‹ Traité élémentaire de botanique [microforme]Chapitre 8 sur 60 · DES VAISSEAUX · texte numérisé non relu

DES VAISSEAUX

sentent des points, des anneaux, des spirales, etc., les vaisseaux seront de même dits ponctués (Vigne, fig. 10 et 11), annulaires, en spirales (Impatiente fauve, fig. 12), etc. Superposés les uns aux autres

dans le jeune âge, les vaisseaux finissent par sc; confondre en vieillissant, les cloisons qui les séparent disparaissant alors. Les vaisseaux sont les éléments du plus fort volume qui entrent dans la composition des plantes, ils se distinguent facilement à l’œil nu dans les coupes transversales du Chêne, de l’Orme, du Frêne, etc. |

80.—Les trachées sont des vaisseaux que leurs raies en spirales font toujours distinguer. On les rencontre dans les nervures des feuilles, les pétioles,

Fig. 10 et 11. Vaisseaux ponctués de la Vigne; fig. 10, montrant des articulations.

Fig. 12. Vaisseaux annulaires et spirales de l’Impatiente fauve (Impatiens fulva).

. Fig. 13. Trachées, ou vaisseaux en spirales.

Fig. 14. Trachées du Bananier, fils des spirales en bandes,

etc. ; et dans les plantes qui ont une moelle centrale, ils forment toujours autour d'elle un anneau circulaire, La spirale est quelquefois d’un seul fil, si bien qu’on peut la dérouler | fig. 13); d’autres fois elle se forme de plusieurs fils réunis en bandes (fig. 14). Les trachées, contrairement aux vaisseaux proprement, dits, sont amincies à leurs extrémités.

31.—Les vaisseaux laticifères ou du latex (fig. 15) sont des passages ou longs tubes à ramifications irrégulières, dispersés à travers les autres tissus, et d’une telle ténuité dans le jeune âge, qu’on n’en rangerait pas moins de 14,000 dans un pouce quarré. \ ! Ils sont destinés uniquement à l’é-

\ coulement du latex ou suc propre que contiennent les plantes. Il est

ua probable que ces vaisseaux ne sont point des transformations de cellu-

les, mais qu’ils se sont formés par

) l'épaississement du liquide particu-

CL à lier que contenait la plante, dans son passage à travers les méats in-

15 tercellulaires ; telle est du rioins l'opinion de plusieurs botanistes. Ces vaisseaux se rencontrent particulièrement dans les écorces, et surtout le liber (44), dans les feuilles, les pétales, etc. Le suc qu'ils transportent est coloré en jaune dans la Chélidoine, en rouge dans la Sanguinäire, en blanc dans l’'Euphorbe, le Pissenlit, etc.

Fig. 15. Vaisseaux laticifères du Pissenlit, dispersé à travers le tissu cellulaire.

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