‹ Traité élémentaire de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 48 sur 53 · MÉTHODOLOGIE · texte numérisé non relu

MÉTHODOLOGIE

rieur, portent des feuilles dont les nervures s’anastomo sent ou se croisent en mailles, ont une moëlle centrale, et leur semence est pourvue de deux lobes ou cotylédons (108) ; de là les Exogènes ou Dicotylédoncs ; les autres au contraire sont ordinairement creuses, ou du moins sont dépourvues de muëlle centrale, prennent leur accroissement par l'intérieur, portent des feuilles à nervures parallèles, et leur semence ne se compose que d'un geul lobe ou cotylédon ; et de lèles Endogènes où Mono:otylédones Nous voyons donc de ce point tout le règne végétal partagé en trois grandes séries savoir : les Dicotylédones ou Exogènes, les Monocotylédones ou Endogènes, et les Cryptogames ou Acotylédones, parce qu'en effet leurs semences ne contiennent ni cotylédons ni embryon (154).

167. Si maintenant prenant chacune de ces trois séries à part, on pouvait par la seule considération de leurs caractères de ressemblance et de dissemblance, lus partager en subdivisions de moins en moins considérables, de manière à embrasser tous les individus de chaque série, la clastification naturelle serait alors parfaite. Mais bien que ce soit Jà le but vers lequel tendent tous les Botanistes aujourd’hui, ce but n'est pas encore atteint, et l'on est encore obligé de recourir à la méthode artificielle pour un grand nombre de subdivisions inférieures. Jussieu, de ces trois grandes divisions, les Acotylédones, les Monocotylédones, et les Dicotylédones, partage tout le règne végétal en quinze Classes, et chaque Classe en un plus vu moins grand nombre de Familles. Ses divisions en Classes sont uniquement fondées sur la méthode artificielle, tandis que ses subdivisions en Familles, reposent presque uniquement sur des caractères naturels. Il ext même un grand nombre de ces familles quiont des caractères tellement distinctifs, tellement

marqués, que sans aucune étude la Botanique, des personnes peuvent facilement les distinguer, “T'elles sont les Ombellifères, qui simulent toutes des ombrelles dans leur inflorescence ; les Liliacées, qui se rapprochent toutes de la forme du Lis ; les Composées, qui se distinguent par un grand nombre de petites fleurs réunies sur un réceptacle commun, capitule (95) ete. Aussi le véritable titre de gloire de Jussieu est-il d'avoir ainsi constitué les familles des plantes, et c'est à la perfection de ces familles naturelles que travaillent particulièrement les Botanistes de nos jours.

168. Suivant Jussieu, les Acotylédones ne forment qu'une seule classe. Les Monocotylédones en forment trois, par la considération de l'insertion des étamines à l'egard du pistil, ce sont : 10. Mono hypogynie, où les étamines sont insérées . sous le pistil, c’est-à dire sur le réceptacle; 20. Mono-périgynie, où les étamines sont insérées autour du pistil, c’est-à-dire sur le calice; et 80. Mono-é igynie, où les étamines sont insérées sur le pistil, c'est-à-dire sur l'ovaire.

Les Dicotylédones se subdivisent en onze classe, distinguées 10. par la considération de l'insertion des étamines comme ci-dessus ; 20. par la considération de l'adhésion des étamines entre elles ; et 30. enfin par la séparation des étamines dans une fleur et des pistils dans l'autre. Le tableau suivant permettra de saisir plus facilement, et d'un même coup d'œil, le caractère distinciif de chaque classe.

Page 1