‹ Traité élémentaire de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 53 · I—DU CALICE · texte numérisé non relu

I—DU CALICE

64.—Le Calice est la partie de la fleur la plus rapprochée des feuilles et celle qui leur ressemble le plus. Comme elles, il est ordinairement de couleur herbacée ; il sert d’enveloppe à la corolle. Le calice se compose d’un certain nombre de petites feuilles plus ou moins soudées entre elles qu’on appelle sépales.

65.—Le calice est dit 0n0- ] sépale (de monos, un), lorsque les feuilles qui le composent sont tellement soudées qu’elles semblent former un calice d’une ) seule pièce (Œillet); et poly- 7 sépale (de polus, plusieurs), quand ses feuilles sont libres (Géranium, Fig. 53).

Dans le calice monosépale on distingue le fube, la gorge et le limbe. Le tube est la partie où les sépales sont soudés ; la gorge est la partie intérieure du calice où s'arrêtent les soudures ; enfin le limbe est la partie où les sépales sont libres. Nous appliquerons plus tard ces mêmes dénominations à la corolle.

Fig. 53. Calice polysépale (Géranium).

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86 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.

66.—Le calice monosépale est dit partit, lorsque les sépales sont presque libres et ne se soudent qu’à la base (Géranium, Fig. 53) ; il sera de même bipartit, tripartit &c. selon le nombre de découpures qu’il présentera. Il est dit de (fendu), lorsque les sépales ne sont soudés que vers la moitié de leur longueur, il sera de même bifide, trifide &c. suivant le nombre qu’il présentera de semblables découpures. Il est dit denté, quand les soudures se prolongent presque jusqu’au sommet des sépales ; entier, lorsque ses bords n'’offrent aucune découpure. Il est dit sypère, lorsqu'il est situé au sommet de l'ovaire (Rosier, Pommier); et imfère, quand il prend naissance au dessous (Œillet) ; caduc, lorsqu'il tombe après la floraison (Coquelicot) ; marcescent, quand en persistant il se fane et se dessèche (Mauve); et accrescent, lorsqu’en persistant il prend de l'accroissement (Pomme, Nèfle).

Le calice est encore dit régulier, lorsque ses sépales sont égaux en longueur; et irrégulier, quand ils ne forment pas un tout symétrique, comme, dans la Capucine où trois sépales se soudent pour former un éperon, les Pélargoniums, où le sépale supérieur se prolonge sur le pédicelle et fnrme un tube avec cet organe.

67—Le périanthe (de peri, autour, et antos, fleur) est un terme souvent employé pour désigner l’ensemble des enveloppes des organes génitaux de la fleur ; il comprend par conséquent le calice et la corolle. Une fleur apérianthée (de a privatif des grecs, et périanthe), est une fleur où ces organes se trouvent sans enveloppes (Frêne).

68.—On appelle bractées, des petites feuilles qui accompagnent la fleur de certaines plantes. Les bractées ne diffèrent des feuilles proprement dites qu’en ce qu’elles sont toujours très rapprochées de la fleur, plus petites, différentes de forme, et souvent de même couleur que les pétales de la corolle. Les plus petites s’appellent brac-

téoles, et une fleur qui en est munie est dite bracétolée. Quelquefois des bractées en forme d’écailles forment comme un second calice à la base du premier (Œillet,

Fig. 52), on donne alors à ce second calice le nom de

calicule. Lorsque des bractées sont rangées en couronne autour de plusieurs fleurs réunies, elles constituent un involucre.

69.—L'involucre, est donc une espèce de calice commun à plusieurs fleurs. Il se rencontre surtout dans les Composées ; quoique chaque petite fleur ait elle-même son calice, l’ensemble qu'elles forment se trouve entouré d’une espèce de collerette qui constitue l’involucre (Œillet d'Inde, Carotte). L’involucre prend une grande variété de formes ; quelquefois il se rapproche du calice,

d'autrefois il simule des pétales, souvent plus brillants

que ceux des fleurs mêmes, comme dans le Cornouiller du Canada (Fi. 54).

Fig. 54. Involucre simulant des pétales (Cornouiller du Canada).

Fig. 55. Epillet d’Avoine à deux fleurs ; g,g, glumes ; À, fleur avec ses paillettes dont l’une porte deux pointes à son sommet et une grande barbe courbée sur le dos.

88 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.

70.—On appelle glumes, les bractées qui dans les graminées forment l’involucre de chaque épillet ; et paillettes, celles qui remplacent le calice dans chaque fleur. Les glumes et les paillettes sont souvent munies de barbes plus au moins longues, elles forment ensemble les balles que le battage sépare de la paille dans le Blé, le Seigle, l’Orge &c. (Fia. 55).

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