‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 268 sur 331 · TÊTE · texte numérisé non relu

TÊTE

RÉGION SUPÉlilEUliE DE L\ TÊTE.

l a peau de cette région est intimement adhérente avec le muscle occipito-frontal : lorsqu'on l'a enlevée , on découvre ce muscle, charnu antérieurement et postérieurement, aponévrotique dans son milieu : la surface externe de l'occipito-frontal est couverte d'un réseau vasculaire, formé par les ramifications des vaisseaux temporaux superficiels, auriculaires postérieurs et occipitaux. Elle est parsemée aussi d'un grand nombre lie lilets nerveux qui appartiennent à la branche fiontale du nerf ophthalmique de Willis, à la portion dure de la septième paire , à la seconde et à la troisième paires cervicales. Audessous du muscle occipito-frontal est une couche mince d(> tissu cellulaire , constamment dépourvue de graisse , qui unit ce muscle au péricrAne.

Si l'on pénètre dans la cavité du crAnc , en enlevant la voiMe de cette boîte osseuse , le premier objet qui se présente est la dure-mère, dont la surface est couverte d'un grand nond)re de ramifications artérielles qui apparlioiinenl aux artères nu'-

I>1\|':C1S \)E L'ANATO.MIE DES RÉGIONS, niiii^éos moyennes. Sur la ligne médiane et dans l'épaisseur de la dure-mère , on trouve le sinus longitudinal supérieur. Audessous de ce sinus est le repli de la lame interne delà dureinèie , connu sous le nom de faux du cerveau.

La dure-mère enlevée, on aperçoit la surface du cerveau couverte par raracliiioïde et la pie-mère. Cette dernière membrane s'enfonce dans les anlVactuosités du cerveau, et soutient un réseau artériel très-tin et très-serré , que forment les artères carotides et vertébrales, avant de pénétrer dans la substance cérébrale : elle soutient aussi les principales veines du cerveau qui vont s'ouvrir dans le sinus longitudinal supérieur.

La surface du cerveau paraît ii nu lorsqu'on a enlevé l'aracbaoide et la pie-mère : elle présente dans son milieu le sillon longitudinal qui sépare les deux hémisphères cérébraux. Sur chacun de ces hémisphères , on voit les circonvolutions et les anfractuosités du cerveau. En écartant les deux hémisphères, on voit, au fond du sillon qui les sépare, le corps calleux.

Si l'on coupe le cerveau horizontalement , ou voit les deux substances dont il est composé : l'une de couleur gris-cendré, est à l'extérieur, et se nomme corticale; l'autre, intérieure, blanche, parsemée d'un grand nombre de points rou- . ges, formes par les vaisseaux qui la pénètrent , est connu sous le nom de médullaire. A mesure qu'on pénètre plus profondément , la quantité de cette dernière substance augmente , et lors(iu'on est arrivé au niveau du corps calleux , on remarque (lu'elk; forme au centre de chaque hémisphère un novau qu'on nomme cendre médullaire , ou centre ovale de Vieussens. Le centre médullaire d'un hémisphère est uni à celui de Themisphère opposé par le moyen du corps calleux.

Au-dessous du corps calleux on trouve les ventricules latéraux et la cloison médullaire transparente qui les sépare. Dans les ventricules latéraux on voit le plexus choroïde, la vortie il trois piliers, les corps cannelés ou striés, la bandelette «leini-circulaire , les couches des nerfs optiques, les cornes d'Aimuou, les corps franges, et les luhercules eu forme d'ergots.

TÈTE. 50;i Aii-dovaiit (le radossemeiit des couches des nerfs opliqiK^s, on voit l'ou\eituie antérieure du cerveau, formée en devant par un cordon médullaire , transversal , qu'on nomme la commissure antérieure. Derrière l'adossenienl des mêmes couches on remarque l'ouverture postérieure bornée en arrière par un cordon médullaire, situé en travers, qu'on appelle la commissure postérieure. Cette commissure soutient la glande pinéale, dont la base qui est tournée en avant tient à deux petits cordons médullaires qu'on nomme les pédoncules de cette glande. Au-dessous de cette glande on remarque les tubercules quadrijumeaux.

Au-dessous de l'adossement des couches des nerfs optiques on trouve le troisième ventricule; la partie antérieure de cette cavité présente une ouverture évasée, qu'on nomme Yinfundi- Imhim. Cette ouverture se rétrécit insensiblement, et ïinfundibulum défiénère en une espèce de cylindre de deux ou trois lignes de longueur, que l'on appelle tige pituitaire , et qui aboutit à la glande du même nom. A la partie postérieure du troisième ventricule on voit l'orifice supérieur de l'aqueduc de Silvius, conduit très-étroit, qui établit une communication entre le troisième ventricule et le quatrième.

Lorsqu'on a observé les objets dont nous venons de parler , on enlève entièrement les lobes postérieurs du cerveau, et alors on aperçoit la tente du cervelet , repli transversal de la lame interne de la dure-mère qui sépare l'endroit qu'occupe le cerveau de celui qui est rempli par le cervelet.

La tente du cervelet étant enlevée, on voit la face supérieure de ce viscère , dont la partie antérieure présente l'éminence qu'on nomme vermiculaire supérieure ; en renversant cette éminencc en arrière, on aperçoit les prolongements médullaires supérieurs du cervelet qui montent aux tubercules quadrijunieaux ; et dans l'intervalle de ces colonnes , la lame médullaire mince , qu'on nomme valvule de Vieussens. Si l'on déchire celte lame , on découvre le quatrième ventricule.

Pour apercevoir les autres parties de l'organe cérébral , on soulève le cerveau de devant en arrière ; on cou|>e les nerfs qui partent de sa base, les artères carotides , la tige [lituilairc , les

Plil'CIS M: L'ANATOMIK DKS UÉGIONS.

arlùi(!S vcrU liialcs, la «iiieiic de la moelle alloiit;ée, et on enlève on inèiiie Icnips le cerveau, le cervelet et lanioelle allou- ^ce , (|u'()ii renverse de manière que les parties qui étaient en bas se trouvent en haut. Alors ou découvre, 1" les artères carotiiles et vertébrales , ainsi que leurs branches principales ; 9," l'aracbnoide , beaucoup plus distincte de la pie-mère que dans les auti es régions de l'organe cérébral ; 3° les lobes du cervelet et le sillon qui les sépare; 4° la queue de la moelle allongée, et ses ('■minences pyramidales et olivaires; 5° les cuisses de la moelle allongée; G" la protubérance annulaire; Tôles bras de la moelle allongée ; 8° les lobes moyens et les lobes antérieurs du cerveau , le sillon transversal qui les sépare , el celui qui distingue les lobes antérieurs l'un de l'autre; 9" enfin, l'origine des nerfs qui procèdent de la base du cerveau et de la moelle allongée.

En examinant la base du crAne , après en avoir enlevé la masse cérébrale, on voit les sinus latéraux , la faux du cervelet , les sinus occipitaux postérieurs , les occipitaux antérieurs ou 'transverses de l'occipital , les pétreux supérieurs et inférieurs, les caverneux et le circulaire de la selle turcique, enlin , dans cette selle , la glande pituitaire.

RÉGION ANTÉIUEIRF. DE Tf.lE.

La région antérieure de la tète, ou la face, comprend le front, les paupières et l'orbite, le ne/., les lèvres, les joues et le menton.

Au frorU, on trouve sous la peau la portion charnue ant(rieurc du muscle occii)ilo-lrontal , el derrière la partie inférieure de cette portion confondue avec l'orbiculairc dos pières, le muscle sonrcilier. On trouve aussi dans cette |>artie les artères sus-orbitaire et frontale , la veine frontale ou pr.parate, et la branche frontale du nerf ophthalmi.pie.

Aux paupières, lorsciu'on a enlevé la peau mince et line qui en forme l'extérieur, on voit le muscle orbiculaire; au-dessou> de ce muscle est le ligament palpebral, et vers le bord libre des paupières, le cartilage tarse, ensuite la conjonctive. A la pa\q)ièrc supérieure, cette membrane e.st séparée du ligament

TÈTii. ;")(i.> ]ml|)obinl par le iniist'Ic telcvoiir i)io[)ie tk' colt(î |)aiii>i('re. On tromo aussi dans l'qiaisseur de la par tie interne des paupières, près de leur liord liijre, les conduits lacrymaux.

Dans Vorbile on trouve le globe de l'œil ; derrière ce globe, le nerf optique, placé au milieu d'une graisse molle sur laquelle l'œil est appuyé. Autour du nerf optique et du globe de l'œil sont les quatre muscles droits de cet organe, ses deux muscles obliques et le relevenr de la paupière supérieure. On trouve aussi dans l'orbite les trois brandies du nerf opbtbalmique de Willis , la troisième , la quatrième et la sixième paires de nerfs, l'artère opbtbalmique, la veine du même nom, la glande lacrymale , la caroncule lacrymale et le sac lacrymal.

Lorsqu'on a enlevé la peau du 7iez, , on voit à sa partie moyenne et supérieure les muscles pyramidaux, et sur ses côtés, les élévateurs communs de la lèvre supérieure et des ailes du nez, et les transverses. Quand ces muscles sont enlevés , on découvre les apopbyses montantes des os maxillaires, les os propres du nez et ses cartilages. On trouve aussi sur le nez un grand nombre de ramilications artérielles qui appartiennent à l'artère labiale et à la branche nasale de l'artère opbtbalmique.

Dans la lèvre supérieure, après avoir enlevé la peau qui la recouvre, on trouve le demi-orbiculaire supérieur, l'extrémité inférieure des muscles élévateur commun de cette lèvre et de l'aile du nez, de l'élévateur propre de cette lèvre et du petit zygoraatique lorsqu'il existe; on y trouve aussi le muscle nasallabial, l'artère coronaire labiale, la veine du même nom, des lilets du nerf sous-orbitaire , et de la portion dure de la septième paire ; les glaudes labiales , et derrière cette partie , la membrane interne de la lèvre.

Dans la lèvre inférieure on trouve le muscle demi-orbiculaire inférieur, la partie supérieure du carré et de la bouppe du menton, l'artère et la veine coronaires, des (ilets du nerf maxillaire inférieur et de la portion dure de la septième paire ; les glandes labiales , et la mendjrane muqueuse.

Dans la partie de la joue qui est au-dessous de la paupière; inférieure on trouve , sous la peau , la partie inférieure du

:,r,C, PRÉCIS DU L'ANATOMIM OliS RÉCUONS. niiisclc ()i l)i( iilaii(! dos paii|iicrcs , l'élévateur coiniiiiiu de l'aile du nuz et d<^ la lé\i e sui)éi ienift , l'élévateur propre (le la lèvre supérieure, le petit zyf;oinati(pie , (piand il existe, la continuation de l'artère et de la veine labiales. Derrière les muscles élévateur propre de la lèvre supérieure et élévateur commun de cette lèvre et de l'aile du nez, on voit, au milieu d'une assez grande quantité de tissu cellulsire graisseux , les vaisseaux et les nerfs sous-orbitaires, et plus profondément le muscle canin.

A la partie moyenne de la joue , on trouve sous la peau une grande quantité de tissu cellulaire graisseux ; quand on a enlevé ce tissu cellulaire, on voit le muscle grand zygomatique, le bucciuateur, et la partie inférieure du canin.

Dans la partie inférieure de la joue on trouve, immédiatement sous la peau, le muscle triangulaire des lèvres et la partie supérieure du peaucier. Dans la partie postérieure de la joue, devant l'oreille, on rencontre la glande parotide, l'artère transversale de la face , le muscle masséter , la brandie de la mâchoire inférieure, et le muscle ptérygoîdien interne.

Outre ces parties , ou trouve encore dans la joue le a)nduit excréteur de la glande parotide, les artères labiale, buccale, transversale de la face , sous-orbitaire et dentaire ou maxillaire inférieure ; un grand nombre de nerfs qui viennent de la portion dure de la septième paire, et des maxillaires supérieur et inférieur , les glandes buccales et la membrane muqueuse de la bouche.

Au menton on trouve, sous la peau qui leur est fortement unie , le muscle carré et la houppe du menton ; il y a aussi des artères (pii viennent de la labiale, de la dentaire inférieure et (le la submcntale, et des nerfs (pii sont fournis par le maxillaire inférieur et par la portion dure de la septième paire.

UKc.ioxs i.\Ti;ii\i.KS m; i.\ ti-te.

La peau des régions latérales do la tète étant enlevée , on voit les muscles auriculaires supérieur et antérieur , sur lesquels rampent l'artère temporale superficielle, les rameaux de l'auriculaire iioslérieiir(- , et des filets de nerfs ap|virtenanl

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il la portion dure de la septième paire et au maxillaire inférieur.

Au-dessous de ces muscles, de la portion externe de l'occi- |iito-frontal et de l'orbiculaire des paupières, on trouve l'aponévrose externe du muscle temporal , et au-dessous de cette aponévrose, le muscle lui-même, dans l'épaisseur duquel se trouvent l'artère temporale moyenne, les artères temporales protondes et les branches temporales profondes du nerf maxillaire inférieur. Au-dessous de la partie inférieure du muscle temporal on voit le muscle ptérygoïdien externe , et plus profondément dans la fosse zygoraatique , l'artère maxillaire interne et les nerfs maxillaires supérieur et inférieur. Au bas de ces régions on remarque le pavillon de l'oreille, le conduit auditif, et derrière ce pavillon , le muscle auriculaire postérieur, et un filet de nerf qui vient de la portion dure de la septième paire.

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