STRUCTURE ANATOMIQUE DES VÉGÉTAUX
14.—L'Histologie végétale est cette partie de la : Botanique qui nous fait connaître les tissus élémentaires des organes des plantes.
15.—On distingue trois sortes d'éléments qui entrent dans la compositio.1 des plantes. Ce sont les cellules ou utritules, les vaisseaux, et les fibres. L’agencement de ces divers éléments dans la formation de chacun de leurs organes, a reçu le nom de tissu, parce qu’il offre à l’œil un grand nombre de cavités circonecrites par des parois plus ou moins épaisses, assez semblables aux mailles d’un tissu de tulle ( fig. 2, 16, 25'et 27).
Le premier de ces éléments compose à lui seul certains végétaux, qu’on nomme pour cela plantes utriculaires ou cellulaires, tels sont les Champignons, les Algues, etc. ; c’est de cet élément qu'est formé la. moelle des tiges, le parenchyme des feuilles et des fleurs, la pulpe des fruits, etc. ; il se trouve en plus ou moins grande quantité dans tous les végétaux. Les éléments vasculaires et fibreux au eontraire
manquent totalement dans certains végétaux, ét paraissent plutôt des modifications de l’élément cellu-
laire que de véritables éléments partieuliers, puisque . .ce dernier est toujours le seul qui se rencontre dans k le jeune âge des plantes, et que les vaisseaux et les
fibres ne s’y montrent que plus tard. Cependant
les vaisseaux et les fibres présentant en apparence
des caractères bien différents de la cellule, on a jugé convenable de leur conserver leurs noms particuliers.
16.—$i l’on examine au microscope une tranche verticale de la tige, de la racine, etc., d’un végétal quelconque, on remarquera un grand nombre de cavités circonscrites par des parois plus ou moins épaisses et. de formes variées. Les cavités présentant à peu près un même diamètre dans fous les sens 1 (fig. 26 et 28, A), sont des cellules ; ceiles plus lon- ‘# gues que larges et dont les extrémités sont amincies k en fuseau (fig. 26 et 28, D), sont des fibres; enfin n P celles qui offrent l’apparence de cylir.üres très allongés (fig. 26 et 28, C), sont des vaisseaux. Tels sont les caractères de ces éléments qui les font par l’apparence seule distinguer les uns des autres.
17.—Nous pouvons établir de là que les vaisseaux et les fibres, comme les cellules dont ils ne sont que des modifications, ne sont autres choses que des petits sacs plus ou moins allongés, renfermant dans leurs cavités des matières inorganiques, propres à fournir à la plante la nourriture qui lui est nécesaire, où qui doivent entrer dans la composition des productions que la nature l’a destinée à fournir,
18,—La matière qui forme la trame des divers
tissus que forment les éléments dans les végétaux, a reçu le nom de cellulose.
l,—Des Cellules,
19.—Les cellules ou utricules (du latin utriculus, petite outre) ne sont que des petits sacs sphériques, posés les uns sur les autres, qui entrent en plus ou moins grande quantité dans la formation de’ chacun des organes des plantes.
Les eellules n’ont aucune communication apparente les unes avec les autres ; elles ne se transmettent les liquides qu’elles renferment qu’à travers la porosité de leurs parois, suivant une certaine loi physique connue sous le nom d’endosmose (de endon, dedans, et 6smos, courant). (a)
Les cellules varient extraordinairement en volume. Généralement elles n’ont guères plus de 5 de pouce de diamètre, bien que quelques plantes nous en offrent qui ont jusqu’à — de pouce de diamètre.
20.—Les cellules sont ordinairement rondes, et alors leur réunicn laisse entre elles de certains vides qu’on appelle méats intercellulaires (tige d’Asperge, fig. 1). Lorsque ces vides sont d’une certaine étendue, ils prennent le nom de lacunes; les tiges de Joncs et autres plantes aquatiques nous en four-
(a) Lorsque deux liquides, de densité différente, sont séparés par une membrane perméable, il s'établit alors un double courant à travers les parois de la cloison qui les sépare, l’un de dehors en dedans, c’est l'endosmone, l’autre de dedans en dehors, c'est l'exosmose,
nissent de nombreux exemples. Mais il arrive aussi | souvent que l’élasticité des cellules les porte à cé- | | der à la pression des unes sur les autres, elles affec- | tent alors une forme polyèdrique et ne laissent aucun vide entre elles, comme on le voit dans la moelle du Sureau ( fig. 2). |
21.— Les cellules sont ordinairement formées d’une double membrane qui les enveloppe, et souvent la membrane intérieure offre des solutions de continuité plus ou moins régulières ; ce sont par fois des points,
| des anneaux, des spirales, etc. ; les céllules sont alors
| dites ponctuées (moelle de Sureau, fig. 3), annulaires, | |
spirales. (Cactus, fig. 4).
C’est dans la cavité de cette membrane intérieure # que sont renfermés : la fécule des fruits et des racines (Pommes-de-terre, Céréales); les huiles essentielles
Fig. 1. Cellules sphériques, laissant des méats intercellulaires, prises dans une tige d’Asperge. | Fig. 2. Cellules polyèdriques prises dans la moelle du Sureau. Fig. 3. Cellules de moelle de Sureau très grossies marquées de points.
Fig. 4. Cellules annulaires et spirales de diverses espèces de Cactus.
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