‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 21 sur 74 · DB L AZOTE · texte numérisé non relu

DB L AZOTE

On connaît denx bromures de phosphore , \m bromure de mfrey un chlorure de brome et deux bromures d'iode,

§ 1 1. De r Azote.

iiaofe.—Pes.: 0,972; poids atom. : 88,5; fluide élastique iimdore , transparent, iacolore , impropre à la combustion et à la respiration, très-peu soluble dans Teau, sans action sur h teinture de tournesol, sur une solution de chaux, etc., etc. L'azote n'a donc pour ainsi dire que des caractères négatifs ; ce qui a mis, comme clément, son existence en doute.

L'air ordinaire est un mélange de 79 parties d'azote et de 21 d'oxygène : on obtient donc l'azote en unissant l'oxygène de l'air à un corps et libérant ainsi l'azote. On place sur un bouchon reposant sur l'eau, une petite coupelle contenant im fragment de phosphore, on allume, et on recouvre le tout d'une grande cloche. Le phosphore brûle , forme un Boage blanc d'acide phosphorique, absorbe l'oxygène de l'air coutenu dans la cloche; bientôt celle-ci reprend sa transparence, l'eau est montée d'environ y^ dans l'intérieur, et le gaz rè$idn est de l'azote contenant encore environ 4 à 5 pour 100 d'oxygène: on peut d'ailleurs absorber cette pe-

. te )rsque l'appareil n'émet aucune vapeur pins dans l'obscurité : on prive enûn le gaz de la petite quantité d'acide carbonique qu'il contient en introduisant un fragment de potasse ; cette base absorbe l'acide carboniqoe, et la purification de l'azote est sensiblement complète. Le procédé précédent est le plus facile ; il en existe un autre que nous devons noter , car il est distinctif pour l'azote : on remplit , à 2 ou 3 centimètres près, une longue cloche avec me solution de chlore ; on complète avec de l'ammoniaque Hqdde {azoture d'hydrogène), on bouche et on renverse; il y a immédiatement formation d'acide chlorhydrique , par suite formation de chlorhydrate d ammoniaque ; et l'afote, sous forme d'une inûnité de petites bulles, est amené dans la partie supérieure de la cloche employée.

L'azote forme avec l'oxygônc cinq composés; mais avant de donner l'histoire de ces divers produits , il coï!LNve.\il ^Çi^L*^miner la nature et les propriétés de cette ma^sQ feviotvûft ôa

144 GHIMIE HmÉRÀLfi.

gaz , air atmosphérique , qui entoure notre globe , avec lui , et dont Fimportance est si grande dans tout nomie animale.

Air atmosphérique, — L'air est un simple mêlai gaz qui s'échappent de la surface du globe. Est-il que? ce qu'il est sur un point , Test-il sur un autre? une époque ce qu'il est à une autre? Cette identité n probable, et si nos analyses ne donnent aucune dif appréciable, au moins pour l'oxygène et l'azote , cet dans les proportions ne prouve que l'imperfection mêmes analyses.

Les parties principales de l'air sont l'azote, l'ox l'acide carbonique, le protocarbure d'hydrogène, la d'eau, des matières organisées.

On démontre la présence de la vapeur aqueuse, ei sant à l'air un mélange réfrigérant : la vapeur est coj et même congelée sur la paroi du vase froid. On p core obtenir la même preuve, en faisant passer de W un tube contenant de l'asbeste imprégné d'acide sul concentré.

Le meilleur moyen de prouver la présince de \\ dans l'air est encore l'expérience de Lavoisier : le m

[)lacé dans un ballon exposé à une douce chaleur, i 'oxygène, est transformé en une poudre rouge (ox\ si on place cet oxyde rouge dans un autre ballon chauffe un peu plus fortement, l'oxygène absorbé esi Ces moyens ne donnent pas des nombres. Plusiei cédés peuvent indiquer les proportions : 1° Anal; l'hydrogène ; on doit alors préparer l'hydrogène au i de faire l'analyse, éviter autant que possible le coi l'eau ; car alors le gaz contient de l'air : or, quand sure exactement loo d'air et loo d'hydroeène, si détoner le mélange (page il 6, carbure dhydrogi résidu gazeux est 137 on 138; il y a donc eu 63 parties absorbées : donc il y a dans lOO d'air ^ ou ^ à-dire 21 ou 20,66 d'oxygène. Toutes les analj^scs' sent là, et par conséquent on peut varier de plus de ^ reur. Ce mode d'analyse offre une deuxième cause d titude ; une faible quantité d'acide azotique peut être pendant l'action électrique , et l'azote qui entre dai composition ne peut être èvaVafeà^cis \^xfe»\d». 2^

DE l'azote. 145

pr la combustion vive du phosphore dans une cloche ptdoée : nous avons vu que ce procédé donnait Tazote poor résidu; l'ascension de Teau indique la proportion «oxygène. 3** Analyse par la combustion lente dii phos-

êore;elle est exacte et simple : le phosphore doit rester as l'air à analyser jusqu'à ce qu'il n'émette plus de vapeurs Hanches, ou jusqu'à ce qu'il soit invisible dans l'obscurité. <* Analyse par l'oxydation d'un métal : par exemple, en ex-

Et à l'air essayé , un mélange de cuivre et d'eau acipar l'acide sulfurique. Ces diverses analyses sont ^tes dans les limites indiquées ; mais une variation môme forte d'oxygène, sur une masse comme l'air, serait inappréôable. Nous admettons aujourd'hui comme vraie la composition suivante de l'air :

Volume. ! ^\' • ^9,19 | p y j azote.. . 7,697

( oxygène. 20,81 | *^"'"''* i oxygène. 2,300

U présence de l'acide carbonique dans l'air est prouvée l* la baryte liquide : dans un ballon, dont la capacité est IJWine, on verse de la baryte , et le précipité [carbonate de wrjfte) obtenu, donne la dose d'acide carbonique que renfer- •wt l'air essayé j les proportions de cet acide varient de •»0003 à 0,0005. Les causes qui jettent cet acide dans l'air W : 1" la respiration , car l'air expulsé des poumons con- «Jtde 0,03 à 0,04 d'acide carbonique ; 2° les combustions F charbons de bois, de houille, etc. ; 3° les décompositions Ç^ées des matières organisées, végétales ou animales; *te sources naturelles gazeuses ou liquides de cet acide, •causes qui enlèvent l'acide carbonique sont : 1° les planjl^isous l'action solaire, absorbent l'acide carbonique, "" prient le carbone, et rejettent l'oxygène (sous Faction p. .de la lumière, ou dans l'obscurité, le phénomène est *ï^ sensible) ; 2° le lavage continuel de l'air par la pluie : * n'a peut-être pas assez remarqué cette cause qui est puis- Pî^îcarsi les plantes absorbent le charbon, et rejettent

i^ygène, c'est su

>lu8 OU moi

ose d'acide carbonique dans l'air , au con- ^i une forte gelée empêche ce lavage, et l'air contient frl,Ptas d'acide carbonique ; c'est par suite du môme fait J^^^r des continents est plus riche en acide carbonique ^^hi qui est voisin des grandes masses d'eaux.

*«V8^ne, c'est surtout par l'intermédiaire de l'eau qui leur ■J^6 plus ou moins chargée d'acide carbonique; ainsi, la

Iteedii

On a longtemps mis eu doute la présence du gaz des mirais ( carbure d'iiydrogène) dans Tair ; ce fait a été démontré par M. Boussingaiilt : la proportion est plus faible qoB celle de l'acide carbonique ; mais on peut prendre néanmoiii

Jour limites les nombres 0,0003 et 0,0005 donnés pour ce ernier acide.

I^ matières organisées répandues dans l'air échappent n chimiste ; mais pour le naturaliste, celte présence ne faX pas doute ; la fructiGcation de certaines plantes ne peut avoir lieu que par le transport des séminules dans Tair. On peut d'ailleurs démontrer chimiquement la présence des matièrfli organisées dans Tair , en faisant ffàsser ce gaz dans de Facide suU'urique concentré : ce dernier noircit, effet dû i II. carbonisation de matières végétales et animales. ^

L'air est-il un mélange ou une combinaison d'azote fl^ d'oxygène? Quelques chimistes anglais admettent qu'il yfc combinaison : or l'examen de l'air dissous dans Peau proaT" que notre atmosphère est un mélange, car cet air en dis tion contient 0,82 à 0,33 d'oxygène, et 0,68 à 0,67 d'r circonstance aui ne pourrait avoir lieu si le gaz atmospU était une comoinaison . ^

Protoxyde d'azote, — Pes. : 1,525; comp. : Al^ Gaz incolore, liquéfiable, d'une saveur rappelant cdie dp sucre, allumant les corps en ignition que Ton y plonge; l'action est presque aussi vive que celle qui a lieu avec 1'^ gène ; toutefois , elle n'est pas accompagnée de cette "*™ explosion qui caractérise la dernière. Ce gaz est irrespii mais non délétère , si l'action n'est pas prolongée; il pi alors chez certains individus des mouvements convulsib. lui ont fait donner le nom de gaz hilarant. Le charbon, soufre, le phosphore brûlent dans ce gaz comme dans l'oxf^ gène ; cependant , le charbon doit être bien incandesca| avant son immersion dans ce gaz , et même alors il y a molli de vivacité dans les combustions ; le soufre doit être éph^i ment bien allumé ; le phosphore n'exige aucune prépantioi' On obtient le protoxyde d'azote en distillant dans une petite cornue, de l'azotate d'ammoniaque bien desséché ; il ncralR rien dans la cornue , il y a formation d'eau , et on recoeiDi le gaz sur la cuve à la manière ordinaire. L'opération dofe être conduite avec soin , car, chaufié trop brusquement. Ta- 2otate d'ammoniaque pourrait être enflammé dans Tint^

DE l'azote; 147

le la cornue. Le diagramme suivant indique cette position , et est une nouvelle preuve de la lucidité des liions données par la théorie des équivalents.

Avant V action,

acide azotique ^fp 1 iéi{,: A.z^o*ou677

nianne/ ammoniaque ?J*^^ 1 2 éq. : 2Az>H» ou 2U,5 ** ' eau

iéfi.i H»o« ou 112,5

Total 1004

Après VactUm, Eau 4éq. : 4H^o* ou 450

Prol.

d'azote 4éq.: 2Az'o* ou S54

Total... 1004

tyde d azote. — Pes. : 1,037 ; comp. : kf 0\ Fluide ae^ transparent , incolore ; ce gaz a la propriété carac- [ue d'être transformé , au contact avec l'oxygène, en s jaune-rouge rutilantes hypoazotiçues , et cette valu contact avec Tcau, est transformée en acide azotili est dissous par Teau , et en gaz bioxyde d'azote qui )agé. On peut l'aire l'expérience dans un âacon fermé, aot de la teinture de tournesol et du bioxyde d'azote; [fie dans le flacon , et on referme à l'instant ; la teint rougie , et le gaz d'abord rouge rutilant immédiateaprés l'insufflation, redevient incolore; Tessai peut Qouvelé diverses fois.

barbon ou le soufre en ignition, plongés dans ce gaz, lent : le bioxyde agit peu sur l'hydrogène, si ce n'est érature élevée : le chlore sec est sans action sur le le sec ; s'il y a de l'eau , celle-ci est décomposée, il y a ormation d'acide chlorhydrique et de vapeurs hypoa- ».

ioxyde d'azote est obtenu en traitant le cuivre on le re par l'acide azotique ; le métal est oxydé, et le bioxyde : est recueilli sur la cuve à la manière ordinaire. ie azoteux. — Comp. : Az'o^. Peu important, n'existe ié.

ie hypoazotique, — Pes. : 1,451 ; comp. : Az^ 04. On ;ce composé en chauffant au ronge de l'azotate d'oxyde oib; le récipient est en forme d'U, et la partie inféplongée dans la glace , l'acide azotique de l'azotate est posé, donne l" des vapeurs hypoazotiques qui sont enondensées^ ^^ de Voxygèoe qui se dégage. La ^a^wt séeestan liquide vert, mais qui peut passer ^ âà^

148 CHOflE lOllÉliLS.

verses teintes : refroidie à — 40** , cette liqueur est en une masse incolore , et elle conserve cet état tant qu' à une température inférieure à — to® : si on la chai peut passer au jaune, au ronge, puis enfin prend gazeux rouge rutilant ; elle entre enébuUition à 28**, la peau ; en contact avec Feau , il y a décompos bioxyde d'azote et en acide azotique ; mise en coni une base , elle est décomposée en acide azoteux et azotique; elle ne jouit donc pas des propriétés acid elle joue souvent le rôle d'un corps simple.

Acide azotique. — Pes. : 1,512 ; comp. : Az'O^.

blanc très-acide , corrosif , rougit fortement la tei

tournesol , est congelable à — 55* en une matière bi

fait observé pour la piemière fois par Cavendish dai

d'Hudson. Cet acide jaunit les matières organiques ;

priété est mise à profit pour tromper les acheteurs (

si le drap a une lizière y il est teint en laine ; s'il en

il a été teint en pièces: on fait aujourd'hui, après c*

lizière au moyen de l'acide azotique qui donne

ment une teinte jaune très-durable. A chaud , l'a

tique est décomposé en vapeurs hypoazotiqueset en(

mais cette décomposition offre des caractères sin^

l'acide est à t équivalent d'eau , c'est-à-dire a un

1,512; cette décomposition a lieu à 86°, elle cont

qu'à 118" ou 120°; alors l'acide contient une ph

proportion d'eau, et distille sans altération, ce qu

que l'acide pur ne peut être distillé. On concevra (

tion de l'acide sumirique sur l'acide azotique d

si l'on chauffe le mélange; l'acide suU'urique, avide (

compose l'acide azotique en oxygène et en vapeurs

tiques : l'acide phosphorique, et en général tous

énergiques , exercent sur l'acide azotique une action ;

Le chlore, le brome, l'azote, sont sans action sur l'j

tique; l'hydrogène traversant l'acide azotique 1

donne de l'eau et des vapeurs hypoazotiques ; le ca

soufre, le phosphore, l'iode , sont transformés en a

bonique, sulfurique, phosphorique , iodique.

L'action du bioxyde d'azote sur l'acide azotique

remarquable. Si dans la cornue qui fait partie de

de Woulff, on place les substances nécessaires (

acide azotigae) pour oçètet \e àfe%^%«cûftii.t du bio

DE l'azote. 149

te, et si les qDatre flacons qui devront alors snivre conmnent, le premier de Tacide azotique faible, le deuxième de icide azotique plus conceutré, etc. , le quatrième enfin de icide azotique à 1,512 : si on chaufie, le bioxyde tranrsera les divers flacons; le premier reste blanc, le deuxième 'end la teinte bleue, le troisième la teinte verte, le quatrième ;t brun {>lus ou moins foncé ; en général, la coloration tend ers la teinte orangée; or, la même action a lieu avec la {ipeur hypoazotique, donc tout porte à croire que le bioxyde 'azote transforme Tacide azotique en vapeurs hypoazotiques, t devient aussi vapeurs hypoazotiques.

L'acide azotique porte de l'oxygène à toutes les matières vec lesquelles on le met en contact; cette action est quelque- Dis si énergique, qu'il y a inflammation , surtout si la subtance est riche en carbone et en hydrogène : telle est la délagration produite par Tacide azotique sur l'essence de térébenthine (composée de 83 charbon et de 1 1 d'hydrogène ; en général , on doit prendre des précautions lorsque Ton fait i^r l'acide azotique sur une matière dont la nature n'est pas tnen connue.

L'action de l'acide azotique sur les métaux est très-singufière : si la température est élevée, si le métal est très-oxydable, si Facide n'est pas trop concentré, il y a dégagement de protoxyde d'azote et formation d'azotate d'oxyde du métal ; teUe est l'action de l'acide azotique sur l'étain , le fer, le ■me, le cuivre; on disait même anciennement que l'étain tlaXX dévoré; mais un fait remarquable, est celui-ci : si l'aôde azotique est pur et concentré , c'est-à-dire a 1,5 12 de 1^ dmisité, ou a un équivalent d'eau, il est sans action même > nr l'étain ; si on ajoute de l'eau au mélange, à l'instant l^inéine l'action marche d'une manière rapide; il y a j^lus, ^ l'adde pur concentré versé sur le fer rend celui-ci inat-

taçiuable par l'acide non concentré ; ce fait n'a pas été ex-

jliqaé.

L'ordre des métaux attaqués par l'acide azotique n'est pas ^ toujours l'ordre d'affinité de ces métaux pour l'oxygène ;

ainsi, un alliage de fer et d'argent étant traité par Facide

tzotique, l'argent sera totalement dissous à Fexclusion pres-

qoe totale du fer.

Les deux métaux non attaqués par Facide azotique sont

Por et le phtitie; de là Vusage des vases {oimès as^^ ^^ "k^^-

150 CHmiE VnfÉftiLB.

taux, lorsque Vacide azotique doit intervenir dans li paration. L'or, même en fenilles minces, résiste aux azotique et chlorhydrique isolés; mats si on mêle ce: aeides concentrés, on obtient Teau régale, qui, même à attaque fortement l'or : uons savons que le chlore a tous les métaux; on conçoit donc que, dans Teau r^ale le chlore mis à nu qui attaque Tor.

La nature offre Tacide azotique tout formé dans da trèS'Connus , Tazotate de potasse de l'Inde , et l'azot soude du Pérou. La préparation de eet acide est k grand dans les fabriques , et présente en général peu ( uculté ; on traite l'un des sels indiqués par Tacide solfu les proportions eouvenables en industrie^ sont :

1 équiv. ( azotate de potasse ) > ^.^ i s^- t267

2 équiv. acide suUur. 66« bM < acide.. . . 1227

Si on emploie le nitre du Pérou (azotate de soud remplace l'équivalent 1267 d'azotate de potasse par '. valent 1067 du nouveau sel.

Les cylindres dans lesquels a lieu le mélange, les bc nés de condensations, sont analogues à ceux dont on faii dans la préparation de l'acide chlorhydrique. Chacun de cylindres qui constituent un appareil est lié à la pn bonbonne qui lui correspond, au moyen d'une forte a en verre qui permet de constater la nature des vapeu gagées. Les communications des bonbonnes entre ell lieu par des tubes en grès ; l'énergie de l'acide azotiq telle, qu'il est important de bien luter les tubulures : argileux gras est alors préférable.

Les' premières vapeurs dégagées sont jaune-rouges; tôt l'acide passe sensiblement incolore ; plus tard, les vî jaunes reparaissent, circonstance qui indique la fin de ration. Nos remarques précédentes expliquent ces changements ; au commencement et à la tin de Topér l'acide mis à nu ne trouvant pas l'eau nécessaire à son tence, est «légagé à l'état d'oxygène et de vapeurs hyj tiques. On blanchit l'acide des bonbonnes en le soumet l'ébullîtion ; il est alors séparé des vapeurs hypoazotiqn k coloraient en jaune, mais il contient encore tous les étrangers qui le rendaient impur, c'est-à-dire de l'acid torique, du sulfate de potasse, du chlore^ et même un p

DE l'azote. 151

dfate de fer. Si on yeat purifier cet adde , on ajoute de Ta- Dtate de fdomb, qui précipite les trois composés indiqués^ et A distille.

L'acide azotique blanc marque au plus 36^ B^ ; il est alors 1 3 équivalents d'eau ; si on l'amène à 40'' B^, il est alors rarewtat blanc ; enfin, l'acide extra-concentré est à l équivalent l'eau, pèse 1,518 et marque 45^ B^.

Les résidas de la fabrication de l'acide azotique sont des

baulfates de potasse ou de soude ; il y mi a de deux sortes :

t* lourds ; ee sont des bisulfates qui conservent l équivalent

(acide solfuriqoe libre ; cet acide est nuisible dans certains

enpiois, par exemple, dans la fabrication des sondes et dans

kl cristalleries ; 3^ légers ; ce sont les précédents, calcinés au

faur ou privés de leur acide libre. Nous reparlerons de ces

itsidns dans la fabrication des soudes.

On se sert de l'acide azotique pour préparer les chlorures (éttiQ, pour la dissolution de l'or, du platine, c'est-à-dire )onr Feaii régale (1 éq. 1/2 d'acide azotique, 4 éq. d'acide chknrhyâriqne) , pour les essais d'or, de bronze , le décapage il enivre, pour les amorces fulminantes, pour le secretage fa poils dans la chapellerie^ pour la gravure, la do~ nn, ete. , etc.

Azotures (T hydrogène, — On connaissait un seul composé tuote et d'hydrogène, azoture d'hydrogène, appelé ordi- Mtemeoi ammoniaque y alcali volatil y composé basiqae, ■omal, placé par son énergie à la suite de la potasse et de Inonde, formant conséquemment des sels oxacides (azotate il 'ammoDiaque, etc. , etc.), des sels hydracides (chlorhydrate tunnoBÎaque etc., etc.). Une nouvelle théorie, appuyée sur fa travaux , ou plutôt sur des motifs puissants , porte à admettre que la chimie possède trois composés d'azote et d'hyfagène : toutefois, l'existence des deux nouveaux composés, U iAMoniiMi et amidogène', est hypothétique, ces corps irÀ i^sytat pu être isolés : nous donnerons l'histoire de Tammo- [À liûpie, et nous chercherons le point où s'arrête la science pid VitieUe dans sa nouvelle création.

vÀ Azoture d'hydrogène, — Pes. : 0,59 ; comp. : Az* H' ou wA ^B*. Gaz Kquéfiable, incolore, non inflammable, ayant •^■1 ?®w^wir caustique, une odeur vive pénétrante qui excite M ^^^^^BjfÀ^ment -, Teau, qui dissout 430 vol. de gaz ammoniac, pus favat pins légère et peut marquer 25^ & Vaiéom^tx^ 4i&

153 CHIMIE uncÉauus.

esprits-de-yin. Le gaz ammoniac est décomposé parla cl leur rouge , par rélectricité ; si Ton fait passer un très-gra nombre d'étincelles électriques , on reconnaît que 4 voluo de gaz donnent 8 volumes, formés de 6 volumes d*h)drog( et de 2 volumes d'azote ; enûn , môle à roxygène, il déton à une température élevée. La décomposition du gaz amo niac sec sur du chlore également sec est remarquable ; étudie le phénomène en faisant passer le chlore , par buU dans une cloche contenant l'autre gaz : la première bi émet de la chaleur et de la lumière ; les autres bulles prod sent un effet moins sensible , car les parois de la cloche s bientôt couvertes .d'une croûte blanche de chlorhydi d'ammoniaque ; la décomposition est tellement vive qae l'on fait passer du chlore dans une solution concentrée de j ammoniac, chaque bulle du chlore forme un sillon lumim dans le hquide. L'action du carbone sur l'ammoniaque a peu étudiée : on sait qu'il y a formation de divers aci parmi lesquels on a cru reconnaître l'acide cyanhydriqoe Si , dans une solution d'or (chlorure d'or) , on vers( l'ammoniaque liquide, on obtient une (>oudre, amidure d

3ui détonne à environ 140^. Les actions sur les soluti 'argent et de mercure sont analogues.

' On prépare l'ammoniaque liquide eu faisant usage de 1 pareil de Woulff j la partie antérieure est alors une cor de grès placée dans un fourneau à réverbère ; cette cor reçoit un mélange à parties égales et en poudre de eb éteinte et de chlorhydrate d'ammoniaque , un premier fla contenant peu d'eau, lave le gaz qui arrive et est dissous c l'eau des flacons qui suivent.

Les usages de l'ammoniaque liquide sont assez nombre en chimie, on l'emploie comme réactif; en médecine, on sert à l'extérieur comme vésicant, et conséquemment près toujours comme dérivatif; dans les arts, on fait usag< l'ammoniaque pour dissoudre le carmin , pour délayer caille d'ablettes et faire une préparation employée dan fabrication des perles artificielles.

Telles étaient les connaissances acquises sur l'union de zote avec l'hydrogène : un examen attentif de la constitu des sels et autres composés ammoniacaux a conduit à conséquences neuves. Exposons les principaux faits qui vent de base à la nouveUe ttifeom , cû.^t^N<5ûax^Vi\itefo

DE l'azote.

lectear que^ si cette théorie facilite singalièrement l'étude d'un grand nombre de corps dont la composition était Dibscore, elle est encore hypothétique, et n'a pas cette cer- "titude mathématique que présentent les parties précédentes ^ la science.

De l'ammonium, — L'ammoniaque est un gaz alcalin, Jkz' H^, qui neutralise les acides avec une énergie presque 4gale à celle que possèdent la soude et la potasse. Or, i" tous Ib sels ammoniacaux oxacides contiennent 1 équivalent d'eau, nécessaire à leur existence, et qui les rend isomor-

fies avec les sels de potasse ; 2** Tacide chlorhydrique , uni l'ammoniaque, conserve son hydrogène; le composé, chloriiydrate d'ammoniaque , isomorphe avec le chlorure de potassium, contient donc 2 atomes d'hydrogène, indépendamment du chlore et de l'ammoniaque : l'action des autres - hydracides est analogue.

Ces faits constatés, la nouvelle théorie en déduit les consé-

Kences suivantes : i" dans les sels hydracides ammoniacaux, mmoniaque, Az' H®, unit à l'équivalent, H% d'hydrogène, constitue un composé particulier (ammonium), kû H^ qui est isomorphe avec le potassium et joue un rôle métallique ; alors le chlorhydrate d'ammoniaque est un chlorure d'ammonium ; 2^ dans les sels oxacides ammoniacaux , l'équivalent d'eau, inhérent à l'existence de ces sels, n'est pas à l'état d*eau j l'équivalent H' d'hydrogène, uni à 'l'ammoniaque, donne l'ammonium qui est oxydé par l'équivalent 0* d'oxy-

Îjène, et l'acide, réagissant sur l'oxyde formé, compose e sel oxacide d'ammonium : ce nouveau mode de composition sera rendu plus intelligible par le diagramme suivant. Les nombres applicables au sel hydracide ont été doublés pour coordonner les résultats avec ceux qui suivent :

Théorie ancienne.

Chlorhy- /ammoniaque 2Az^H^ ârated*am- ! acide moniaque. ( chlorhydrique 2 H' ch' Sulfate i Ainmoniaque 2 A z ' U^ d'amnio- ^^ide

I sulfunque

V eau

ammoniaque

acide

azoti(iue

nîaqae.

Azotate

d*ainmo-

maque.

H'o' 2Az'H=»

AzV H^o»

Théorie de V ammonium.

Chlorure

d'ammonium.

Sulfate d'oxyde

d'ammoninm.

Azotate d'oxyde

d'ammonium,

chlore ammonium

ammonium

oxygène

acide

sulturique

ammonium

oxygène

acide

azotique

2ch* 2Az>H<

2Az'H<

2Az>H'

Az^b'^

154 CHIMIE HUCÉKALE.

Le nombre de ces exemples serait eeini des sels ammoniacaux, puisque tons ces derniers obéissent aux lois relatées |)récédemmenl. L'ammonium n'a pas été isolé ; Texistence, e caractère métalli(|ue de ce radical sont donc hypothétiques : quelques chimistes pensent que Y amalgame ammoniacal contient Tammonium à Tétat libre -, cet amalgame est obtenu en mêlant à une solution saturée à froid de sel ammoniac, un amalgame formé de lOO parties de mercure et de 1 partie de sodium. Le gonflement ad mélange est tel, que le rapport des 2 volumes, avant et après Faction, peot être celui ae 1 à 200. On a cru reconnaître que le poids a^mentait , soit dans le rapport de l à 2000 , soit dans celui ae 1 à 1 0000 : le sodium se combine , dit-on , avec le chlore, et l'ammonium libre s'unit au mercure ; le tout est d'aillears bientôt amené à Tétat de mercure coulant, d'ammoniaque et d'hydrogène , et certes on peut affirmer qu'il y a là un changement accidentel éprouvé par le mercure. Quoi qu'il en soit, l'isolement et le caractère métallique de l'ammonium ne sont pas indispensables pour 1 jadmissiou de ce radical alcalin ; d'autres radicaux, élkyly benzoyl, etc., ont été admis; ces radicaux n'ont pas été isolés, et ne présentent pas le caractère métallique.

De ramidogène. — L'existence d'un composé d'azote et d'hydrogène, ne contenant que 2 atomes d'hydrogène , est établie par Texamen d'une série de composés salins ; ce nouveau corps n'a pas été isolé : ces corps salins ont été appelés amidesy de là le nom d'amidogène donné à leur radical.

Si on chauffe le potassium dans le gaz ammoiiiac, le métal est transformé eu une matière verte , qui parait contenir IV mide de potassium, tandis qu'il y a, peudant l'opération, dégagement d'un atome d'hydrogène. L'amidogène existe dans le précipité blanc des pharmacies, obtenu en ajoutant de l'ammoniaque au bichlorure de mercure : ce précipité est un double chlorure et amide de mercure. Les amides sont encore formées lorsqu'on enlève l'eau nécessaire à l'existence des sels oxacides ammoniacaux; en décomposant Toxalate d'ammoniaque par la chaleur, il y a formation d'eau, sublimation d'un produit particulier, oxamide, composé d'oxygène, d'amidogène et de charbon. La théorie atomique explique cette décomposition de la manière suivante :

DE l'azote, 155

Avant ractUm.

léqi. hydraté)

Après Vactkm.] OxaMide G^o^^i'R^

Eau 4 éq. : 4H*o*

L'acide snifnriqne anbydre et le gaz ammoBiac donnent une matière saline qui n'est pas un sulfate d'ammoniaqae, car les réactifs ne donnent ûors aucune indication d'acide snlforique. On admet qu'il y a formation d'une matière particulière, sulfamide, dont la composition serait sAz'H*, SQ*-f-H'0*. Les actions des oxacides anhydres sur le gaz ammoniac sont analogues, et les différences qui existent entre ces composés et les sels ammoniacaux sont certes des motifs puissants en faveur de la théorie de l'ammonium.

Càéorure (T azote. — Liquide jaune, huileux, redoutable, Amt la détonation violente a lieu sans cause appréciable ; a été étudié par Ihitong. Il est le résultat de la réaction du chlore sur le chlorhydrate d'ammoniaque. Une partie d» chlore s*anit à de l'hydrogène pris à l'ammoniaque ; ce dernier devient amidogène , et l'autre partie du chlore s'unit à cet amidogène : ainsi, le chlorure a'azote est réellement un chlorure d'amidogène, et Az' H* Ch' est le symbole qui le représente.

lodure d^azoie. — Ce composé détonne au plus léger mouvement, au contact d^ une barbe de plume; pendant cette détonation , moins violente que celle du chlorure d'azote, il y a émission de vapeurs denses , pourpre-viofëttes. La préparation ne présente aucune difûculté : on fait digérer de l'iode dans une solution de gaz ammoniac ; le précipité noir obtenu a pour formule Az' HM , et peut conséquemment être dénommé iodure d^amide,

Azoture de carbone ou cyanogène,— Ves. : 1,806; comp. : Az*^C*. Fluide élastique, transparent, incolore, soluble dans l'eau, d^une odeur très^ésagréable ; il rougit la couleur du tournesol, qui reparaît si l'on chauffe la dissolution ; supporte, sans s'altérer, une très-haute température. On obtient ce gaz en chauffant le cyanure de mercure desséché et recueillant le gaz sous une cloche.

Le nom cyanogène montre que ce composé joue le rôle

4'tin élément ; il se combine, en effet, avec l'oxygène et

avec

156 CHIMIE MINÉlliLE.

l'hydrogène, forme avec ces corps des acides puissants, et, dans ces compositions , nous TindiqueroDs par l'abréviation Cy ; donc Cy = Az* C* , et nous verrous dans la chimie oi^nique qu'il est l'élément essentiel d'un composé important, le bleu de Prusse.

Le cyanogène forme, avec l'oxygène, les trois acides isomères suivants :

Acide cyaniqvs. — Gomp. : Cy'O', H*0*. Cet acide est formé lorque l'on traite le cyanogène par une solution de potasse caustique, ou lorsque l'onr fait passer le cyanogène sur du carbonate de potasse chauffé au rouge.

Acide fulminique, — Comp. de cet acide supposé aiihy- , dre, Cy' 0\ Il existe dans certains composés fulminants d'argent et de mercure ; il est décomposé lorsque l'on veut le séparer du sel qui le contient. Les fulminates de mercure, d'argent et d'or sont seuls importants, surtout le premier, qui est le composé employé pour les amorces des fusils à \ piston (voyez mercure).

Acide cyanurique. — Comp, : 3H*0% Cy3O^ + 4H»0'. ; Ce composé est essentiellement organique; il est formé dans :

f)lusieurs circonstances : dans la décomposition de l'urée par : a chaleur, dans la distillation de l'acide urique.

Acide cyanhydrique , appelé ordinairement addeprussique, — Comp. : H* Cy\ Est un liquide extrêmement actif, " composé de cyanogène et d'hydrogène : l'étude de cet acide sera mieux placée, parce qu'elle sera mieux comprise, dans l'examen du sang (chimie organique).

§ 12. Du Silicium.

Silicium. — Poids atom. , hypothétique : 277. Cet élément n'a pas été isolé ; ce qu'on a dit sur la mise à nu du silicium au moyen de la pile, n'est pas certain : le potassium agit si faiblement, qu'il n'est pas non plus certain qu'on ait pu ainsi obtenir du silicium : il faut, pour décomposer l'acide silicique (silice) avoir recours à deux affinités; mais alors on déplace cet élément , ou ne l'isole pas.

Acide silicique { silice). - Pes. : 2,66; comp. : Si' 0^ La nature offre la silice : 1"^ pure , dans le cristal de roche; 2^ impure ou colorée par dos corps peu connus, dans l'améîb\sio, le qimni; 3" plus impure et plus lacile à vitrifier dans

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