‹ Traité élémentaire de botanique [microforme]Chapitre 41 sur 60 · Linné suppose d’abord que toutes les plan · texte numérisé non relu

Linné suppose d’abord que toutes les plan

tes sont pourvues d’étamines et de pistils ; si dans

quelques unes nous ne pouvons distinguer ces organes, il en infère que cela n’est dû qu’à leur exiguité, ou à uge forme anormale de celle qu’ils affectent généralement dans les autres plantes. De là les deux grandes divisons des végétaux en. phanérogames, ou ceux dans lesquels les organes de la reproduction

__sont apparents, et en cryptogames où ceux dans les-

quels ces mêmes organes paraissent ne pas exister. Linné partage ensuite tous les végétaux, par la seule considération de leurs organes reproducteurs, en

vingt-quatre Classes, et ces Classes se subdivisent en-

suite en Ordres, les Ordres en Genres, et les Genres en Espèces. Comme illustration de ces divisions, on peut rapporter les Classes aux Provinces d’un même Empire, et les Ordres aux villes, les Genres aux familles, et les Espéces aux individus.

182.— Un individu est un être organisé, complet par lui-même, et distingué des autres. Aïnsi dans un champ de carottes il y a autant d'individus qu’il y a de plants.

183.—Une Æspèce renferme les individus qui ont des rapports très rapprochés de ressemblance, dans les racines, les tiges, les feuilles et l’inflorescence. Ainsi les Œillets blancs, pourpres, semi-doubles, etc,

sont tous de la même espèce. Les différences de forme, de couleur etc., qui les distinguent ne constituent que des variétés. Au contraire, un Pin blanc, un Pin rouge, un Pin gris, sont autant d’espèces différentes, parce qu’ils diffèrent grandement dans leur apparence générale, le nombre, la forme et la disposition de leurs feuilles, etc. L'espèce a été déterminée par Dieu lui-même dès le moment de la création. Au troisième jour, dit la Genèse, Dieu commanda à la terre de se couvrir de plantes ayant chacüre une semence propre; ces plantes primitives | furent à: types d'espèces qui sont parvenus jusqu’à 11 nous sans aucune altération. Et c’est là encore le | caractère qu’on assigne à l'espèce de pouvoir se reproduire indéfinement avec les mêmes caractères essentiels. On peut, par la culture, produire de nouveiles variétés, mais on ne parviendra jamais à créer de nouvelles espèces.

184.— Le Genre comprend une ou plusieurs espèces groupées ensemble, par rapport à la ressemblance de situation, de proportion, et de connexion des organes qui constituent la fleur. Aïnsi les Roses doubles, les Eglantiers, les Roses mousses, sont du même genre, parce qu'elles se distinguent toutes par la forme de leur corolle qui simule une petite coupe, et par un calice à cinq divisions, etc. Les noms des genres sont dérivés de d,verses circonstances ; la forme ou la couleur de la corolle, quelque propriété particulière de la plante, ou le nom de celui qui le premier l'a décrite, etc., ont servi le plus souvent à déterminer ce nom. Ainsi l’Iris a tiré son nom de l’arc-en-

ciel (Iris), à cause de ses différentes couleurs ; la

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MÉTHODE ARTIFICIÉLLE DE LINNÉ. 129 Digitale, de la forme de sa corolle qui ressemble à un doigt de gant, etc.

185.—Généralement les noms des genres sont substantifs, et les noms des espèces adjectifs. Le nom

spécifique ou de l’espèce indiquera quelquefois le

nombre, la forme ou la ressemblance des feuilles ; ainsi Convallaria bifolia, Muguet à deux feuilles ; Campanula rotundifolia, Campanule à feuilles rondes ; Solidago wlmifolia, Verge-d’or à feuilles d’Orme, etc. ;

d’autres fois la couleur de la corolle, Viola tricotor,

Violette à trois couleurs (Pensée) ; d’autres fois encore la forme de la racine, Solanum tuberosum, Solanée tubéreuse (Patate) ; quelquefois enfin le nom du Botaniste qui le premier l’aura décrite, Phlox Drummond:i, Phlox de Drummond, etc. Mais passons maintenant aux divisions en classes et ordres.

186.—Les 24 classes sont partagées, par la seule considération des étamines relativement : 1° à leur présence ou à leur absence; 2° à leur nombre ; 3° à leur insertion ; 4° à leur longueur relative ; 5° à leur cohésion entre elles ou avec le pistil ; 6° enfin à leur réunion avec le pistil dans la même fleur, ou à leur séparation dans des fleurs différentes. Les noms de : ces classes sont tous dérivés du grec et expriment le

caractère de chacune. Ainsi donc:

Classe 1. Monandrie (Monos, un, et aner, andros, étamine). Fleurs à une sfule étamine.

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