‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 22 sur 74 · DU SILICIUM · texte numérisé non relu

DU SILICIUM

Paris. Ces nodules , ou pierres à fosil disséminées mches crayeuses , ces écueils de la science géolot également composés de silice impure, ûlicique est la partie principale de tous les verres ; c probable que lui-même était vitriOable ; ce fait ivé par M. Gaudin; ou doit employer le chalu- : oxy-hydrogène ; le cristal de rocne exposé à cette 5t d'abord ramolli , on peut alors le façonner en on étire sous un violent coup de feu , on a des fils i on chauffe longtemps , on a d'abord une espèce re transparente ; bientôt cette perle disparaît : donc ique est volatil. La silice vitrifiée ou non est insoimoins, dans certaines circonstances , c'est-à-dire silice sort d'une combinaison, elle peut être dis- Teau : traitez au feu de forge une partie de silice îs de potasse , le tout fondu et refroidi ( silicate de lissolvez dans l'eau , cuis ajoutez de Tacide chlo-

la plus grande partie de l'acide silicique sera filtrez ; la liqueur claire contient de la silice qui ne récipitée , même en ajoutant une portion notable

vous évaporez, le résidu contient delà silice, ilice n'est plus soluble dans l'eau. Ces faits expliésence de la silice dans les graminées^ les bam- , etc. ; dansles jets limpides et bouillants du Geiide, dans notre urine , enfin, dans un grand nomcourantes sur le sol.

silicique est non-seulement vitrifiable, mais il Lie cette l'acuité aux silicates qu'il foime. Cette protilisée eu industrie pour la fabrication de tous les jsiers ; nous en citerons un exemple. L'acide siliî sel marin (chlorure de sodium) secs, mêlés et

rouge, n'exercent aucune action l'un sur l'autre ; rriver une petite quantité de vapeurs d'eau, il y it dégagement d'acide chlorhydrique et formation ie soude ; l'eau est décomposée , son hydrogène se :i chlore , tandis que son oxygène uni au potassium otasse, qui forme avec l'acide silicique un silicate

On a mis cette propriété à profit pour le vernisases de grès, par exemple, des cruchons de bière, 'S vases, placés dans le four, sont chauffés au rou^Cv e dans ce ïour du sel marin-, ce sd çuM^ ew^v

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penrs, lèche la surface des vases ; il est donc en présence racide siliciqueet d'âne petite quantité d'eau ; il se foi nn silicate de soude qui forme la couverte du vase. On ^ ici , que si l'on pouvait agrandir cette expérience , la pn quer sur une grande échelle, on pourrait, ce qui serait pas immense eu industrie, extraire ta soude du sel mar en évitant remploi de Tacide sulfurique , et par suite , Te ploi du soufre.

$ 13. Du Fluor.

Fluor. — Poids atom., hypoth. : 117. Cet élément exi dans la nature à Tétat de fluorure de calcium ; il consti alors ce qu'on appelle le spath-fluor; il existe aussi, en pel

Suantité, dans Tamphibole, dans le mica, dans la plup es phosphates naturels : le fluor n'a pu être isolé ; n^is s existence, comme élément paiticulier, est certaine. M. Bj drimont croit Tavoir obtenu en vapeurs, mêlé à d'aut gaz : il est, ou parait être, de tous les éléments celui qui a plus puissantes affinités; mais ta propriété qu'il possède, i à l'hydrogène, de corroder le verre , le constitue incontes blement élément particulier.

Acide fluorhydrique. — Comp. hypothétique. H' P.]

r'de blanc, répandant des vapeurs blanches trèsépaissi ne odeur très-piquante, analogue à celle de l'acide cnlorl drique, d'une saveur insupportable. Cet acide exerce sur tissu animal une action délétère ; on ne saurait trop se pi cautionner contre les vapeurs qu'il exhale à l'air libre; il ; taque et corrodé presque tous les corps autres que le ploa l'or et le platine: toutefois, on peut, sans détérioration tt forte , conserver l'acide étendu dans un flacon de verre de la paroi interne a été revêtue de cire fondue. Pour prépai l'acide fluorhydrique, on fait choix de spath-fluor exempt silice et de galène (sulfure de plomb) ; on réduit ce spath poudre fine, et , dans une cornue de plomb à deux compat ments, on traite le corps à chaud par deux fois son poi^ (I cide sulfurique concentré. La vapeur est reçue dans un ré pient de plomb plongé dans la glace. Nous le répétons, on à se garantir, avec le plus grand soin, des émanations de acide ; lorsqu'on veut l'étendre d'eau , on place le col da cipient de plomb dans cette eau , et on verse , sans s'arrôl jusqu'aux dernières parties de l'acide.

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Cet acide est-il oxacide ou hydracide? H. Kuhlman nous irait avoir tranché la question d'une manière satisfaisante; a prouvé que l'action de l'acide sulfurique sur le spath- Qor était analogue à celle du m^me acide sur le chlorure de idinm; Teau est indispensable à la décomposition : Tacide ilfurique aobydre en vapeur est à une haute température ms action sur le spath-fluor, ainsi ce dernier est un fluorure e calcium et non un fluate de chaux.

Dans les arts, on n'a jamais besoin de recueillir l'acide luorhydrique ; mais quelquefois on soumet à sou action le ferre que l'on vent dépolir ou graver. A cet effet , on met du luorure de calcium ordinaire et pulvérisé dans un vase de (bmb, d'une forme qui varie avec celle du corps que Ton vent soumettre à l'action de la vapeur; on délaye le fluorure wec le double de son poids d'acide sulfurique , et on superpose comme couvercle la pièce de verre. C'est ainsi qu'on peut dépolir en très-peu d'instants ces globes de cristal dont ttttsesert pour les lampes, etc. Si l'on doit, non dépohr toute Wte surface, mais seulement tracer quelques fleurs ou des- ■»8,on enduit la partie sur laquelle on veut graver d'une Jnehe de mastic composé de trois parties de cire jaune et «ttw partie de térébenthine ordinaire; on enlève ensuite ce ■«stie à l'aide d'une pointe ou d'un burin partout où l'on Tftit (jue l'acide agisse, en ayant bien soin de mettre le verre

Caâtement à nu pour que l'acide morde d'une manière égale, s cette dernière opération , on chauffe légèrement pour *pas fondre la cire; remarquons d'ailleurs que la Irapftdu verre paraît jusqu'ici avoir mis obstacle à l'emploi •* planches que l'on pourrait préparer, comme les planches Iftffigiies.

^j^cidefluoborique. — Comp. : B' F^. Il nous est impos- •We d'isoler pleinement le fluor, mais on a uni cet élément J We en chauffant dans une cornue de verre 1 partie

^ J*ile borique vitriflé, 2 parties de spath-fluor, et 12 parties «*àde sulfurique concentré ; le gaz dégagé contient, il est ^1 une petite quantité d'acide fluosilicique. ^cide fluosilicf'que, — Pes. : 3,5 ; comp. : Si' F^ Gaz J^pareut, incolore, dont la propriété caractéristique est * déposer en partie la silice qu'il contient lorsqu'il est en JJûtact avec l'eau ; on le prépare en traitant, dans un ballon ^^ assez grande capacité , un mélange à parties égales de

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spath-fluor et de qnartz par 6 parties diacide snlfarique concentré : le récipient dans lequel plonge le tube recourbé doit contenir du mercure et de Teau , aûn que la silice déposée au contact du gaz avec l'eau ne bouche pas le tube de dégagement. L'eau dissout 300 fois son volume de ce gaz ; elle oiïre alors une sorte de masse gélatineuse, demi-transparente, émettant des fumées à Tair.

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