Quant à leur forme, les feuilles sont dites
Hétérophylles, lorsqu'elles ont différentes formes sur la même plante (Fougères Renoncule aquatique).
Ovales, lorsqu’elles offrent la coupe d’un œuf avec la plus grande largeur à la base: obovales, dans le cas contraire. On fait précéder du mot oë les noms qui doivent exprimer une forme renversée.
Cordées ou cordiformes, lorsqu'elles sont en forme de cœur (Lilas, Fi. 43).
Fig. 42. Feuilles verticillées (Laurier-rose). | Fig. 43. Feuille cordée ou cordiforme (Lilas). D
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80 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.
Réniformes, lorsqu'elles sont en forme de reins (Asaret du Canada, Fia. 44).
Ensiformes, lorsqu'elles ont la forme d’un glaive (Iris, Asphodèle).
Obtuses, quand leur sommet est arrondi (Pâquerette).
Acuminées, quand leur sommet s’amincit brusquement en pointe (Coudrier).
Subulées ou aciculaires, lorsqu'elles sont étroites et rétrécies en pointe comme une alène (Pin, Fie. 38). Entières, lorsqu'elles ne présentent aucune dent ni découpure sur leurs bords, (Lis, Agapanthe.) 46 Linéaires, lorsqu’elles sont très étroites et allongées(Blé,Avoine).
Sagittées, quand leur base se prolonge en deux lobes aigus en forme de flêche (Pied-de-veau, Fig. 46).
Peltées, quand le pétiole est attaché au milieu de la face in-
férieure du limbe (Capucine, Fig. 46).
Fig. 44, Feuille réniforme (Asaret du Canada). Fig. 45. Feuille sagittée (Pied-de-veau).
Fig. 46. Feuille peltée (Capucine).
ret Rudes ou scabres, quand la surface est raboteuse ou A âpre au toucher (Laiches, Orme). 1 is, Glabres, lorsqu'elles sont dépourvues de toute espèce hi. de poils (Hortensia, Erable). (à >). Pubescentes, lorsqu'elles sont garnies de poils (Gént ranium, F'raisier). {il Lancéolées, oblongues et finissant en pointe (Laurier- | rose, Fig. 42). | 60.—Les feuilles sont ordinairement vertes, cependant | quelques unes nous offrent une couleur bleue-blanchâtre | comme le Chou, le Pavot, etc., elles sont dites alors | glauques. Les feuilles panachées sont des feuilles qui -N présentent certaines taches de blanc ou de jaune dans : | leur limbe ; ces taches sont dues à des sucs particuliers “1 renfermés dans un certain nombre de cellules du pa- de renchyme (Erithrone, Thym). La coloration des feuilles | 4 \ en rouge, orange &c., à l'automne vient aussi de l’altéra- À À tion de ce même tissu parenchymateux. ‘14 et 61.—Les bords des feuilles présentent aussi dans 1 beaucoup de plantes des découpures plus ou moins Ni: ni prononcées. La feuille est dite crénelée, quand elle offre j : des dentelures arrondies et peu profondes (Pélargonium, 4 rès Fig. 47) ; dentée, quand elle est munie de dents aigües 7 e). avec des sinus arrondis (Rosier, Fig. 39) ; dentée en scie, ‘à cé quand les sinus et les dents sont tournés vers le sommet ‘à en comme les dents d’une scié (Véronique, Fig. 48); Lau, doublement dentée, crenelée, lorsque chacune des crénules est elle-même dentée ou crénelée; sinuée, quand son contour offre des sinuosités; on la dit pennifide quand est RE We ces sinuosités se correspondent des deux côtés de la
nervure médiane; et si dans ce cas les découpures se rapprochent beaucoup de cette nervure et que les divisions soient arrondies, la feuille est dite alors pennilobée 16 (Chélidoine, Fig. 49).
Si les segments ou découpures de la feuille, au lieu de {e
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32 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.
se ranger des deux côtés de la nervure médiane, prennent chacun à l'extrémité du pétiole une direction différente en divergeant comme les doigts de la main, la feuille est alors dite digitée ou palmée ; et on la dira de même palmi-lobée, palmi-partite, palmi-séquée &c. selon que ses divisions seront des lobes, des partitions, des segments &c.
62.—On appelle feuille composée celle qui réunit plusieurs petites feuilles sur le même pétiole (Rosier). La feuille composée est dite pennée quand ses folioles se rangent des deux côtés de la nervure médiane comme les barbes d’une plume (Noyer); elle sera pari ou imparipennée suivant que ses folioles seront en nombre pair ou impair. La feuille est dite ternée lorsqu'elle présente des segments divisés en trois (Trèfle), elle sera biternée, trilernée, suivant qu'elle se subdivisera ainsi deux fois, trois fois en trois. Enfin la feuille est dite décomposée lorsqu'elle se subdivise indéfiniment (Carotte). Si dans les feuilles pennées des divisions plus petites alternent avec de plus grandes, la feuille est
Fig. 47. Feuille crénelée (Pélargonium).
Fig. 48. Feuille dentée en scie (Véronique).
dite alors interrupti-pennée (Patate). Lorsque la nervure
Fig. 49. Feuille pennilobée (Chélidoine). à are
Fig. 50. Feuille de la Sarracénie, à pétiole vésiculaireet à limbe operculaire. ni > ,
Fig. 51. Feuille du Nepenthes Distillatoria, où la nervure médiane porte une urne munie d’un couvercle.
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84 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.
médiane dans la feuille simple semble se rejeter sur un des deux côtés, la feuille est alors dite oëlique (Orme, Fig. 37). On donne le nom de vrilles aux feuilles ou folioles qui réduites à leur nervure médiane se con-
tournent en forme de tirebouchons (Vesce, Vigne).
Il est de certaines plantes qui offrent des feuilles anormales, s’écartant plus ou moins dans leur forme ou leur disposition, de celles que nous venons de décrire, telles sont : la Sarracénie, dont le pétiole forme une sorte d’urne où de vase; le Nepenthes Distillatoria, dont la feuille lancéolée se continue en vrille et se termine par une espèce d’urne ou de godet muni d’un opereule. (Fi. 50 et 51).
EV.—De Ia Fleur.
63.—La Fleur est la partie la plus importante de la plante, puisqu'elle renferme les organes nécessaires à sa s 52
reproduction. Les principales parties de la fleur sont, en conmençant par l'extérieur: le Cüalice, la Corolle, les
Fig. 52. Fleur de l'Œillet,; c, calice; p,p, p, pétales; e,e,e, étamines; d, pistil; o, ovaire renfermé dans le calice; O, montre l'ovaire retiré du calice, et C, le calice débarassé des pétales et dépouillé du calicule de sa base.
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Etamines etle Pistil. Une fleur complète se compose donc de quatre rangs ou verticilles d'organes. Pour plus d'intelligence voyez la Fig. 52, qui représente une fleur complète, Œillet : c, est le calice ; ce qu’on regarde ordinairement comme la fleur ppp, est la corolle formée de cinq folioles; ces dix filaments qui portent une tête à leur sommet, sont les étamines, eee ; d, est le pistil qui est double dans cette fleur; et enfin en o, renfermé dans
le calice, se trouve l'ovaire qui renferme lui-même les graines,