‹ Traité élémentaire de botanique appliquée, contenant la description de toutes les familles végétales, et celle des genres cultivés ou offrant des plantes remarquables par leurs propriétés ou par leur histoireChapitre 59 sur 87 · FAMILLE DES MALVACÉES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES MALVACÉES

Calice monosépale , souvent caliculé ; corolle pentapétale, régulière, souvent pseudo-monopétale; étamines nombreuses , monadelphes ; anthères uni-

li. luteola.

MALVACEES .

ïoculaires. Fruit sec ou charnu , tantôt à trois ou cinq loges ou plus , tantôt forme' de coques ordinairement bivalves et entourant un axe central.

Les malvacées sont des végétaux ligneux ou herbacés, dont les feuilles sont alternes et simples.

MALOPE. Malope. Calicule triphylle ; calice quinquéfide. Capsules monospermes re'unies en tête sphérique.

Ces végétaux , qui portent le nom que les Grecs donnaient à la mauve, p.&KcL'xJt , habitent le bassin de la Méditerranée.

MAUVE. Malva. Calicule triphylle ; calice quinquélobé; cinq pétales subcordiformes , alongés. Capsules monospermes, nombreuses, disposées circulairement.

C’est de [jt.sck<i<r&a)'} j’amollis, je détends, que provient cette dénomination.

La Mauve sylvestre 1 et la Mauve à feuilles rondes 3 , qui habitent l’Europe , jouissent toutes les deux des mêmes propriétés et sont employées aux mêmes usages. Anciennement elles étaient alimentaires en Egypte, en Grèce et à Rome. Pythagore regardait leur emploi comme propre à modérer les passions et à donner de l’aptitude à l’esprit , et , par une allusion à leurs vertus adoucissantes qu’il connaissait, il disait parfois à ses disciples : La satyre ne corrige pas; n’écrivez jamais que sur des feuilles de mauve , symbole de la douceur. D’après ce que dit Martial , les Romains faisaient principalement usage de cc mets pour se médicamenter ; car ils le regardaient comme laxatif. Du tems de Mathiole , les feuilles de ces

M. sylwsiris.

■i M. roiiindifolia.

CLASSE XIV

malvacécs se mangeaient en Italie ; aujourd’hui elles sont encore en usage sur les tables de la Chine et de l’Egypte , où on les apprête comme des épinards. On peut retirer, de l’écorce de ces deux plantes, des fils propres à fabriquer des tissus.

L’antiquité eut une haute idée des vertus médicales des mauves ; quelques enthousiastes prétendaient même qu’une demi-coupe de leur suc, bue chaque matin, préservait de toutes les maladies , et de là provient le nom d 'omni morbia qui leur est parfois imposé. Xénocrate , méconnaissant l’action réelle de ces plantes , professait qu’elles excitaient les désirs amoureux , puis il ajoutait qu’un lit qui était jonché de leurs fleurs rendait l’accouchement plus facile. Hippocrate connaissait la propriété émolliente des mauves , et il nous en a donné la preuve en les employant dans les affections inflammatoires, contre lesquelles nous reconnaissons encore leur efficacité.

KITAIBEL1E. Kitaibelia. Calicule de sept à neuf de'coupures ; calice monose'pale, quinque'lobe'. Capsules monospermes, re'unies en tête quinque'lobe'e.

La seule espèce de ce genre , qui est indigène de la Hongrie, a été consacrée à Paul Kitaibel, professeur de botanique à Pest.

GUIMAUVE. Althœa . Calicule de cinq à neuf divisions ; calice à cinq divisions profondes. Capsules monospermes, dispose'es circulairement.

Ces végétaux ont un nom qui provient de ctAÔo , je soulage ; ils habitent les deux continens.

La Guimauve officinale ', qui croît spontanément dans quelques provinces du sud— ouest de la France , offre une racine qui contient un mucilage abondant, et dans laquelle M. Bacon,

A. officinalis.

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