‹ Traité élémentaire de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 12 sur 53 · DE LA RACINE · texte numérisé non relu

DE LA RACINE

geons ni feuilles ; cependant Îl arrive souvent qu'un état de maladie duns la tige, ou une surabondance de nourriture à la disposition des spongioles, porte la racine à émettre de quelques unes de ses parties des bourgeons qui sortent de terre et se convertissent en tiges “econdaires; c'est ce que nous nommons des //7es adrentives.

et ce que les horticulteurs appellent drageons. 16 17 18

32.— Les racines eu égard à leur direction et à leurs formes ont reçu différents noms, Elles sont dites :

Pivetantes, lorsqu'elles se dirigent vers le centre de la terre (Carotte, Fic. 17).

Traçantes, lorsqu'elles se ramifient près de la surface et s'étendent sans chercher à s’enfoncer (Prunier, Cerisier).

Simples, quand elles sont sans divisions (Panaïs, Carotte).

lRumeuses, se divisant en branches (Erable Fi. 18, Pommier).

Fusciculées, quand elles sont réunies en bottes, en faisceaux (Lis, Fig. 19).

Fibreuses, quand elles se composent d'un grand nom-

Fig. 16. Spongiole très grossie, ne se composant encore que de tissu cellulaire.

Fig. 17. Racine pivotante (Carotte).

Fig. 18. Racine Rameuse (Erable).

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16 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE,

bre de filets ténus, allonwés, plus ou moins ramifiés (Céréales, Fia. 20). |

Noueuses où cn chapelets, quand les filets se renflent de distance en distance {Filipendule, Fra. 21).

Tubéreuses, lorsqu'elles sont charnues et renflées en forme de tubercules (Dabhlia, Fia, 22).

33.—Plusieurs végétaux placés dans des circonstances particulières ont la faculté d'émettre des racines des différentes parties de leur surface, on appelle ces racines adventives; les horticulteurs ont souvent recours aujourd'hui à ee puissant moyen de multiplication.

On appelle racines accessoires, celles qui naissent sur les rameaux inférieures des plantes rampantes (Fraisier, FiG. 23) ; crampons, les racines adventives d'une nature spéciale que présente le Lièrre (F1c. 24); ct enfin suçoirs, les radicules des Cuscutes.

On appelle racines aëriennes, celles que certaines plantes ont la faculté u émettre des différentes parties de leurtige au dessus de terre, et même de leurs rameaux, comme le Figuier de l’Inde nous en fournit un

Fig. 19. Racines fasciculées et bulbe (Lis).

Fig. 20. Racines fibreuses (Céréales).

Fig. 21. Racines noueuses (Filipendule.)

exemple ; certaines variétés de Maïs et la plupart des plantes parasites émettent aussi des racines aëriennes,

34.—La Tige est la partie du végétal qui s'élève dans l’air pour servir d'appui aux branches et aux feuilles.

Elle se ramifie au moyen de bourgeons naissant à l’aisselle des feuilles ou des expansions latérales qu’elle a pro-

35.—-Les plantes monocotylédonées et dicotylédonées (9) offrent dans la structure de leurs tiges des différences bien considérables. Une tranche horizontale de la tige d’une plante monocotylédonée, par exemple d’Asperge (F1. 25), nous montrera une masse de moëlle formée de cellules, parsemée de nombreux vaisseaux ; tandis qu'une semblable tranche d'une plante dicotylédonée, par

Fig. 22. Racines tubéreusrs (Dahlia).

Fig 23. Racines accessoires du Fraisier.

Fig. 24. Tige de Lierre munie de crampons.

18 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.

exemple d'Erable (F1G. 27 et 29), nous présentera une moëlle centrale formée d’une masse de cellules circonscrite par un anneau des faisceaux vasculaires (trachées). Ainsi dans les premières les vaisseaux sont disséminés dans la moëlle, et dans les secondes ils ; entourent,

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