Enfin le séigmate est le couronnement du style
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ilne manque jamais. 11 varie beaucoup en forme et en grandeur ; il est quelquefois sphérique, allongé, filiforme, ouvert, &c. Il est généralement cotonneux et enduit d’une humeur visqueuse qu’il secrète, ce qui lui permet de retenir plus facilement la poussière pollénique, (Fia. 64, s, et 67).
90..—La fleur suivant qu’elle a un, deux, trois ou plusieurs pistils, est dite onogyne, digyne, trigyne, polygyne, &c.
Observons ici qu’une fleur parfaite doit avoir ses quatre rangs d'organes en nombre égal dans chaque rang, et alternant avec les pièces du rang précédent. Telle est la fleur de la Crassule qui a cinq sépales dans son calice, cinq pétales dans sa corolle, cinq étamines dans son androcée et cinq pistils dans son gynécée. Le plan de cette fleur (Fi. 68) fait voir que chacun de ces organes alterne avec ceux du rang précédent ; ainsi les pétales sont opposés aux intervalles des sépales, les étamines à ceux des pétales, et les pistils à ceux des étamines. Cette alternance des verticilles d'organes est
Fig. 67. Stigmates plumeux des Céréales.
Fig. 68. Plan d’une fleur pentamère symétrique, la Crassule, ou section transversale de l’un de ses boutons ; les pétales alternant avec les sépales, les étamines avec les pétales et les pistils avec les étamines.
48 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE,
presque générale, mais la symétrie dans le nombre de ces organes s’écarte le plus souvent en plus ou en moins du type parfait que nous venons de citer. Et non seulement les organes qui servent d'enveloppes (67), mais encore ceux qui sont nécessaires à la reproduction de la plante, sont susceptibles de manquer dans une fleur. Une fleur est dite parfuite lorsqu'elle possède l’androcée et le gynécée (Lis) ; et wniseæuée, si elle n'a que l’un ou l’autre ; on la dit s/aminée ou stérile, lorsqu'elle n'a que l’androcée (Fa. 69, a,), et pistillée ou fertile, lorsqu'elle est réduite au gynécée (Fic. 70,g); enfin neutre, si elle n’a ni étamines ni pistil.
Les plantes diclines (de dis, deux et cliné lit), sont celles qui portent des fleurs dans lesquelles les organes sexuels sont ainsi divisés; ces plantes sont dites m0-
noïques (de monos, seul, et oikia, DZ maison), lorsque les fleurs stami- A1 n6es et postillées se trouvent sur
Ÿ// le même individu (Citrouille) ; et
NN divïques, lorsqu'elles sont portées
sur des pieds distincts (Chanvre).
Nous dirons un mot plus loin de la nouvelle théorie qui considère tous les orggnes floraux comme des feuilles plus ou moins modifiées, et s’éloignant plus ou moins de ce premier type.
Fig. 69. Rameau de Pruche (Abies Canadensis); a fleurs staminées, g, strobile pistillé.
s sta-
INFLORESCOENCE. 49 V.—Inflorescence.
91.—Ayant traité des différentes parties des fleurs, nous allons maintenant considérer la disposition générale qu’elles affectent sur la tige qui les porte, c’est ce que désigne le terme ixfforescence.
92.—Le premier support de la fleur est le pédicelle. Le pédicelle n’est autre chose que la queue même de la fleur ; il est anologue au pétiole dans la feuille. Le pédoncule, est l'axe principal de l'inflorescence qui porte le pédicelle ; il est ordinairement accompagné d’une petite feuille, à laquelle comme nous l’avons déjà dit, on donne le nom de bractée (68) : si des bractées prennent place sur le pédicelle même, on leur donne le nom de bractéoles, Ces organes ont très souvent la couleur des fleurs (Sauge éclatante).
93.—Le réceptacle est la partie du pédicelle la plus voisine de la fleur. Dans les fleurs simples le réceptacle ne se distingue en rien du pédicelle même ; mais dans les fleurs composées, il affecte souvent une forme particulière. Il est plat dans l’Hélianthe, légèrement convexe dans les Asters, charnu et spatulé dans la Célosie à crête, &c.
94.—Les principales inflorescences sont l'épi, la grappe, la panicule, le thyrse, le corymbe, la cime, l’ombelle, le chaton, la spadice et le capitule.
L'épi, est une inflorescence où les pédicelles sont presque nuls, et où les fleurs semblent naître de l’axe qui les porte (Fi@, 70, Verveine). Il est dit composé quand les pédicelles portent eux-mêmes des épillets (Blé). L’axe où le pédoncule de l’épi prend le nom de racais.
La grappe, ne diffère de l’épi qu’en ce que les fleurs sont portées sur des pédicelles au lieu d’êtres sessiles (Gadellier, Fia. 71).
50 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.
La panicule, est une grappe composée ; chacun de ses rameaux suit dans son développement la même marche qu'une grappe simple, les fleurs de la base s'ouvrant les premières (Avoine, Fic, 72).
On donne à la panicule le nom de #Ayrse, lorsque les pédicelles du milieu étant plus longs, ils lui donnent une forme pyramidale ou oblongue (Lilas).
Le corymbe, est une espèce de grappe redressée où les pédicelles inférieurs étant plus allongés se trouvent à fleurir à peu près à la même hauteur, de manière à former une sorte de parasol à rayons ‘négaux (Sureau, Poirier, Fic. 73).
L'ombelle, est une inflorescence où les pédicelles étant presque égaux, et partant d’un même centre, s’élèvent à
Fig. 70. Fleurs en épi (Stachytarpheta, Verveine). Fig. 71. Fleurs en grappe (Gadellier).
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