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46 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.
l’un et l’autre à leur extrémité pour donner passage à la fovilla (82) qui viendra plus tard féconder l'embryon. Ce trou de l’ovule a reçu le nom de micropyle (Fia. 80).
86.—La partie interne de l'ovaire à laquelle les ovules sont attachés a reçu le nom de placeniaire, par ce qu’en effet elle fait passer dans l’ovule les sucs nourriciers que lui fournit le fruit. On dit la placentation pariétaire, lorsque les ovules sont attachés aux parois mêmes de l'ovaire (Millepertuis, Fia. 65) ; et on la dit axi/e, quand ils tiennent à l’axe même du pistil (Spargoute, Fia. 66).
Les feuilles ou écailles qui se soudent pour former l’ovaire se nomment carpelles.
87.—-L'ovaire est le plus souvent libre au fond de la fleur (Lis, Tulipe) ; quelquefois son sommet seul est libre et il est soudé dans le reste de sa surface avec la base du calice, on le dit alors adhérent ou infère (Eglantier), pour le distinguer de celui qui est libre ou supére (Trille). L'ovaire est dit sipité, quand il est supporté sur un podogyne (du grec pos, podos, pied, et gyné, pistil) plus ou moins allongé (Lychnis, Mouron). Selon qu'il a une, deux, trois, quatre cinq, ou un plus grand nombre de loges, il est wn/oculaire (Gentiane), biloculaire (Lilas), trilocuuire (Pensée), quadriloculaire (Myosotis), quinquéloculaire (Pomme), multiloculaire (Nénuphar). Chaque loge peut contenir un nombre d’ovules plus ou moins considérable ; la loge est wniovulée, quand elle ne renferme qu'un seul ovule (Bl°, Orge); biovulée, multiovulée, lorsqu'elle en contient deux ou un plus grand nombre.
88.—Le style est une espèce de filet creux, joignant le stigmate à l'ovaire, et de: né à donner passage dans sa cavité au pollen (82) pour la fécondation des ovules (Fie. 64).