de profoxyde d'azote
35 — d'acide carbonique.
35 Tol. de bicarbare dliydrog.
9,25 — d'oxygène.
7,5 —• d'azole.
1,75 — d'hydrogène.
En général , c^tte absorption est d'autant plus grande que le gaz est plus soluble; elle est d'ailleurs méî^aniqne, car ces charbons, plus ou moins saturés, exposés ensuite. à Tair, émettent, partiellement du moins, le gaz absorbé; Texpirience peut être faite sans difficulté en rapprochant denx fragments de charbons imprégnés , l'un de ^ ammoniac, l'autre d'acide chlorhydrique ; les vapeurs blanches du chlorhydrate d'ammoniaque formé accusent le dégagement, et par siiite la combinaison des deux gaz exhalés.
Le charbon de bois est d'un grand usage dans les usmes, dans l'économie domestique, etc. Sa préparation dans les forêts a encore lieu par un procédé qui diffère très-peu de celui ({uc l'on suivait anciennement : on choisit un terram uni , fermé, et à portée des tas de bois abattus ; chaque fourneau occupe une aire de 4 à 5 mètres de diamètre. Le choix des Dois n'est pas indifférent : les bois durs produisent le meilleur charbon; ce charbon est pesant, compacte, et donne une forte chaleur. Les charbons légers , produits des bois blancs , sont proportionnellement plus chers, puisque la vente est faite à la mesure ; ils ne sont bons que lorsque l'on veut un feu vif. Les fourneaux sont construits de la manière suivante : on fiche en terre une forte bûche amincie à une extrémité et fendue en quatre èi Tautre; on ajuste dans les fentes des bûches èi angle droit et horizontales; quatre autres bûches sont inclinées vers celle du centre, s'y appuient et sont contenues dans les angles : on dispose sur l'aire une série de bûches en rayons dont la bûche principale est le centre; on remplit le tout de petites bûches de o ,08 à 0™^04 de diamètre. Des fiches à la circonférence consolidentle premier étage, qui a la îonne iî wci çfctk^ VxQtwçié -, un
DU CÂBBONE. 109
dépôt snr lequel repose cette couche, renferme aussi des charl)ODs, mais ce sont alors des anthracites et non des houilles, c'est-à-dire des charbons de terre compactes, ayant quelquefois la dureté et la couleur de Tacier, distincts des houilles parce qu'ils brûlent sans flamme et sans odeur. En général, en remontant des parties profondes, c'est-à-diro- des anthracites, on passe aux houilles proprement dites, de là aux houilles stypitesy puis aux lignites. Les houilles de Provence sont des lignites; les véritables houilles sont celles de Va* lenciennes, de Mons, de Saint-Étienne, d'Angleterre, etc. Les nombreuses modifications que présentent les houilles
{'ettent de l'obscurité sur l'origine de ces matières : certes, ces lonilles sont les résultats de l'accumulation de végétaux décomposés ; mais il est à peu prés certain aussi que ces végétaux ont d'abord été mis en particules, et que cette division a précMé la transformation en charbon, car, dans un grand nombre de cas, on trouve de petits lits de charbon, lits qui sonvent n'ont pas o'",oo2 d'épaisseur et alternent avec des orès : on ne peut pas raisonnablement admettre que ces charbons soient dus à des masses de végétaux enfouis sur place et transformés en charbon. On trouve, à la vérité, des débris de v^étaux et même des tiges ligneuses dans des positions verticales (mine du Treuil à Saint-Etienne), mais ce sont des accidents, explicables d'ailleurs dans l'hypothèse du transport et de l'accumulation des végétaux mis d'abord en particules : comment, d'ailleurs, supposer que des dépôts houillers de 350 mètres d'épaisseur, composés quelquefois de 60 à 80 couches de houille , alternant avec des couches de grès ; comment, dis-je, supposer que 60 à 80 fois le sol a été immergé, puis mis à sec pour permettre la naissance et l'accroissement des végétaux qui ont dû être enfouis pour former l'une de ces couches ? Cette hypothèse est inadmissible j et, comme nous l'avons dit, tout porte à croire que les végétaux brisés, mis en particules, ont été déposés en strata, etc. ; la pression et d'autres causes peu connues ont ensuite opéré la mise à nu du charbon.
L'analyse démontre que la houille est très-complexe, et renferme'sur loo parties en général 80 à 90 de charbon.
Les anthracites sont plus riches en carbone (celle du pays de Galles contient 94 parties de charbon) ; mais leur combustion otTre quelques difficultés : l'air chaud paraît nécessaire ;
110 CnnilE HINÉRÀLE.
ce qiii, du reste, est réalisable en industrie. La meilleure an thracite est celle du pays de Galles; viennent ensuite les an tliraciles de Pensylvanie, de la Sarthe, de la Mayenne, d< risOre, du Var, etc.
Le carbone i*^ uni à Toxygène forme deux composés bien connus: acide carbonique et oxyde de carbone ; 2*^ uni à l'hydrogène, il forme plusieurs carbures, parmi lesquels nous étudierons plus particulièrement ceux qui appartiennent i la nature morte.
Acide carbonique, — Pes.: 1,524 ; comp. : C 0\ Ce gai est incolore, a une odeur vineuse , une saveur acidulé, et donne à la teinture bleue de tournesol une nuance vineuse caractéristique, éteint les corps embrasés, suffoque les animaux; car il est non-seulement obstacle à l'introduction de l'air dans les organes respiratoires , mais il agit comme poison : ainsi Tbomme ne peut respirer impunément plusieun heures un air contenant 2 à 3 centièmes d'acide carbonique.
Ce gaz est exhalé en proportion énorme par les volcans^ surtout, selon M. Boussingault, par les volcans d'Amérique : ces exhalaisons devraient rendre notre atmosph^ rapidement in*espirable; mais des causes contraires, la végétation, la formation des zoophytes , etc., rétablissent l'équilibre. Plus lourd que l'air, cet acide libre reste danslei' parties inférieures, ou môme est précipité dans les cavités; ces circonstances si simples expliquent certains phénomènes naturels, parmi lesquels on doit ranger celui de la grotte du Chien , près de Naples ; et ces effets délétères produits sur b voyageur endormi par l'arbre de l'île de Java. Une petite expérience de laboratoire peut mettre en évidence un fait analogue : si on prépare deux cloches égales, l'une pleine d'air, l'autre pleine d'acide carbonique, et si on place ces deux cloches les ouvertures l'une contre l'autre, il n'y aura aucun changement tant que la cloche contenant de l'acide carbonique sera à la partie inférieure; mais si on renverse l'appareil, il y aura non pas mélange, mais simple échange de gaz entre les deux cloches. De ces fails, concluons que l'homme ne doit procéder qu'avec prudence au creusement des puits, ne doit pénétrer qu'avec circonspection dans toutes les cavités anciennes : l'affînilé qui existe entre Tacide carbonique et les bases est alors mise èi çrofit-, une bouillie
DtJ CARBONE. 111
de chaax dont on revêt les parois suspectes absorbe les ef- IIqvcs du gaz.
Dans un laboratoire, on dégage Tacide carbonique en traitant des fragments de marbre par l'acide chlorhydrique : ce procédé n'est pas applicable à la préparation des eaux de Sdlz ; Tacide carbonique obtenu comme nous venons de le dire, conserve une saveur désagréable, qui paraît due aux matières organiques non décomposées que contient encore le marbre : on emploie la craie et l'acide sulfurique. L'appareil est formé de deux parties : la première offre deux cylindres verticaux en cuivre et revêtus d'une paroi interne de plomb ou d'argent ; on place dans le premier environ 755 grammes d'adde sulfurique mêlé à 3^,5oo d'eau et un cartouche de craie; un mécanisme intérieur déchire ce cartouche, établit donc la communication entre la craie et l'acide: il y a alors dteagement d'acide carbonique, qui est lavé dans le deuxième Cf Sndre. I-A deuxième partie de l'appareil est un long cylinére d'environ 16 litres, pouvant éprouver un mouvement tartical de rotation autour d'un autre cylindre creux de Mit diamètre et horizontal : on place environ 14 litres d'eau
fermée dans les bouteilles qui doivent la recevoir. Le gaz carbonique, soumis à une pression de 50 atmos-
Ïères , a été d'abord liquéflé par Faraday, et la découverte ce liquide a vériflé l'exactitude des conjectures de Lavoi- Âer. Ce chimiste prévoyait que les gaz li(iuéiiés manifestenient des propriétés tout à fait neuves : en effet, ce liquide, dont la densité à O" est 0,83 , est plus dilatable que les gaz mêmes; ainsi, lOOO centimètres cubes d'acide liquide à o" occupent 1 060"' à lO^ Ii80'*'à20'*, 1450"- à 30*", tandis que 1000** d'un gaz deviennent successivement 1037*^, 1075"', nu**, en passant par les températures inditjuées. M. Thilorier, mettant à profit cette énorme dilatabilité, est arrivé à un résultat qui marquera dans les annales de la science; il a solidifié cet acide liquide : son appareil, habilement construit, paraissait offrir toute sécurité , fonctionnait depuis dix ans sur roos les points du globe ; une catastrophe, encore récente, est venue donner à cette opinion un cruel démcnli , e&lN^ciw^ tooar vnenoavelle preuve de cette iiag^ilè qd c^^y^tvs^^
112 GHnnE mNÉliLE.
toutes les assertions humaines. Tontefois, ne nous déconragcons pas ; telle est la condition de Thomme : toute recherclM ain<^ne son danger ; les victimes disparaissent , les faits snbsis tent ; et pourrait-on citer le chimiste dont la vie n'ait pas éb compromise un jour dans son laboratoire? Ne brisons don( pas, mais perfectionnons l'appareil de M. Thilorier. Cet ap
f»areil est, ou plutôt était formé de deux cylindres de fonte 'un des cylindres recevait du bicarbonate de soude et deTacide sulfurïque ; le gaz, dégagé et renfermédans le génératmir était ensuite conduit dans le deuxième cylindre; puis, à lu instant voulu, il s'échappait en tourbillons dans une capadt dont la forme rappelle assez bien celle que présenteraient dea: entonnoirs métalliques entrant à frottement par leurs large ouvertures : une partie du liquide, fortement refroidie part
f)artie vaporisée, se constitue alors en une masse blanche, au oguc à la neige ou au coton ; et comme cette matière, profon dément divisée, conduit mal la chaleur/on peut la manici impunément, pourvu qu'on n'exerce aucune pression; ci alors elle détermine sur la peau une violente brûlure. Tac tion physiologique des corps très-chauds ou très-froids étajo sensiblement la môme.
Si on vciit, avec cette substance, obtenir des effets frigo rifiques, on doit lui ajouter un corps bon conducteur del chaleur, et l'éther remplit très-bien cette condition. Si dao une capsule on mêle cet acide neigeux avec l'élher, la tempe rature descend à — 70*^ ou — 80"; et du mercure versé dao le mélange est à l'instant transformé en une masse métal lique malléable , car on peut l'écrouir avec un marteau a bois : on conçoit que le fer étant bon conducteur de la cha leur, ce métal, choquant le mercure, amène la partie cho quée à l'état liquide.
Oxydede carbone, — Pes. : 0,967; comp. : C'O'. Gazinco lore, impropre à la respiration, brûle, avec une flamme d'oi bleu pur, en absorbant l'oxygène de l'air et formant del'addi carbonique. L'oxyde de carbone est toujours dégagé des haut fourneaux ; il produit cette flamme blanche, brillante, qui, h nuit , se détache sur un fond noir, en s'échappant des gueulards en activité : la leinle blanche est due aux poussière» (cendres) qui accompagnent le gaz, et qui sont élevéfôàh température rouge -blanc. Le charbon qui est transformée oxyde de carbone , donne exac^leinv^TaU mQ\\i<^ dâ \sk cbaîeet