‹ Traité élémentaire de botanique [microforme]Chapitre 28 sur 60 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

TS

126.—Nous avons vu que les végétaux étaient formés de divers tissus qu’on pouvait tous rapporter à la cellule comme principe élémentaire (15). Si maintenant nous demandions au chimiste quels éléments constitutifs entrent dans la composition, tant de ce qui forme les parois des différents vaisseaux dont se compose le végétal, que des matières contenues dans ces vaisseaux, il nous répondrait: que des

soixante-six corps simples qui se partagent la com-

s2 PHYSIOLOGIÉ. VÉGÉTALE.

position élémentaire des êtres, tant organisés qu’inorganisés de notre globe, quatre seulement semblent nécessaires à la vie des végétaux, ou entrent nécessairement dans les éléments de leur composition, et ce sont : l'oxygène, le carbone, l’hydrogène et l’azote. Ces quatre corps simples, joints à cinq ou six autres, L tels que magnésie, soufre, phosphore, etc., qu’on trouve aussi, quoiqu’en très petite quantité, dans les plantes, forment, non seulement la matière, mais encore la nourriture, les sécrétions, sig de tous les individus du règne végétal.

197,—Romarquons encore, pour nous mettre plus en état de comprendre les explications des phénomènes que nous allons passer en revue, que les mêmes éléments, oxygène, hydrogène, carbone et azote forment aussi l’air atmosphérique dans lequel sont plongés animaux et végétaux, et sans lequel ils ne pourraient vivre ; que l’eau qui est nécessaire aux uns et aux autres se compose aussi des mêmes éléments ; et qu’enfin ces divers constituants sont plus

fil | (| { L:

(hA!

À nil Ï |

posé, examinons maintenant les divers phénomènes l que nous offre le végétal dans les différentes foncti- é ons de ses organes, É :

\ ou moins susceptibles d’agir les uns sur les autres, k

| lorsqu'ils sont mis en contact sous certaines influen- …

| ces de lumière, de chaleur, d'humidité, etc. C’est Fe

| | ainsi, par exemple, que le carbone s’unit à l’oxigène l

| pour former du gaz acide carbonique, que l’oxygène d

|: s’unit à l'hydrogène pour former de l’eau, etc. Ceci ‘ |

arr rare

128.—Nous avons vu que toutes les graines des plantes phanéroganes (10) étaient composées de cotylédons et d’un embryon ou plantule (121). La plan-

tee orne mt

RAT NPA RAS vor

’inorblent lécesn, et zOte.

atres, qu’on 8 les mais s les

plus éno- » les e et

tule est le germe plus ou moins apparent destiné à produire une nouvelle plante, et les cotylédons sont les corps charnus, spongieux, qui entourent la plantule, et qui doivent lui fournir la nourriture qui lui sera nécessaire, jusqu’à ce que, par le progrès de la végétation, elle puisse la tirer du sol par sa racine. Aussi voit-on le plus souvent les cotylédons se faner et périr de ce moment.

149.—La germination est le permier développement des parties de la graine confiée à la terre. L’eau, la chaleur et l’air sont indispensables pour mettre en activité le principe de vie renfermé dans la graine.

Sous l'influence de ces circonstances, la graine com-

mence d’abord à se gonfler en absorbant de l’humidité, l'oxygène de l’air venant ensuite s’unir au carbone de la graine en formant du gaz acide carbonique qui se disperse dans l’atmosphère, les éléments des cotylédons décomposés par cette perte d'oxygène, se résolvent alors en une espèce de sirop qui se porte vers la plantule et détermine son permier mouvement ; et de ce moment date l'existence de la nouvelle plante. La plantule se développe dès lors en deux parties distinctes : l'extrémité libre de la tigelle, qu’on appelle radicule, s'enfonce dans le sol en se ramifiant presque aussitôt ; et la tigelle proprement dite prenant une marche opposée, porte les cotylédons avec la gemmule à la surface (jig. 81). Les cotylédons, qui avant même de paraître à la surface du sol se sont colorés en vert, forment les ptemières feuilles de la plante ; on leur donne souvent alors le nom de feuilles séminales,

Le 4 7, O

Page 1