II. DES CARTILAGES EN GÉNÉRAL, OU DU SYSTEME CARTILAGINEUX
Les cartilages sont des parties dures, d'un blanc grisâtre, sans apparence de texture ni d'organisation, cassantes et élastiques, continues avec les extrémités des os.
Les cartilages se divisent en ceux qui n'ont point de péricbondre, ce sont les cartilages articulaires; et en ceux qui sont recouverts par cette enveloj)pe fdireuse, savoir, les cartilages des côtés, du larynx, etc.
Cartilages articulaires. Ces cartilages sont ceux qui revêtent les extrémités articulaires des os. Ils sont divisés en ceux des articulations mobiles et ceux des articulations immobiles.
Les premiers, ou diartlirodiaux, ont la forme de lames aplaties, plus minces à la circonférence qu'au centre sur les cxtrt^ mités articulaires convexes, et plus épaisses à leur bord qu'à leur centre sur les extrémités concaves. Une de leurs faces est intimement adbérente à ces extrémités, l'autre est lisse et tapissée par la membrane synoviiïlc.
Dans les arlicnlalions immobiles, les cartilages sont lamelliformes, adbérents à l'os par leurs deux faces, et au périoste par leurs bords.
Cartilages périchondroides. Ces cartilages n'étant pas articulaires, ne sont placés ici que pour ne pas les séparer du système dont ils font partie. Ils ont pour caractères commun> de constituer une portion ou la totalité de la cbarpente de certaines parties, d'être revêtus dune membrane libreuse on péric/iondre, et de ne pouvoir être réduits en gelée par l'ehnllition. Ces rarlilages sont ceux des rotes, du larynx, de U
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cloison nasale, de la ttacliée et des bronches, etc. Les lonnes de ces cartilages sont très-variées.
Structure du système cartilagineux. Les cartilages articulaires sont composés de libres qui sont perpendiculaires à la surface osseuse qu'elles revêtent. Les cartilages non articulaires sont diversement organisés : les cartilages costaux sont composés de lames elliptiques superposées, unies entre elles par des libres transversales. Ces lames sont composées de libres susceptibles de se réduire en tissu cellulaire. Les autres cartilages de ce groupe se réduisent par la macération et l'ébullition d'abord en librilles très-téimes et très-courtes, puis en tissu cellulaire.
Fonctions. Les cartilages articulaires facilitent les mouvements, en amortissant par leur élasticité les efforts de com- (iression et les chocs qu'éprouvent les articulations.
Les cartilages périchondroïdes constituent en totalité ou en partie certains organes dont ils déterminent la forme.
§ m. DES FIBRO-CARTILAGKS EN GÉNÉRAL, OU DU SYSTÈME FlBRO-CARTtLAGlNEUX.
Les fibro-cartilages sont des parties qui participent, par leur ténacité, par leur élasticité et leur structure, des caractères du fissu fibreux, et par leur densité et leur blancheur de ceux des cartilages; leur formes sont très-variées. On les divise 1° en ceux qui sont libres par leurs deux faces , ce sont les interarticulaires ou ménisques; ils se trouvent dans les articulations de la mâchoire, du genou, de la clavicule; 2° en ceux qui ont une face libre et une face adhérente , savoir , ceux des gaines tendineuses et de la circonférence des cavités articulaires; 3" en ceux qui adhèrent par leurs deux faces à des os auxquell elles servent par cela même de moyens d'union : tels sont ceux du corps des vertèbres, de la symphyse pubienne, etc.
Structure. Ce système résulte des tissus fibreux et cartila' gineux, diversement combinés entre eux. La substance lihrcuse prédomine dans les fibro-cartilagcs in ter- vertébraux , où ello forme des courbes concentriqlies ; elle est moins abon-
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liante dans les lil)io-cartilages inter-articulaires , moins abondante encore dans les gaines des tendons, etc.
Fonc/ions. Les fd)ro-cartilages servent les uns à faciliter les mouvements de certains tendons , les autres à favoriser la mobilité des surlaces articulaires entre lesquelles ils sont places soit comme des espèces de coussins, soit comme des ligaments élastiques.
§ JV. DES MEMBUANES SYNOVIALES EX GÉNÉRAL , OU DU SYSTÈME SYNOVLAL (1).
Les membranes synoviales, portion du système séreux, sont blanchâtres, demi-transparentes, minces et molles, répandues en grand nombre dans l'appareil de la locomotion et placées entre des surfaces qui se meuvent les unes sur les autres.
On les divise en bourses synoviales sous-cutanées, en membranes synoviales des tendons et en celles des articulations.
Les bourses soics-ciitances sont de petites vésicules obrondes, interposées entre la peau et certaines parties osseuses ou carlilagineuses saillantes. 11 en existe sur le trochanter, la rotule , l'olécrane , etc.
Les synoviales des tendons sont de deux espèces; les uiie> sont vésiculaires et interposées entre des parties tendineuses et des os ou des cartilages , ou entre des tendons seulement ; leur surface externe est adhérente à ces parties. Les autro sont appelées vaginales, parce qu'elles forment des gaines complètes autour des tendons. Ces gaines sont composées de deux feuillets cylindriques superposés, continus par deux extrémités, contigus par une de leurs faces, adhérents par l'autre.
Les membranes sytioviales des articulations ont toutes la forme d'un sac sans ouverture. Elles tapissent les surfaces do.arficulations diarthrodiales , leurs ligaments et toutes les parties qui les entourent immédiatement. Elles forment des du-
|1| Les membranes .synoviales font partie dvi système séreux dans notre Manuel d'Analomie générale. Voy. page 86 de ce dernier ouvrape. Nous les décrirons toutes dans cet article, quoique plusieurs d"cntrc elle»ne .servent poini aux articulations.
os. «;) plicalures l'iaiii^oes , llottantcs dans leur cavité, et qu'on noiniue prolonrjcments frangés. La l'ace externe des synoviales articulaires est intimement unie aux. parties environnantes; l'interne est libre et contiguc à elle-môme.
Le tissu des membranes syno\ iales ne se distingue du tissu cellulaire que par un peu plus de densité.
Fonctions. Les synoviales ont pour fonctions de faciliter les mouvements des parties entre lesquelles elles sont situées. Elles doivent les moyens de remplir les usages auxquels la nature les a destinées, d'un côté, au poli de leur surface, et de l'autre à la présence d'un liquide transparent, visqueux et filant qu'on nomme synovie.