PAR NEN ATE
ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE,.
plantes aquatiques nous en fournissent de nombreux exemples. Mais il arrive aussi souvent que l’élasticité des cellules les porte à céder à la pression des unes sur les autres, elles affectent alors une forme polyèdrique et ne laissent aucun vide entre elles, comme an le voit dans la moëlle du Sureau (F1c. 2).
19.—Les cellules sont ordinairement formées d’une double membrane qui les enveloppe, et souvent la membrane intérieure offre des solutions de continuité plus ou moins regulières ; ce sont par fois des points, des anneaux, des spirales, etc.; les cellules sont alors dites ponctutes (moëlle de Sureau, FiG. 3), annul rires, : pirales, (Cactus, Fc. 4).
C'est dans la cavité de cette membrane intérieure que sont renfermés la fécule des fruits et des racines (Pommes de terre, Céréales) ; les huiles essentielles (Graine de Lin, Pavot) ; le sucre (Maïs, Canne) ; le chlorophylle ou matière verte qui forme le parenchyme des feuilles ; les alcalis, tels que la morphine (Pavot), la strychnine (Strychnos, noix vomique), la quinine (Cinchona) ; les acides tanniques, maliques, humiques, tartriques, etc., et même les raphides ou crystaux, quoique ceux-ci ne pa-
Fig. 1. Cellules sphériques, laissant des méats intercellulaires, prises dans une tige d’Asperge.
Fig. 2. Cellules polyèdriques, prises dans la moëlle du Sureau.
Fig. 3. Cellules de moëlle de Sureau très grossies, marquées de points.
Fig. 4. Cellules annulaires ct spirales de diverses espèces de Cactus.
raissent que des productions accidentelles, comme la pulpe de certaines poires, que pour cela on appelle pierreuses, nous en fournit des exemples (F1G. 5). A part ces
cas de crystallisation, la matière contenue dans les cellules est ordinairement liquide ou, du moins, peu dense,
comme nous le montrent les feuilles, les fleurs, la pulpe des fruits, ete. Cependant il arrive quelqnefois que les cellules, soit en se condensant les unes sur les autres, et en perdant par là leurs liquides, soit plutôt par des incrustations intérieures, viennent à passer à un état d'extrême dureté, comme nous le voyons, par exemple, dans l’albumen (107) de certains fruits, tels que la Fève, dans les aiguillons des Rosiers, les noyaux des Prunes, Pêches, ete. La baie de l’Aïrelle corymbifère nous fournit encore un exemple de semblables incrustations de cellules (FiG, 6).
20,— C'est encore au tissu cellulaire qu’appartiennent les poils, les glandes, qui garnissent parfois les feuilles des arbres et les tiges des plantes herbacées. La douleur que fait éprouver le froissement sur la peau des tiges de l'Ortie est de même due à l’acide caustique que renferment les cellules formant les poils qui revêtent la tige de cette plante.
Enfin c’est encore au tissu cellulaire qu’appartient l’épiderme, qui n'est autre chose que la peau ou la partie la plus extérieure qui recouvre les plantes.
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Fig. 5. Celluie: «le Poires pierreuses, montrant leur incrustation. Fig. 6. Cellules de l'Airelle corymbifère (Vaccinium corymbosum) pareillement i:erustrées.
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