‹ Traité élémentaire de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 53 · II.—Des Vaisseaux · texte numérisé non relu

II.—Des Vaisseaux

21.—Les vaisseaux sont les éléments qui composent le tissu vasculaire, On on distingue de trois sortes, savoir: les vaisseaux proprement dits, les vaisseaux laticifères ou du latex, et les trachées.

22.—Les vaisseaux proprement dits ne sont autre chose que des celluies allongées, cylindriques, et dont la surface n’est jamais lisse, mais parait comme ridée par l’enfoncement de la membrane extérieure dans les solutions de continuité de la membrane qui la tapisse à l'intérieur. Suivant que ces rides présentent des points, des anneaux, des spirales, etc., les vaisseaux seront de même dits ponctués (Vigne Fia. 7 et 8), annulaires, en spirales (Impatiente fauve, Mia. 9). ete. Superposés les

uns aux autres dans le jeune âge, les vaisseaux finissent par se confondre en vieillissant, les cloisons qui les séparent disparaissant alors. Les vaisseaux sont les éléments du plus fort volume qui entrent dans la com-

Fig. 7et8. Vaisseaux ponctués de la Vigne; Fig. 7. montrant des articulations.

Fig. 9. Vaisseaux annulaires et spirales de l’Impatiente fauve (Impatiens Fulva).

Fig. 10. Trachées, ou vaisseaux en spirales.

Fig 11. Trachées du Bananier, fils des spirales en bandes.

position des plantes, ils se distinguent facilemeut à l'œil nu dans les coupes transversales du Chêne, de l'Orme, du Frêne, etc,

23.—Les trachées sont des vaisseaux que leurs raies en spirales font toujours distinguer. On les rencontre dans les nervures des feuilles, les pétioles, etc.; et dans les plantes qui ont une moële centrale, ils forment toujours autour d’elle un anneau circulaire, La spirale est quelquefois d'un seul fil, si bien qu'on peut la dérouler (FiG. 10) ; d'autrefois elle se forme de plusieurs fils réunis en bandes (F1@. 11). Les trachées contrairement aux vaisseaux proprement dits, sont amincies à leurs extrémités.

24 —Les vaisseaux laticifères où du latez (Fiu. 12) sont des passages ou longs tubes à ramifications irrégulières, dispersés à travers les autres tissus, et d’une telle ténuité dans le jeune âge qu'on n’en rangerait pas moins de 14,000 dans un pouce quarré. Ils sont |, 1?

destinés uniquement à l'écoulement du lateæ où suc propre que contiennent les plantes. Ilest probable que ces vaisseaux ne sont point des transformations de cellules, mais qu'ils se sont formés par l'épaississement du liquide particulier que contenait la plante, dans son

laires ; telle est du moins l'opinion de

plusieurs botanistes. Ces vaisseaux se rencontrent particulièrement dans les écorces, et surtout le liber (37), dans les feuilles, les pétales, etc. Le suc qu'ils transpor. tent est coloré en jaune dans la Chélidoine, en ronge dans la Sanguinaire, en blanc dans l’Euphorbe, le Pissenlit, etc.

Fig 12. Vaisseaux laticifères du Pissenlit, dispersés à travers le tissu cellulaire.

12 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.

25.—Enfin disons que les lacunes que l’on trouve dans l'agencement du tissu cellulaire des plantes ne semblent pas accidentelles, mais bien avoir un but particulier, par exemple, de donner passage à l'air à travers les tissus, de recevoir les sécrétions qui transsudent à travers les parois des cellules, ete. C'est ainsi que la térébenthine que contiennent les cellules du Sapin, en se déposant dans ces lacunes, vient à former ces larges bandes ou vessies dans l'écorce qui permettent de la recueillir.

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