‹ Traité élémentaire de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 43 sur 53 · METHODE ARTIFICIELLE DE LINNE · texte numérisé non relu

METHODE ARTIFICIELLE DE LINNE

160. Une Espèce renferme les individus qui ont des rapports très rapprochés de ressemblance, dans les racines, les tiges, les feuilles et l’inflorescence. Ainsi les Œillets blaacs, pourpres, semi-doubles, etc., sont tous de la même espèce. Les différences de forme, de couleur etc. qui les distinguent ne constituent que des variétés, Au contraire, une Rose-cent-feuilles, une Rose-T'hé, une Rose-Mousse etc., sont autant d'espèces différentes. On peut par la culture produire de nouvelles variétés, mais on ne parviendra jamais à créer de nouvelles espèces.

161. Le Genrecomprend une ou plusieurs espèces groupées ensemble, par rapport à la ressemblance de situation, de proportion, et de connexion des organes qui constituent la fleur. Ainsi les Roses doubles, les Eglantiers, les Roses mousses, sont du même genre, parce qu'ils se distinguent tous par la forme de leur corolle qui simule-une petite coupe, et par un calice à divisions ete. Les noms des genres sont dérivés de diverses circonstances ; la forme ou la couleur de la corolle, quelque propriété particulière de la plante, ou le nom de celui qui le premier l’a décrite etc., ont servi le plus souvent à déterminer ce nom. Ainsi l’Iris a tiré son nom de L’arc-en-Oiel (Iris), à cause de ses différentes couleurs ; la Digitale, de la forme de sa corolle qui ressemble à un doigt de gant etc.

162. Généralement les noms des genres :sont substantifs, et les noms des espèces adjectifs Le nom spécifique ou de l'espèce indiquera quelque fois le nombre, la forme ou la ressemblance des feuilles ; ainsi Convallarïta bifolia, Muguet à deux feuilles ; Campanula rotundifolia, Campanule à ‘feuilles rondes ; Solidago ulmifolia, Verge-d’or à feuilles d'Orme etc. ; d'autrefois la couleur dela corolle, Viola tricolor, Violette à trois

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couleurs (Pensée) ; d'autrefois encore la forme de la racine Solanum wberosum, Solanée tubéreuse (Patate) ; quelquefois enfin le nom du Botaniste qui le premier l’aura décrite, Phlox Drummondii, Phlox de Drummond etc. Mais passons maintenent aux divisions en classes et ordres.

163. Les 24 classes sont partagées, par la seule considération des étamines relativement Lo. à leur présence ou à leur absence ; 20. à leur nombre ; 30. à leur insertion ; 40. à leur longueur relative ; 5o. à leur cohésion entre elles ou avec le pistil ; 60, enfin à leur réunion uvec le pistil dans la même fleur, ou à leur séparation dans des fleurs différentes. Les noms de ces classes sont tous dérivés du grec et expriment le caractère de chacune. Ainsi donc :

Classe 1. Monandrie (Monos, un, et aner, andros, mâle ou étamine). Fleurs à une seule étamine. 2. Diandrie. Fleurs à deux étamines.

3, Triandrie. Fleurs à trois étamines.

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