‹ Traité élémentaire de botanique [microforme]Chapitre 15 sur 60 · DR D A · texte numérisé non relu

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34 ORGANOGRAPHIE.

unes dans les autres (Oignon, fig. 32) ; solide, quand ses écailles sont tellement soudées entre elles qu'il ne constitue qu’une masse charnue, féculente et homogêne (Tulipe, fig. 33) ; et enfin écailleux, quand ses feuilles sont étroites, charnnes, et s’imbriquent sur plusieurs rangs (Lis, fig. 19).

60.--On donne le nom de bulbille à des petits bulbes que certaines plantes, comme le Martagon tigré, (Jig. 34), l’Oignon bulbifère, etc., ont la faculté d’émettre de leurs parties aëriennes, soit à l’aisselle de leurs feuilles comr: dans le Martagon, ou sur la hampe florale même : …..mne dans l’Oignon. Ces bulbilles détachées de la js}: te-mère et mises en terre, s’enracinent et donnent naissance à une nouvelle plante semblable à celle qui les a produites.

61.—Les tubercules sont des renflements des rameaux souterrains que produisent certaines plantes, remplis de fécule, et portant des feuilles rudimentaires à l’aisselle desquelles sont des yeux ou bourgeons (Pomme-de-terre, fig. 35).

62.—La tige, dans ses subdivisions, prend le nom de branches ; celles-ci

Fig. 85. Rameaux souterrains et tuberculeux de la Pommede-terre, Les petites écailles représentent les feuilles à l’aisselle desquelles se trouvent les bourgeons (yeux),

portent les rameaux, et sur ceux-ci se trouvent les brindilles ou pousses nouvelles. Les rameaux ont d'ordinaire une position analogue à celle des feuilles à l’aisselle desquelles ils naissent ; ils seront opposés, allernes ou verticillés (72), suivant que les feuilles seront elles-mêmes dans ces mêmes dispositions sur les brindilles.

Ill. —Des Feuilles,

63.—La Feuille est un appendice de la tige ou du rameau, mince, plane, formé par l'épanouissement des fibres de la tige et du tissu herbacé de l'écorce.

64.— Les feuilles aëriennes, dans les plantes dicotylédones, sont de même nature que celles de la tige qui leur a donné naissance. Elles se composent d’un tissu fibreux-vasculaire, recouvert d’une couche cellulaire plus ou moins épaisse. Cette couche cellulaire est beaucoup plus compacte sur la surface supérieure que sur l’inférieure. Ce sont ces cellules qui renferment la chlorophyle qui donne à la feuille sa coloration.

65.—Les parties de la feuille sont le pétiols, le limbe et les nervures. (fig. 36 et suivantes).

66.—Le faisceau de fibres qui se rendent de la tige à la feuille restant indivis dans une certaine iongueur, pour former la queue de la feuille, se nomme pétiole, et la feuille est dite alors pétiolée (Ccrisier, Poirier). Lorsque la feuille ne présente pas cette queue et quelle semble naître de la tige même, elle est alors dite sessile (Lis, Chardon). Le pétiole est dit canaliculé lorsqu'il est creusé dans sa partie su-

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périeure en forme de canal (Dahlia) ; déprimé, lorsqu'il est aplati dans le même sens que le limbe de la feuille (Plantaïn) ; et comprimé lorsqu'il est aplati dans le sens contraire, alors il donne prise au vent et fait tremblotter la feuille au moindre souffle (Peuplier-Tremble).

Le limbe est la partie la plus apparente de la feuille. Il est formé d’un tissu maillé de fibres plus ou moins ligneuses qui forment elles-mêmes les nervures et les veines, et d’une substance parenchymateuse semblable à celle de l'écorce, le tout recouvert d’un épiderme (44) qui, dans beaucoup de feuilles, peut se sér ‘er du reste.

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