Fruit siliqueux ; silique, ou gousse nié ou moins longue
2. Fruit siliculeux, ou gousse raccourcie (102). Les ordres des classes 16, 17, 18, 20, 21 et 22 se tirent du nombre des étamines, et portent les mêmes noms que les treize premières classes, savoir : Ordre i. Monandrie ; 2, Diandrie, et ainsi de suite. : La 19e classe renferme cinq ordres savoir :
1. -Polygamie égale ; capitule (95), dont toutes les fleurs sont parfaites.
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METHODOLOGIE.
2. Polygamie superflue ; capitule, à fleurs parfaites, à l'exception des languettes, qui ne sont que pistillées. |
8. Polygamie inutile ; capitule à fleurs parfaites avec des rayons neutres à sa circonférence.
4. Polygamie nécessaire ; capitule, où les fleurs du disque sont staminées et celles de la circonférence pistillées.
5. Polygamie séparée ; capitule, où chaque fleur a son calice particulier.
La 23e classe a trois ordres fondés sur les caractères des deux classes qui la précèdent ainsi :
1. Monœcie, lorsque des fleurs unisexuées et parfaites, se rencontrent sur le même individu.
2. Diæœcie, lorsque les fleurs staminées et les fleurs pistillées sont portées par deux individus différents.
3. Triœcie, lorsqu'un individu porte des fleurs parfaites, un autre des fleurs staminées, et un troisième des fleurs pistllées.
Les ordres de la 24e classe ne sont autre chose que les familles naturelles mêmes des plantes cryptogames, savoir ; Mousses, Fougères, Hépathiques, Algues, Lichens et Champignons.
Methode maturelle de Jussicu.
165. Le but de toute classification des végétaux est de les ranger par groupes suivant qu'ils se rapprochent ou qu'ils s’éloignent les uns des autres, d'après certains caractères qu'on prend pour base de la classification que l’on veut faire. (C’est ainsi que Linné d’après la seule considération des organes reproducteurs des plantes, a formé les vingt-quatre classes de sa méthode artificielle
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Dans la méthode naturelle, au lieu de ne s'attacher qu’à un seul point de ressemblance, souvent de nulle importance, les groupes sont formés par le plus grand nombre de points de ressemblance que peuvent avoir certaines plantes les unes avec les autres. T'ous les caractères que présentent les plantes, tels que consistence, structure, port, inflorescence, habitat, propriétés etc, en un mot tous les points de ressemblance ou de dissemblance, sont mis en usage dans cette clasification. Les caractères communs au plus grand nombre, servent à former les plus grandes divisions, ceux qui ne sont pas partagés par un aussi grand nombre, servent à désigner les subdivisions suivantes, ceux qui ne conviennent qu’à un nombre encore plus restreint, désignent d’autres subdivisions, et ainsi de suite de manière à comprendre tout
le règne végétal. Ce système une fois bien établi, il :
suffira de bien connaître une plante d’un groupe quelconque, pour avoir une idée de la structure, de l'habitat, et même de quelques propriétés, de n'importe quel autre individu du même groupe, quelque inconnu qu'il puisse être, par ce que tous les individus d'un même groupe ont entre eux un plus grand nombre de points de ressemblance qu’avec n'importe quel autre individu d'un groupe voisin. Prenant donc le règne végétal dans son ensemble, la première division à faire qui se présentera d'abord, sera de séparer les plantes qui portent des fleurs, de celles qui n’en portent pas ; de là, les plantes Phanérogames et Cryptogames.
166. En examinant, maintenant les plantes de la première de ces divisions pour chercher de quelle manière on pourra les subdiviser, on reconnaîtra de suite, à la seule inspection, qu'une partie de ces plantes présente des caractères frappants, et toujours constants, qui les distinguent du reste : les unes s’accroissent par l’exté-