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DES CELLULES. il
(Graine de Lin, Pavot); le sucre (Maïs, Canne); la chlorophylle ou matière verte qui forme le paren-
chyme des feuilles ; les alcalis, tels que la morphine
(Pavot), la strychnine (Strychnos, noix vomique), la quinine (Cinchona) : les acides tanniques, maliques, humiques, tartriques, etc., et même les raphides ou crystaux, quoique ceux-ci ne paraissent que des productions accidentelles, comme la pulpe de certaines poires, que pour cela on appelle pierreuses, nous en fournit des exmples ( fig. 5). A part ces cäs de crystallisation, la matière contenue dans les cellules est ordinairement liquide ou, du moins, peu dense, comme nous le montrent les feuilles, les fleurs, la pulpe des fruits, etc. -
22.—Cependant il arrive quelquefois que les cellules, soit en se condensant les unes sur les autres, eten perdant par là leurs liquides, soit plutôt par
des incrustations intérieures, viennent à passer à
un état d’extrême dureté, comme nous le voyons,
par exemple, dans l’albumen (120) de certains fruits,
Fig. 5. Cellules de Poires pierreuses, montrant leur incrustation.
Fig. 6. Cellules de l’Airelle corymbifère (Vaccinium corymbosum) pareillement incrustées,
tels que la Fève, dans les aïiguillons des Rosiers, les noyaux des prunes, pêches, etc. La baie de l’Airelle corymbifère nous fournit encore un exemple de semblables incrustations de cellules (jig. 6). 28.—C’est encore au tissu cellulaire qu’appartiennent les poils, les glandes, qui garnissent parfois les feuilles des arbres et les tiges des plantes herbacées.
La douleur que fait éprouver le froissement sur la |
peau des tiges de l’Ortie, est de même due à l’acide caustique que renferment les cellules formant les poils qui revétent la tige de cette plante.
Enfin c’est encore au tissu cellulaire qu’appartient l’épiderme, qui n’est autre chose que la peau ou la partie la plus extérieure qui recouvre les plantes.
24.—$i l’on examine au microscope une nartie de plante en voie de formation, nous reconnaîtrons qu’à l'origine tous les tissus se confondent en un liquide gommeux, où se montrent des points opaques qui ne sont autres choses qu’un amas de noyaux ou nucléus destinés à former des cellules distinctes. Chaque
nucléus s’entoure plus tard de parois propres pour
former autant de cellules, et la cellule mère se trouve alors remplacée par un grand nombre de nouvelles ; d’autres fois on voit se former une cloison à l’intérieur de la cellule-mère, pour en former deux cellules distinctes. C’est ainsi que s'opère la multiplica-. tion des cellules pour amener l’accroissement de la plante,
Il, —Des Fibres,
26.—Nous avons vu que les cellules étaient susceptibles de prendre une consistence plus ou moins