‹ Traité élémentaire de botanique [microforme]Chapitre 13 sur 60 · Les plantes dicoty- ie in e | a · texte numérisé non relu

Les plantes dicoty- ie in e | a

lédones sont de plus en-: 0 À tourées d’une écorce for- (1! | mée de quatre parties, sa- ÿ voir, en commençant en dehors : 1° d’une pelli- s cule épidermique, e ( fig. )

29); 2° d’une masse de ; cellules incolores, b ; 3° ’

Fig. 29. Section transversale, très grossie, s'étendant de la moelle m, à l’épiderme e, d’une tige d'Erable d’un an de croissance: E, l’écorce ; B, le bois; et C; le cambium, comme on le trouve en hiver ; m, moelle ; l, liber ; p, couche de cellnles constituant le parenchyme cortical ; b, autre couche de cellules incolores ; 6, épiderme. On y. voit aussi les rayons médullaires à * travers la couche ligneuse.

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d’une autre couche de cellules remplies de matière verte, qu’on appelle parenchyme, p ; et 4° de faisceaux de fibres d’une nature spéciale appelées fibres corticales ou Liber, l. Les fils du Lin, du Chanvre, etc., ne sont formés que de ces dernières fibres. 45.—C'est dans le tissu épidermique qu’on rencontre ces méats intercellulaires que leur forme ne permet pas d'attribuer, comme ceux que nous avons déjà mentionnés (20), à des solutions accidentelles de continuité, et qui pour cela ont reçu un nom particulier, celui de stomates, qui vient du grec stoma qui signifie bouche. Les stomates sont donc de petites bouches microscopiques, tantôt éparses ça et là, et tantôt rangées en séries longitudinales dans l’épiderme des surfaces herbacées, et surtout des feuilles, de tous les végétaux, comme le microscope nous en montre dans les feuilles du Lis (fig. 80).

46.—Il arrive dans certaines plantes que le tissu sous-épidermique fait hernie à l'extérieur, et se montre sous l’apparence de petits points blancs, ronds ou allongés, comme on peut le voir sur les rameaux des Bouleaux et des Cerisiers. Ces points, qu’on appelle lenticelles, à force de se multiplier et de s'étendre, viennent à couvrir la surface entière de la tige, lorsque l’arbre est plus âgé. Ainsi ces écorces blanches dans le Bouleau et brunes dans le Me-

Fig. 30, Epiderme d’une feuille de Lis, parsemé de stomates,

risier, qu’on enlève en larges feuillets transversaux, sont des productiôns sous-épidermiques, Le tissu parenchymateux de l’écorce des arbres est ordinairement très riche en principes immédiats recherchés dans les arts, la médecine, etc.

47.—La partie solide des plantes dicotylédones entourée du système cortical, tel que nous venons de le décrire, constitue le système ligneux ou le bois proprement dit. Si l’on examine au printemps une coupe . verticale du tronc d’un arbre, Erable, Chêne, etc. on trouvera que l'écorce est séparée du bois par une matière gélatineuse plus ou moins abondante ; c’est le cambium, qui s'organise plus tard en deux couches

distinctes, l’une qui appartient au système cortical, et

l’autre, plus abondante, qui appartient au système ligneux. Le tronc des arbres s’augmente donc ainsi chaque année d’une nouvelle couche qui vient entourer les anciennes ; de là la. possibilité de connaître l’âge des arbres par le nombre des couches concentriques de leur croissance. On donne aux nouvelles couches du système cortical le nom de liber, et à celles du système ligneux celui d’aubier, pour les distinguer des anciennes couches qu’on appelle le cœur ; mais le cœur et l’aubier n’ont d’autre différence que l’âge de leurs couches, celles du cœur s’étant plus fortement incrustées sont plus compactes, plus dures et d'ordinaire plus foncées, Erable, Chêne, Noyer, etc., et celles de l’aubier étant plus tendres et de couleur plus claire. Dans certaines espèces de bois mous cependant, comme le Tilleul, le Peuplier, etc., il arrive souvent qu’il est presque impossible de distinguer le cœur de l’aubier.

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