‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 270 sur 331 · TRONC · texte numérisé non relu

TRONC

(laie ; au-dessous de cette ouvei tuie on reuiainiue la base de la langue ; deri-iî-ie et au-dessous de celle-ci est l'éi)islotle , et au-dessous d'elle, l'entrée du larynx. Plus bas on voit la partie postérieure du larynx. En enlevant la membrane lâche (lui re- (^ouvre cet organe on aperçoit les muscles crico-aryfénoïdiens latéraux , l'aryténoïdien et les thyro-aryténoïdiens ; on aperçoit aussi l'extrémité supérieure des nerfs récurrents.

PAIITIE l'ECTOlîALE DE LA RÉGION ANTÉniEURE DU TlïONC.

Sous les téguments de cette région on trouve la partie supérieure des muscles obliques externes du bas-ventre , les muscles grands pectoraux ; mais pour apercevoir ces derniers dans foute leur étendue , il faut enlever les peauciers et des (ilets nerveux des quatrième et cinquième paires cervicales qui en recouvrent la partie supérieure, et les mamelles qui en recouvrent la partie moyenne; ces derniers organes sont bien plus remarquables chez la femme que chez l'homme.

En enlevant les muscles grands pectoraux, on met à découvert le sternum', les six premières vraies côtes et leurs cartilages, les muscles sous-claviers, les petits pectoraux, les inter- (•ostaux externes , la partie supérieure des muscles droits de l'abdomen, et un grand nombre de ramifications artérielles qui viennent de l'artère axillaire. Derrière les muscles iiiter-costaux externes se trouvent les internes et les artères inter-costales avec les branches antérieures des nerfs dorsau;^ qui les accompagnent.

Si on enlève les cartilages des côtes, la partie antérieure de ces os , le sternum et les mucles inter-costaux , on met à découvert les muscles triangulaires du stemmu, les vaisseaux mammaires internes et la plèvre. Cette membrane détachée, on voit les poumons qui remplissent exactement les cavités droite et gauche de la poitrine. En écartant les i)oumons en dehors, on aperçoit la partie antériciue du médiasiin, fixée à la face postérieure du sternum. Kn renversant cet os de bas en haut et en coupant on mèuie tenqis le tissu cellulaire qui l'unit à la plèvre , on voit les deux lames du médiastin s'cearler l'une do l'autre , cl laisser entre elles un espace triangulaire ,

.70 l'ai'XIS 1)K L'ANATOMIK iJliS JUlGIONS. cclliiloux, dans la i)aiU(î siijXîrieure (lu(]uel on troiiNc le thymus. En enle\ant cet organe et les glandes lyui|>liati<iues qui l'enviionnent , on met à découvert la veine cave supérieure , les veines sous-clavit-res , la crosse de l'aorte et les branches qui en partent. Derrière l'aorte, on trouve les artères et les veines pulmonaires , puis la partie inférieure de la trachée-artère et les bronches , et derrière celle-ci l'iesophage.

Dans la partie inférieure du médiastin on aperçoit le péricarde, sur les côtés du(iuel descendent les nerfs diaphiagmati- (jues. En ouvrant ce sac, on met le coïurà découvert, ainsi que les gros vaisseaux qui partent de sa base et ceux qui s'y rendent. Derrière le cœur, dans l'épaisseur de la partie postérieure du médiastin, on trouve l'ii'sophage, et les nerfs de la huitième paire qui l'entourent, l'aorte descendante pectorale, le canal llioracique et la veine azygos. Lorsqu'on a enlevé les viscères de la poitrine on aperçoit la plèvre qui tapisse la partie postérieure de cette cavité, et à travers cette membrane , les muscles inter-costauK internes, les artères et les veines inter-costales, et les nerfs grands sympathiques.

l'AlîTIli UJUO.Ml.XALli IIE I.A liÉfilO.N ANTKUIEIHE DL TIIO.NC.

Au-dessous de la peau on trouve, au milieu de cette région, l'aponévrose des muscles obliques externes, et sur les cMés , la portion charnue de ces muscles. Les muscles obliques externes enlevés, on aperçoit les obliques internes, sous lesquels on voit les muscles transverses qui sont appliqués innuédiafement sur le péritoine. L'aponévrose dont nous venons do parler est divisée longitudinalement <lans son milieu par la ligne lilanche qui résulte de rentre-croisement des libres aponévroli- (pies des muscles obliques et transverses. Il existe aussi deux aponévroses connues sous les noms de /a.icia supcrfu inlis et /mnsver.salis. L'aponévrose ou fascia suprijicialis de Camper est une couche libro-eellufairc, unie à la peau de l'abdomen, (pii en haut se ctuitinue avec le tissu cellulaire sous-cnlane du thorax, et <pii, en bas, descend sur la cuisse et sur le scrotum, oii elle forme le darlos. L'aponévrose ou fascia liansrcrsalu-

THONC. ,:,7, de Cooper poi lc aussi le nom feuillet r([)léchi de l'aponévrose du grand oblique. On la (rouve dans iin espace triangulaire, circonscrit par le bord externe du muscle droit , l'arcade crurale , et une ligne idéale menée horizontalement de l'épine antérieure et supérieure de l'os des iles vers le muscle droit. Cette aponévrose est continue en dedans avec le bord externe du muscle droit, en bas avec l'arcade crurale, en dehors avec \efascia iliaca.

Siir les côtés de la ligne blanche on trouve les muscles droits renfermés chacun dans une gaine aponévrolique , avec les ramifications des artères épigastriques et mammaires internes. Les muscles pyramidaux sont appliqués immédiatement sur la partie inférieure de la face antérieure des muscles droits qui, dans cet endroit , cessent d'être contenus dans leur gaine et touchent à nu le péritoine. Sur les parties latérales de l'extrémité inférieure de la ligne blanche on aperçoit les anneaux inguinaux , par où passent les cordons des vaisseaux spermatiques dans l'homme, et les ligaments ronds de la matrice chez la femme. Ces anneaux sont les orilices inférieurs des canaux nujmnaux. Ceux-ci sont deux conduits cylindroides , aplatis d'avant en arrière, dirigés en avant, en bas et en dedans, longs d'un pouce et demi environ, situés obliquement à la partie inférieure de la paroi antérieure de l'abdomen ; sa partie moyenne présente quatre parois. La paroi antérieure est formée par l'aponévrose du grand oblique, recouverte par le fascia superhcialis, les vaisseaux sous-cutanés et la peau; la paroi postérieure est formée par le fascia transversalis , recouverte en arrière par l'artère épigastrique et le péritoine ; la paroi inférieure est formée par la gouttière de réllexion de l'arcade crulale; la paroi supérieure ])ar le bord inférieur des nmscles petit oblique et transverse. L'orilice supérieur des canaux inguinaux se présente sous la forme d'une fente qu'on trouve eu arrière sur le péritoine.

Sous les muscles abdominaux on trouve le péritoine qui recouvre tous les viscères du bas-ventre, en se rélléchissanl sur ' liacun d'eux, tout à la fois pour les isoler, les maintenir à l.-ur place cl facilil.M |,..s mouvements (|u ils doivent ex.V.uter. Après

PliKCIS 1)1. L AN.XTOMIK DKS Rl^lGIONS.

avoir ouvcri pcritoinc , les viscères al)<loininauN se |)ré>,eMloiil dans l'ordre suivant.

Dans la région épigastriquc , la plus grande portion du lobe gauche du foie, reslomac, sur la grande courbure duquel on voit les vaisseauN gastro-épiploiques droits et gauches, d'où partent les vaisseaux épiploïques ; l'épiploon gastro-colique, ou le grand épiploon qui s'-attache au bord convexe de l'cstonia.et se prolonge plus ou moins bas devant les intestins. Derrière l'estomac , l'épiploon gastro-hépatique , l'artère coronaire stomachique et quelques glandes lymphatiques; à gauche, l'orifice cardiaque de l'estomac, et la lin de l'œsophage, entourée par les neris de la huitième paire, qui vont se d.stiibuer aux deux faces de l'estomac; à droite, l'orifice pylorique de cet organe, et le conmiencement du duodénum, sons lequel i)asse rartère gastro-épiploïque droite. Plus en arriére , et un peu au-dessous de l'estomac, le tronc c.liaque avec les trois branches qui en partent, savoir : la coronaire stomachique, la sple- „i,,ue et l'hépatique, les ganglions semi-lunaires qui donnent naissance à une multitude de rameaux nerveux qui constituent le plexus soléaire, d'où viennent les plexus stomachique, hépatique, mésentérique, splénique . et une partie du plexus rénal. Dans la partie inférieure de cette région on tronve 1 arc du colon, le méso-colon Iransverse, le pancréas et le duodénum.

Dans l'hvpochondre droit, on trouve le lobe droit du foie, l'extrémité" droite de l'arc du colon, la vésicule du fiel, les conduits bépati<,ue et cystique, le canal cholédoque les artères ,„-,pali.pie et cvslique. .Au-dessous du sommet de la vesicu e ,|..l, on v<.it rouverlure de communication entre la grande poche des épiploons et le reste .le la cavité du péritoine. Ce te Lv.Mture est bornée en devant par la veine porte, .1 «n arrièie par la veine cave.

Dans l'hypochondre gauche, on trouve l extremite gauc u dn foie, la grosse extrémité de l'estomac, les vaisseaux court... ; ,ate, les Vaisseaux et les nerfs spléniques, e. rex.rem.te gan- ,„ ,..,„„. Danslarégi.n. ombilicale on trouve unr,,,,,oon gastro-colique, les intestins .e.innun, !,..„„ soutenus par le mesenlere, qui est situe derrière eux. . .

TRONC. o7.i

qui rcnleiiiie eiitic ses deux laines les glandes mésentéi'ique.s et les vaisseanx l)nipha1i(iaes qui les traversent, les artères et les veines luésentériques qu'on voit s'avancer vers les intestins, en formant des arcades qui s'anastomosent toutes entre elles.

Dans les régions lombaires ou rénales on trouve les portions lombaires droite et gaucbe du colon, les reins enveloppés d'un tissu cellulaire abondant et charge de graisse, les capsules ati abilaires ou surrénales, les vaisseaux émulgents et capsulaîres , les plexus rénaux, le commencement des uretères, les artères et les nerfs spermatiques.

Dans la région hypogastrique, on voit tine portion de l'iléon, le rectum, le méso-rectum , entre les lames duquel on trouve des branches de la mésentérique inférieure; plus en arrière, les artères sacrées, le grand sympathique, le plexus sacré et ses divisions ; les uretères qui sont un peu plus en dehors; plus bas le plexus hypogastrique; tout à fait en bas, et sur la face antérieure du coccyx , la terminaison du grand sympathique. Devant le rectum , chez l'homme , la vessie , dont la partie postérieure, lisse, contiguë à l'intestin, présente en bas le cul-de-sac formé par la réflexion du péritoine sur le rectum ; tandis que sa partie antérieure adhère au pubis par le moyen d'un tissu cellulaire lâche : son sommet présente l'ouraque et les deux cordons ligamenteux qui , chez l'adulte , remplacent les artères ombilicales du fœtus; sa partie inférieure offre en devant le col de la vessie et le commencement de l'urèlhre embrassé par la prostate qui appuie sur le rectum ; derrière la prostate, les vésicules séminales, les canaux déférents qui passent il leur côté interne , après avoir croisé la direction des uretères; plus en arrière encore, et un plus en dehors, les deux uretères qui s'insèrent obliq\iement dans la vessie , aux deux angles postérieurs du trigone vésical. Chez la femme on trouve, entre le rectum et la vessie, la matrice, au-dessous de liiquelh; parait l'extrcmilé sui>érieure du vagin. Sur les parties latérales de la matrice on voit les ligaments larges, doni l'aileron postérieur contient l'ovaire et l'antérieur la Ironqic, près de l'inserlion de laipielh! on trouve, im peu en (levant, le (•/)nuneti(eiii('Mt du ligament rond.

;)74 l'IU':ClS UK L'ANAÏOMIE DES RÉGIONS.

Dans la région iliaque dioile on voit le cœcum et la fin de l'iléon, l.a région iliaque gauche contient l'S ilu colon et le coiimienceuient du rectum.

Lorsqu'on a enlevé les viscères abdominaux , on. voit sur la colonne vertébrale l'artère aorte ventrale, dont la partie supérieure est embrassée latéralement par les piliers du diaphragme, la veine cave, le canal thoracique et les nerfs grands sympathiques; sur les côtés de la colonne vertébrale, les muscles grands psoas et les petits, quand ils existent; entre ces muscles et le corps des vertèbres des lombes , les artères lombaires et le.s filets nerveux qui vont des nerfs lombaires au grand sympathique ; derrière le muscle grand psoas, le carré des lombes couvert par une aponévrose très-mince qui appartient au muscle trausverse du bas-ventre; entre le carré et le grand psoas, les branches antérieures des nerfs lombaires, et le plexus qui résulte de leur réunion. Dans la fosse iliaque, on trouve le muscle du même nom, dant la partie interne est unie avec le psoas ; le long du côté interne de ce dernier, l'artère iliaque primitive, puis l'iliaque externe et le nerf qui l'accompagne; entre le psoas et l'iliaque , l'artère iléo-lombaire , et devant la partie inférieure de ce dernier muscle l'artère abdominale ou iliaque antérieure , branche de l'iliaque externe.

Entre la poitrine et l'abdomen on voit le diaphragme, tapissé en haut par la plèvre, en bas par le péritoine, et percé de trois grandes ouvertures, dont l'une donne passage à la veine cave inférieure, l'autre à l'cesophage et au nerf de la huitième [laire, et la troisième à l'aorte, au canal thoracique et à la veine a/.ygos. On voit à la face inférieure du diaphragme, les artères phréniqucs inférieures, venant immédiatement de l'aorlc ou du tronc co liaque, et à sa face supérieure, les artères phreniques supérieures, fomnies par les mannuaires internes, et le.s nerfs diaphragmai i(iues produits par la (luatrième et la cinquième paires cerN icales.

UKC.ION TOSTHIUKIIIK Dl TllOM..

Sous la peau de relie région on trouve, sur la ligne médiane, la rangée de.»; apophyses épineuses de la colonne \ertebrah',

TRONC. r,?.) (loiinant atfachc an ligament siis-épineux et aux fibres aponévrotiqncs des muscles tnipè/.es, grands dorsaux, etc.; sur les côtés de cette ligne, les muscles trapèzes qui occupent presque foute l'étendue des régions cervicale cl dorsale ; en bas, l'aponévrose des lombes et le grand dorsal qui la forme en grande partie. Le trapèze enlevé, on aperçoit en baut le splénius et le nerf accessoire de Willis, qui vient se terminer à la partie supérieure de la face interne du trapèze; plus bas, le rbomboïde séparé du trapèze par des branches considérables de l'artère cervicale transverse , l'aponévrose mince qui s'étend du petit dentelé postérieur supérieur au petit dentelé postérieur inférieur du même côté, et qui sépare le trapèze de la couche musculeuse étendue dans les gouttières vertébrales; plus bas encore, une portion du grand dorsal. Sous le splénius, on trouve le grand et le petit complexus; lorsque ces deux derniers muscles sont enlevés, on voit, dans un espace compris entre l'occipital e.t la seconde vertèbre du cou, les muscles grand et petit droits postérieurs de la tète, l'oblique supérieur et l'inférieur. Ces muscles laissent entre eux un espace triangulaire , rempli de tissu cellulaire , et dans lequel on aperçoit l'artère vertébrale, et les divisions de la branche postérieure du nerf sousoccipital.

Plus bas , on aperçoit le muscle transversaire épineux qui est séparé du grand complexus par une couche celluleuse assez abondante, par les branches postérieures des paires cervicales, et par les ramifications des artères occipitale et cervicale profonde ; on aperçoit aussi les muscles inter-épineiix , et sous le rhomboïde on voit le petit dentelé postérieur supérieur , qui est appliqué sur la masse charnue, formée en dehoi s par le sacro-lombaire, en dedans par le long dorsal, et plus en deilans encore par le transversaire. Sous le grand dorsal on trouve le petit dentelé postérieur et inférieur, qui recouvre la masse commune au sacro-lombaire et au très-long du dos, laquelle est ici enfermée dans une gaine aponévrotique, formée par les deux feuillets postérieurs de l'aponévrose du muscle transverse, <lont l'un , fixé aux apophyses transverscs , sépare le muscle carré des lombes de la masse musculeiise commune au sacro-

;,7(l 1>HKC1S L'AiSATOMIK MiS KKOIO.NS.

loniliiiiic L't au tirs-Ions 'lu <los, tandis rjnc; 1 "autre se prolong»; (]);i i ièi o ces muscles , jusqu'aux apopiiyses épineuses des ver- Ichres lombaires, où il se confond avec les aponévroses des uuisclcs petit ol)li(pu! de l'abdonieu , petit dentelé postérieur intérieur et grand dorsal. On trouve encore, dans les gouttiél es vertébrales, les branches postérieures des artères inter-coslales et loudiaires, et celles des uerfs dorsaux et lombaires qui l»ercent les couches musculeuses sur les cotés de l'épine, et vont ensuite se perdre dans la peau.

Enfin , après avoir enlevé tous les muscles qui remplissent les gouttières vertébrales , on aperçoit au fond de ces gouttières les lames postérieures des vertèbres et les ligaments jaunes ; en dedans les apophyses épineuses , en dehors les a\wpbyses transverses et les articulaires.

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