ou trois autres, qui viennent du lobe de Spigel. Les veines hépatiques gauches, nées dans le lobe gauche du foie, se jettent daus la veine cave, au-devant et au niveau de l'ouverture du diaphragme, qui
(loime passage à ce vaisseau. Les veines hépatiques droites sortent du lolie droit vers le milieu de sa (ace inférieure, se portent transversalement à gauche, et s'ouvrent dans la veine cave au-dessous des précédentes.
Veines diaphragmatiques inférieures. Analogues aux artères du môme nom.
SINUS VEINEUX VERTÉBIIAUX.
Situation. Dans le canal vertébral, derrière le corps des vertèbres, devant la dure-mère et sur les cotés du ligament vertébral postérieur. Étendue. Depuis le trou occipital jusqu'à la fin du sacrum. Forme. Celle de deux conduits veineux, étroits au cou , larges au dos , très-petits dans le canal sacré, où ils forment deux veines, qui se terminent dans la graisse. Branches. 1° Au niveau du trou condyloidien antérieur, ils communiquent par un rameau logé dans ce trou avec la veine jugulaire interne; 20 dans toute la longueur du canal vertébral, et par leur côté interne ils s'anastomosent entre eux à l'aide de sinus transverses, qui occupent le milieu du corps de chaque vertèbre; 3° par leur cùté externe ils communiquent avec les branches postérieures des veines vertébrales, intercostales et lombaires ; 4° par leur cùté postérieur, ils reçoivent les veines de la dure-mère du canal vertébral.