ONZIÈME CLASSE
DICOTYLÉDONES MONOPÉRI ANTHÉES INFER O VARIÉES.
FAMILLE DES CALLITRICÉES.
Périanthe calicinal ou pétaliforme ; une à quatorze examines ; ovaire unique ou quadruple , rarement supère. Périsperme nul ; cotylédons quelquefois inégaux.
Les callitricées sont des plantes aquatiques ordinairement inondées ; leurs feuilles sont verticillées ou opposées , souvent linéaires ou finement découpées ; et l’on observe sur
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certains individus jusqu’à quatre cotylédons. Par leur habitat, ces végétaux semblent être parmi les poly cotylédon s ce que sont les naïadées dans les monocotylédons, et les hydrophytes parmi les acotylédons.
CALLITRIC. Callitriche . Fleurs unisexes, à corolle dipétale ; mâles monandres. Capsule indéhiscente , à quatre loges monospermes.
Ce genre , qui a pour étymologie ücjlKoç , beau , et Ôpt% , cheveux , fut placé d’abord par De Jussieu avec les monoco— tylédones; mais il doit être rangé actuellement parmi les plantes à deux cotylédons , car on a reconnu que son embryon était manifestement bilobé.
Le Callitric printanier 1 forme d’abondantes touffes sur les bords de nos mares ; les nombreuses variétés qu’il offre , et qui sont dues au terrain plus ou moins inondé sur lequel il croît ,
ont souvent été prises pour des espèces.
1SNARDE. Isnardia. Périanthe «à quatre étamines. Capsule à quatre loges polyspermes.
Les isnardes ont été consacrées à la mémoire de Danti d’Isnard, ancien professeur de botanique au Jardin du Roi ; ce sont des végétaux herbacés qui croissent presque tous dans l’Amérique, et habitent les étangs et les fossés.
L’Isnarde des marais’, qui porte des fleurs sessiles, verdâtres, se rencontre en France , ainsi que sur le nouveau continent.
GÉRATOPHYLLE. Ceratophyilum. Fleurs monoïques ; les mâles à douze à quatorze étamines. Noix ovale , pointue , monosperme.
Ce nom provient de KSpc&Tot , corne , et q>t»A kov y feuille ,
I C. verna. 2 1. palustris.
CALLITRICEES.
les organes foliacés des cératophylles ayant été comparés à des cornes par les anciens botanistes. Ces plantes ont un embryon à quatre cotylédons ; elles vivent sous l’eau ou s’élèvent en partie au-dessus de sa surface ; on les voit parfois pulluler si abondamment dans les mares , qu’à l’aide de rateaux on les recueille pour les jeter sur les terres, en guise d’engrais.
Le Cératophylle nageant * , qui porte des feuilles dentelées et des fruits tricornes , est commun en France.
MYRIOPHYLLE. Myrioph yllurn . Fleurs mâles quadripétales, octandres ; femelles, apétales. Deux à quatre coques monospermes , indéhiscentes.
Les myriophylles , appelés ainsi de pvpiot, nombreux, et de <pv\\ov , feuille, ont le centre de leurs fleurs mâles occupé par un mamelon charnu , quadrilobé à son sommet , et que l’on doit regarder comme un ovaire avorté. Ces plantes flottent dans les eaux des étangs et des fossés , et élèvent seulement leurs fleurs au-dessus de leur surface au moment de la floraison ; elles pullulent parfois en telle quantité , qu’on les arrache pour en faire du fumier ; ces callitricées croissent en Amérique et dans l’ancien continent.
Le Myriophylle en épi », dont les fleurs sont spiciformes, se rencontre communément en France ; il vient aussi dans le Nouveau-Monde .
HIPPURIS. Hippuris. Fleurs hermaphrodites monandres, ou femelles. Fruit monosperme , indéhiscent.
C’est ainsi que les Grecs appelaient les presles ; ce mot , qui vient de ittttoç, cheval , et de ovpct , queue , paraît avoir été appliqué aux hippuris, par les modernes, pour retracer 1 analogie de leur port avec l’aspect de cet organe.
i C. demersnm.
■i M. spicatum
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L’Hippuris commune 1 , vulgairement appelée Pcsse , parce qu’on a comparé son feuillage à celui du pin que l’on nomme ainsi , se trouve dans les étangs et les fossés de l’Europe.