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La moëlle parait surtout nécessaire à la plante

Fig. 25. Section horizontale de la tige d'une plante monocotylédonée, laissant voir les vaisseaux et les fibres dispersés dans le tissu cellulaire.

Fig. 26. Section verticale de la tige d’une plante monocotylédonée; À, tissu cellulaire, B, trachées, C, vaisseaux proprement dits, D, fibres ligneuses,

Fig. 27. Section horizontale de la tige d’une plante dicotylédonée, âgée de trois ans ; À, moëlle, E, écorce, F, C, D, couches annuelles de bois: on y voit aussi les rayons médullaires.

Fig. 28. Section verticale de la tige d'une plante dicotylédonée ; À, moëlle centrale ; F, trachées entourant la moëlle

centrale ; C, vaisseaux ; D, fibres; E, écorce: on peut oussi y distinguer facilement la croissance de chaque année.

dans le jeune âge et finit presque toujours par disparaitre avec le temps, ou par se dessècher et ne renfermer plus que de l'air. Outre la masse

de moëlle centrale dans les

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l'épaisseur du tronc, par veines qui partant du centre se rendent jusqu’à l'écorce, c'est ce qu’on appelle les rayons Médullaires (Fc. 27 et 29). Les rayons médullaires diminuent de volume à mesure qu’ils se rapprochent du centre ou de la moëlle centrale. Nous verrons plus loin (123) quelle fonction ils sont destinés à remplir.

37.—Les plantes dicotylédonées sont de plus entourées d’une écorce formée de quatre parties savoir, en commençant en dehors : 10. d’une pellicule épidermique, e (F1. 29); 20. d’une masse de cellules inculcres, à ; 30. d’une autre couche de cellules remplies de matière

Fig. 29. Section transversale, très grossie, s’étendant de la moëlle m, à l'épiderme e, d’une tige d’Erable d'un an de croissance : E, l'écorce; B, le bois: et C, le combium, comme on le trouve en hiver ; m, moëlle; L, liber ; p, couche de cellules constituant le parenchyme cortical; b, autre couche de cellules incolores; e, épiderme. On y voit aussi les rayons médullaires à travers la couche ligneuse.

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verte, qu'on appelle parenchyme, »p; et 40. de faisceaux de fibres d’une nature spéciale appelées fibres corticales ou Ziber, 7, Les fils du Lin, du Chanvre &c. ne sont formés que de ces dernières fibres.

88.—C'est dans le tissu épidermique ÿ1 qu'on rencontre ces méats intercellulaires que leur forme ne permet pas d'attribuer, comme ceux que nous avons déjà mentionnés (17), à des solutions accidentelles de continuité, et qui pour cela ont reçu un nom particulier, celui de stomates, qui vient du grec stoma

qui signifie bouche. Les stomates sont donc de petites bouches microscopiques, tantôt éparses ça et là, et tantôt rangées en séries longitudinales dans l’épiderme des surfaces herbacées, et surtout des feuilles, de tous les végétaux, comme le microscope nous en montre dans les feuilles du Lis (Fi. 30).

39.—I1 arrive dans certaines plantes que le tissu sousépidermique fait hernie à l’extérieur, et se montre sous l'apparence de petits points blancs, ronds ou allongés, comme on peut le voir sur les rameaux des Bouleaux et des Cerisiers. (Ces points qu'on appelle Zenéicelles, à force de se multiplier et de s'étendre, viennent à couvrir la surface entière de la tige, lorsque l’arbre est plus âgé. Ainsi ces écorces blanches dans le Bouleau et brunes dans le Merisier, qu’on enlève en larges feuillets transversaux, sont des productions sous épidermiques. Le tissu parenchymateux de l'écorce des arbres est ordinairement très riche en principes immédiats recherchés dans les arts, la médecine &c.

Fig. 30. Epiderme d’une feuille de Lis, parsemé de stomates.

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40.—Les plantes monocotylédonées n’offrent pas d’ordinaire d'écorce distincte du reste de la tige (Fia. 25) ; et dans un grand nombre de ces plantes, comme dans les graminées, le tissu épidermique est remplacé par une couche de matière vitrée, formant un vernis plus ou moins épais; cette matière se termine ordinairement sur les arètes des feuilles par de petites dents en forme de scie extrêmement fines, maïs capables toutefois d’écorcher les doïgts de ceux qui sans précautions se plaisent à presser ces feuilles dans le sens de leur longueur.

41.—C'est eu égard à la tige qu’on divise les plantes en arbres, arbrisseaux et herbes (6).

Un arbre, est une plante à tige solide qui s'élève à une certaine distance de terre sans se répandre en ramifications.

Un arbrisseau, est une plante de plus petite dimension qu’un arbre, dont la tige solide aussi se ramifie à peu de distance du sol.

Enfin une kerbe, est une plante à racine annuelle ou vivace, mois ne donnant jamais le tige solide.

42.—La tige existe dans tt : ‘7égétaux vasculaires quoique «ans plusieurs e!la : 1e que peu de développement, ces plantes sont : .«s acaules (sans tige) (Plantain, Jacinthe).

On appelle =ampe, la tige qui ne s’élève que pour porter la fleur d’une plante (Tulipe), et chaume, les tiges creuses des herbes et des graminées.

On donne le nom de #ronc à la tige de nos arbres, et celui de stipe à celle des Palmiers et des Fougères en arbres, lesquelles d'ordinaire sont sans ramifications.

43.—La tige est dite annuelle, lorsqu'elle ne vit qu’une seule année (Balsamine, Froment) ; bisannuelle, vivar deux années, c’est-à-dire, la première année ne donnaï. que des feuilles, et la deuxième année donnant sa

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fleur après quoi elle meurt (Rose-Trémière, Digitale) ; enfin elle est dite vivace, quand elle vit plus de deux années (Framboisier, Sureau).

44.—La tige est encore dite séolonifére, lorsque de l’aisselle de ses feuilles inférieures naissent des bourgeons qui s’allongent en coulant sur le sol pour y prendre racine, en même temps qu’ils développent des touffes de feuilles à leur extrémité (Fraisier, Fia. 23).

On appelle tige aiguillonnée, celle qui est couverte de pointes aigües qui peuvent s’enlever sans léser la plante (Rosier); et tige épineuse, celle dont certains rameaux avortent dans leur développement et se convertissent en poiutes dures (Prunier, Néflier).

45.—La tige suivant sa direction a reçu différents noms qui rentrent dans le langage ordinaire; elle est dite dressée, ascendante, couchée &c.; grimpante, lorsqu’elle . 8’élève en s’attachant aux corps qui l’avoisinent (Vigne, Liane) ; volubile, lorsqu'elle s’enroule autour des corps voisins en formant une spirale, dite dextrorse lorsqu'elle monte de gauche à droite (Liseron), et sinistrorse lorsqu’elle monte de droite à gauche (Houblon). Pour déterminer la position d’une tige volubile il faut se supposer au centre de la spirale.

On appelle tige simple eelle qui ne présente aucune ramification, et tige rameuse celle qui porte des rameaux.

46.—On appelle rkizome, des tiges qui au lieu de s’élever rampent obliquement ou horizontalement au dessous, ou à la surface du sol, la partie antérieure émettant des racines fibreuses, des feuilles et des fleurs, et la partie postérieure se détruisant peu à peu avec l’âge (Sceau de Salomon, Fie. 31).

47.—Enfin les bulbes et les tubercules doivent encore être considérés comme appartenant plus à la tige qu’à la racine, puisqu'ils portent des bourgeons et des feuilles et

qu'ils donnent naissance à des racines. Le bulbe n’est à proprement parler qu’un rhizome plus arrondi, plus charnu ou plus épais, qui donne naissance à des racines dans sa partie inférieure et à des feuilles dans sa partie

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supérieure. Le bulbe étant considéré comme une tige,

‘les écailles ou enveloppes lui tiennent lieu de rameaux ;

aussi le voit-on produire des bourgeons latéraux à l’aisselle de ces écailles (Lis, Fi. 19).

Le bulbe est dit éwniqué, lorsque les écailles qui le composent forment des gaînes qui s'emboîtent les unes dans les autres (Ognon, F1c. 32); solide, quand ses écailles sont tellement soudées entre elles qu’il ne constitue qu'une masse charnue, féculente et homogêne (Tulipe, Fic. 33); et enfin écailleux, quand ses feuilles sont étroites, charnues, et s’imbriquent sur plusieurs rangs (Lis, Fic. 19). Quelques plantes produisent des bulbes sur leurs hampes florales mêmes, comme le Martagontigré (Fia. 34), l'Ognon bulbifère &c.

Fig. 31. Rhizome souterrain (Sceau de Salomon).

Fig. 32. Bulbe tuniqué (Ognon).

Fig. 33. Bulbe solide (Tulipe.)

Fig. 34. Tige de Martagon tigré avec des bulbilles aëriennes à l’aisselle des feuilles.

ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.,

48.—Les tubercules sout des renflements des rameaux souterrains que produisent certaines plantes’ remplis de fécule, et portant des feuilles rudimentaires à l’aisselle desquelles sont des yeux ou bourgeons (Pomme de terre, FIG. 35).

49.—La tige dans ses subdivisions prend le nom de branches ; celles-ci portent les rameaux, et sur ceux-ci se trouvent les brindilles ou pousses nouvelles. Les rameaux ont d'ordinaire une position analogue à celle des feuilles à l’aisselle desquelles ils naissent ; ils seront opposés, alternes ou verticillés (58), suivant que les feuilles seront elles-mêmes dans ces mêmes dispositions sur les brindilles.

50.—Les bourgeons où yeux sont les rudiments des rameaux qu’on observe à l’aisselle des feuilles. 11 y en a de deux sortes : les bourgeons à feuilles, ou ceux qui contiennent les rudiments d’un nouveau rameau et les bourgeons à fruit, ou ceux qui doivent donner lieu à une fleur pour former le fruit. C'est avec peine que les horticulteurs mêmes les plus exercés peuvént distinguer les bourgeons à feuilles de ceux à fruit.

On donne aux bourgeons le nom de pousses ou scions lorsqu'ils sont développés. Les bourgeons sout d'ordinaire protégés par des écailles particulières, ils sont alors dits écailleux (Erable, Pommier) ; dans le cas contraire ils sont dits us (Noyer). Les bourgeons étant destinés à

Fig. 35. Rameaux souterrains et tuberculeux de la Pomme de terre. Les petites écailles représentent les feuilles à l’aisselle des. quelles se trouvent les bourgeons (yeux).

protéger les jeunes pousses contre l’humidité et contre le froid, leurs écailles sont assez serrées pour que l'eau, la pluie ou la neige ne puissent atteindre les jeunes feuilles avant leur épanouissement ; souvent aussi ils sont enduits d’une certaine matière résineuse (Peuplier, Aulne). Outre les bourgeons axillaires, la plupart des arbres présentent à l'extrémité de leurs rameaux un bourgeon plus gros et plus fort qu’on appelle bourgeon terminal, et qui est destiné à continuer le rameau. Dans les arbres à feuilles opposées il arrive souvent que le bourgeon icrminal avorte, les deux suivants se développant ensuite occasionnent une bifurcation du rameau (Lilas).

51.—Presque tous les arbres sont aussi susceptibles de donner naissance à des bourgeons adventifs des différentes parties de leur tigo, de leurs branches ou de leurs rameaux.

52.—Dans quelques végétaux, comme les Cactus, les rameaux présentant une surface plane ou étendue les ont fait quelquefois prendre pour des feuilles, mais il est toujours facile de distinguer des feuilles de rameaux , foliacés, car ceux-ci portent des fleurs et des fruits, ce que ne font jamais des feuilles. Dans les plantes à rameaux foliacés les feuilles subissant elles-mêmes une métamorphose ne sont représentées que par des petits coussinets chargés d’épines sur les arètes des rameaux (Cierges, Mamillaires).

53.—La Feuille est un appendice de la tige ou du rameau, mince, plane, formé par l'épanouissement des fibres de la tige et du tissu herbacé de l’écorce. Les parties de la feuille sont le pétiole, le limbe et les nervures (F1. 36 et suivantes).

64.—Le faisceau de fibres qui se rendent de la tige à la feuille restant indivis dans une certaine longueur, pour

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former la queue de la feuille, se nomme pétiole, et la feuiile est dite alors périolée (Cerisier, Poirier). Lorque la feuille ne présente pas cette queue et quelle semble naître de la tige même, elle est alors dite sessi/e (Lis, Chardon). Le pétiole est dit cananiculé lorsqu'il est creusé dans sa partie supérieure en forme de canal (Dahlia) ; déprimé, lorsqu'il est aplati dans le même sens que le limbe de la feuille (Plantain) ; et comprimé lorsqu'il est aplati dans le sens contraire, alors il donne prise au vent et fait tremblotter la feuille au moindre souffle (Peuplier- Tremble.)

55—Le limbe est la partie la plus apparente de la feuille, 11 est formé d'un tissu maillé de fibres plus ou moins ligneuses qui forment elles-mêmes les ervures et les veines, et d’une substance parenchymateuse semblable à celle de l'écorce, le tout recouvert d’un épiderme (37) qui dans beaucoup de feuilles peut se séparer du reste.

56.—Le faisceau de fibres qui forment comme la charpente de la feuille se continue dans l’immense majorité des cas jusqu’à l'extrémité du limbe et constitue la nervure médiane, envoyant de chaque côté un nombre déterminé de nervures secon ‘ ires qui se subdivisent elles-mêmes en nervures tertiaires etc. (Orme, Fia. 37). Dans d’autres cas, les faisceaux à leur entrée dans le limbe se partagent régulièrement en un certain nombre de nervures latérales parallèles à la nervure médiane (Fc. 34, 40).

La seule inspection des feuilles suffit le plus souvent pour faire distinguer les plantes dicotylédonées des monocotylédonées, car dans ces dernières les nervures

s'étendent parallèlement à la nervure médiane et ne forment point un tissu de mailles comme dans les premières (Fc. 34 et 37).

57.—Le pétiole est quelquefois simple, mais souvent aussi il est accompagné latéralement à sa base d'appendices plus ou moins analogues à des feuilles : ces appendices se nomment s/ipules (F1. 39, Rosier). Les stipules sont dites persistantes, quand elles vivent aussi longtemps que la

feuille (Rosier) ; dans le cas

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