‹ Traité élémentaire de botanique [microforme]Chapitre 48 sur 60 · Pétales 5, styles libres? Oui ; votre plante appar · texte numérisé non relu

Pétales 5, styles libres? Oui ; votre plante appar

tient à la famille des RosacÉEs, voyez page 169.

Après vous être assuré, en lisant les caractères de cette famille, que vous ne vous êtes point trompé, vous passez à la clef analytique des genres qui est construite sur le même principe. Procédant de la même manière vous en venez à la conclusion que votre plante appartient au genre Potentille, qui est le cinquième de cette famille. Et en lisant la description de la sixième espèce de ce genre, vous trouvez qu’elle correspond exactement à votre plante ; d’où vous concluez que la plante que vous tenez en main est la POTENTILLE ANSÉRINE.

195.—Les détails de la description vous apprendront encore: que cette plante a été décrite la première fois par Linné, qu’elle porte en français les noms vulgaires d'Argentine ou d’Ansérine, et en anglais ceux de SILVER-WEED et de Goo8E-CROP ; qu’on la trouve partout dans les champs et sur les bords des chemins depuis l’Amérique-Arctique jusqu’à la Pensylvanie, enfin qu’elle est en fleur depuis juin jusqu’à septembre.

196.—Nous n'avons pas jugé à propos de faire suivre ce Traité d’une Flore abrégée, tel que plusieurs amis nous l’avaient suggéré, parce que nous considérons que ces Flores incomplètes sont. très peu utiles, si toutefois elles ne contribuent pas à dégoûter les élèves et à les confirmer sur des erreurs graves dans lesquelles ils pourraient se trouver. Nous engageons ; fortement tous ceux qui voudraient faire la connaissance des plrntes de leurs pays, à se procurer, dès le début, notre FLORE CANADIENNE (1), afin de mettre en pratique, ou du moins de faire l’application des principes de’la science à mesure qu’ils en prendront connaissance. Nous plaignons beaucoup l'élève qui ne donne son attention à une science aussi attrayante et aussi utile que celle de la Botanique. qué juste ce qu’il en faut pour ne pas échouer sur cette matière dans son examen pour le baccalauréat. Nous conseillons fortement aussi à chaque élève étudiant la, Botanique de commencer sans plus tarder à se for- | mer.un petit herbier. Rien ne sera plus efficace pour | le familiariser avec les principes de la science et lui | en rendre l'étude facile autant qu’agréable. | |

197.—Comme la clef dichotomique en tête de : | notre Flore, renferme plusieurs fautes typographiques très préjudiciables, surtout aux commençants, nous la répèterons à la suite de ces pages, tant pour que l'élève la possède entière et irréprochable, que

oo 6

(1) FLoRE CANADIENNE ou description de toutes les plantes des forêts, champs, jardins et eaux du Canada. Fort volume in-8 de plus de 850 pages, avec nombreuses gravures, 1862, Prix $2,

faire sieurs asidéitiles, er les dans geons inaisdès le nettre a des dront e qui yante ste ce atière con-

nt la.

e forpour et lui

e de aphiants, pour » que

lantes

1e in-8 :

ix #2.

pour lui permettre de mettre en application les principes et descriptions qu’il vient de parcourir.

Collection d’un Herbier,

198.—Pouvant maintenant à l’aide des règles que nous venons de poser, classer toutes les plantes que vous pourrez rencontrer, et au moyen d’une Flore, les désigner par leurs véritables noms, vous ne manquerez pas de commencer de suite une collection de toutes les différentes plantes qui pourront vous tomber sous la maiïn ; c’est ce qu’on appelle former un herbier. Voici comment il faut procéder.

Vous recueillez dans votre jardin, dans vos promenades dans les champs et les forêts, toutes les

fleurs que vous rencontrez, avec une partie plus ou

moins considérable de la tige, des feuilles et même des racines de chaque plante, suivant le volume de chacune; puis les étendant avec précaution sur une feuille de papier gris, vous les recouvrez de cinq ou six autres feuilles du même papier, qüe vous chargez ensuite de livres ou autres objets capables d'exercer sur le tout une pression assez forte. Vous avez soin, dès le jour suivant, de visiter vos plantes, pour ramener celles qui auraient pu prendre un mauvais pli, et les changer de place, afin qu’elles se débarassent plus promptement de toute leur humidité. Lorsqu’elles sont parfaitement desséchées, vous les rangez sur des feuilles de papier blanc suivant leurs Classes, leurs Familles etc.; vous les faites adhérer à votre papier au moyen de petites bandes enduites de gomme arabique, puis vous écrivez vis-à-vis cha-

144 BoTANIOUE PHATIQUE,

cune son nom botanique, son nom vulgaire, le temps

où vous l’avez cueillie, le lieu où elle croît, montagnes, marais, champs etc., et autres particulari : qui peuvent intéresser.

On se sert ordinairement dans les voyages d'èk: borisation, pour ne pas briser les parties trop délicates des plantes, de la boîte de Dillénius, qui est une boîte en fer blanc avec porte à charnières. En observant de ne laisser cette boîte ouverte que le moins de temps possible, on peut conserver ses plantes fraîches pendant cinq ou six jours. Au bout de quelques années, vous vous trouverez avoir une collection de plantes que vous pourrez repasser avec intérêt, et qui pourrait être grandement avantagetise pour ceux qui n’étant pas encore initiés à l'étude de la Bota-

nique, désireraient s’adonner à une étude si attray- :

ante. Et quel plaisir ne procureriez-vous pas à un ami qui, partageant votre goût pour l’étude de la nature, viendrait vous visiter, en lui offrant de parcourir votre herbier ! Car pour le Botaniste, chaque brin d'herbe qui borde le chemin ou qui compose la prairie, chaque fleur qui émaille la pelouse, ou qui, . inconnue ou peu remarquée, s’épanouit à l’ombre de la forêt, lui offre un intérêt tout particulier, en lui présentant un anneau de plus de cette admirable chaîne qui unit tous les êtres de la aréafions depuis le plus simple et le plus petit jusqu'au plus parfait et “u plus grand, en lui offrant une occasion d’admirer la perfection de l’œuvre du Créateur dans ses plus petites parties, dans celles qui d'ordinaire attirent le moins l’attention,

e temps

montaulari :

y d’herpp déliest une

obser- .

oins de raîches

elques tion de érêt, et

r ceux a Bota-

attray- :

as à un de la de parchaque pose la Ju qui, 1bre de

en lui airable depuis parfais : d’adins ses e atti-

Page 1