D0 CA1B019E
▼iron 3 pour 100 d*eaa : ce liquide parait nécessaire; le gaz n'entraine pas alors cette poussière menue qui engorge les conduits. Le gaz d'ailleurs n'est pas identique pendant to
toute
'opération du dégagement : la table suivante donne les résultats obtenus dans l'examen d'un gaz recueilli à diverses périodes de la distillation.
4a commencement.
Après 5 heures. . .
Après 10 heures. . .
Densité.
Gaz oléfiant
Protocar* bure d'hydrogène.
Oxyde carbone.
Hydrogène.
Azote.
Le gaz de houille récemment préparé contient en outre de faibles quantités de : i^ ammoniaque ; 2^ acide suirhydrique ; 3® acide carbonique ; 4^ acide cyanhydrique ; 5° sulfure de carbone ; 6^ vapeurs de naphte. La purification doit isoler le gaz de toutes ces matières ; on réussit assez bien , excepté pour les dernières , qui donnent au gaz cette odeur nauséabonde qu'on lui connaît.
La supériorité du pouvoir éclairant du gaz est en relation directe avec la quantité de gaz oléfiant qu'il renferme ; car l'hydrogène, l'oxyda de carbone, émettent peu de lumière et sont même nuisibles : ainsi, la valeur d'un gaz d'éclairage est liée à sa densité et à la quantité d'oxygène que ce gaz exige pour éprouver une combustion complète.
Nos remarques précédentes montrent que la séparation exacte des matières, étrangères à l'action éclairante d'un gaz, sera toujours pénible. On a dit que, dans les usines anglaises, le procâlé de séparation était mieux entendu que le nôtre: le fait est vrai ; mais en tenant compte de l'atmosphère brumeuse de Londres, atmosphère toujours imprégnée de matières sulfureuses qui ôtentà l'odorat cette exquise sensibilité que l'on conserve sous le ciel pur de France ; nous ne pouvons entrer dans les détails minutieux que nécessiterait 1 examen de cette purification , toutefois, disons quelques mots sur le mode d'opération de l'usine royale de Londres.
Le gaz, sorti des cylindres de foute, arrive à la boîte de sûreté; celte boite est une capacité à moitié pleine d'eau : le
gaz amené par le tuyau qui plonge dans cette eau, barbotie ^i s'échappe ensuite par J'onverturc çx3Ll\(\\xte \5L\\\.^^'tQvs>xpérjeurede la boîte; on évite ainsi toul (5LaTi%eY ^c^k^X^^^ssv^.,
120 CHIMIE MINÉAàLE.
tout retour du gaz vers les cylindres génératears rouge de feu. Le gaz circule alorsdans une série de grands tuyaux pa rallèles et communiauant par leur partie supérieure ; ce tuyaux opèrent un reiroidissement rapide dans le gaz , con dition essentielle pour éviter la précipitation du charbon, e par suite, une diminution dans le pouvoir éclairant; le gas est enfin conduit dans les laveurs étages qui doivent opère] sa purification. La chaux est encore jusqu'ici le meilleur pu rificateur connu ; mais la pureté de cette chaux dans le: laveurs varie avec le degré aélévation du laveur lui-même ; c'est-à-dire que la chaux neuve dans les laveurs supérieur est amenée successivement, à mesure qu'elle est viciée , dan les laveurs inférieurs, de telle sorte , que le gaz déjà séparé en partie du moiiis, de son acide sulfhydrique et condui dans les étages plus élevés, est soumis alors à Faction d'uni chaux plus active ; enfin , le gaz est rendu sous le gazomètre Cette partie de l'usine est une énorme cloche reposant sur m réservoir, et soutenue par deux chaînes enroulées sur de: poulies de renvoi ; ces cnaines ont à leur extrémité un con tre-poids qui régularise la montée et la descente du gaza mètre. Le tuyau principal qui prend le gaz pour le conduira aux tuyaux de distribution part de la partie supérieure di gazomètre , tandis que celui gui amène le gaz des laveur: communique avec la partie inférieure : ces deux tuyaux ei fonte ont été éprouvés avec soin. Enfin, les tuyaux près dei distributions sont en plomb ; on les contourne avec facilita pour leur donner toutes les sinuosités nécessaires.
La houille n'est pas la seule matière qui donne le gaz d'éclairage. Nous avons dit qu'elle offrait plus d'économie; toutefois, on doit tenir compte des circonstances que présentent les localités. Il suffira de citer ici le moyen employé pendant quelque temps à Reims, pour obtenir le gaz éclairant contenu dans les eaux savonneuses, résidus du lavage des laines; en général, toute substance organique convenablement traitée peut fournir du gaz éclairant. La table suivante peut remplacer toutes les explications que nous pourrions donner sur cette partie :
1 kil. de houiUe française donne (terme moyen) 180 litres d'un gaz dont
rinflammation, à 12 ou 15 litres par heure, éclaire comme 2 bonnes lampes d* \T%and.
— anglaise doiine ^00 a V).^ de %^'l de q^^\\!^ v(!A^K)^^^