‹ Traité élémentaire de botanique [microforme]Chapitre 27 sur 60 · DE LA VIE DANS LES PLANTES · texte numérisé non relu

DE LA VIE DANS LES PLANTES

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124.—La plante étant un être pourvu d'organes destinés à remplir diverses fonctions nécessaires à sa conservation, est par conséquent un êtæe vivant. Le végétal, trouvant dans ln matière inorganique les

principes de la conservation de sa vie, et formant lui-même la nourriture de l'animal, devient ainsi un intermédiaire entre le règne minéral et le règne animal. Et quoique sous plus d’un rapport le végétal se rapproche de l’animal, des différences essentielles cependant caractérisent la vie de l’un et de l’autre. Ainsi, pendant que l’animal est un être simple, n'ayant qu’un seul centre vital servi par un nombre déterminé d'organes, le végétal ne jouit, pour ainsi dire, que d’une individualité relative, formée du produit de tous les bourgeons qui se sont développés depuis son origine, chacun de ces bourgeons devenant un centre vital distinct, et étant susceptible de donner naissance à un nouvel individu. Et tandis que dans l’animal l'accroissement n’a lieu que par une expansion, ou une dilatation des organes déjà parfaitement constitués du moment de la naissance de l'individu, dans la plante, cet accroissement n’a lieu que par une intussusception des matières organisables, que par un prolongement des membres et une multiplication des mêmes organes ; si bien que théoriquement parlant cette vie peut se prolonger indéfiniment, de nouveaux organes venant remplacer les anciens à mesure qu’ils périssent. Aussi la vie dans la plante est-elle plutôt une succession d’existences, qu’une seule et même existence. 125.—D'un autre côté, la plante comme l’animal possède un principe de vie qui requiert une nourriture comme aliment de ce principe. Dans l’un et dans l’autre un liquide purticulier sert de milieu et de voie de transport dans toutes les parties de l’individu, aux matières assimilables, pour être soumises

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à l’action des organes. La sève est bien le sang de la plante. Dans l’un et dans l’autre aussi, suivant que cetcæ nourriture sera plus abondante et plus convenable, l'individu en deviendra plus prospère et plus fort; il languira au contraire, et finira par perdre la vie ou son principe d’action, si cette nourriture devient trop rare ou lui est totalement retranchée ; aussi reconnaissons-nous des maladies dans la plante comme dans l’animal.

Nous pourrions multiplier encore davantage le détail des rapports qui existent entre le végétal et l'animal, maïs qu’il suffise des précédents, les explications qui vont suivre permettront de voir plus facilement encore en quoi ils se rapprochent ou s’éloignent l’un de l’autre.

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