‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 26 sur 74 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

lo Tous les azotates sont solubles.

s* Tous les chlorures fexcepté ceux de plomb , de mercure) sont solubles.

5° Tous les sels de potasse, de soude, d'ammoniaqoe, sont solubles.

4* Les carbonates (excepté ceux de potasse, de soude, d'amraonîaqae) sont s^itfu)!^ment insolubles. ,

tr» Les sulfures (excepté ceux de potasse, de soude, d'ammoniaque) sont seosw'^' ment Insolubles.

Sels non solubles dans 100 fois leur poids d'eau.

Sulfate de baryte.

— de strontiane.

— de chaux.

Phosphate de chaux.

— de magnésie.

— de mercure.

Fluorure de calcium.

Carbonate de baryte.

Sous-sulfate de mercure.

Phosphate de baryte.

— de strontiane.

Carbonate de strontiane.

— de chaux.

Chlorure de plomb.

Protochlorure de mercure (sublimé doux).

ras SEU. 191

Action des acides et des bises sur les sels.

Lorsqu'on veut mettre un acide ou une base en contact

pas indispei sable dans le second.

Voie sèche. — l*"® Loi. — Si Tacidc est plus tae que celui dn sel , il y a décomnosition ; on obtient un nouveau sel formé par la réunion au nouvel acide avec la base.

2^ Loi, — Si la base est plus fixe que celle du sel^ il y a décomposition.

Voie bumide. — 1^® Loi. — Si l'acide est plus soluble que celui du sel , il y a décomposition.

2* Loi. — Si la base est plus soluble que celle du sd , il y & décomposition.

3* Loi. — Si l'acide peut former avec la base du sel un sel insoluble, il y a aécomposition. Le nouveau sd est précipité.

4* Loi. — Si la base peut former avec l'acide du sel un sel insoluble, il y a décomposition. Ce dernier est précipité.

5^ Loi. — Si l'on met en contact avec un sel soluble un acide ou une base qui ait plus d'affinité pour l'un des composants du sel, et que le sel qui se forme soit insoluble, il y a décomposition complète ; mais si le nouveau sel formé est soluble, il y a simplement partage de la base ou de l'acide^ en raison des affinités respectives.

On peut , des lois qui précèdent , déduire plusieurs principes importants, et dont nous ferons l'application lorsque nous développerons les moyens de reconnaître la nature d'un sel : l® la potasse et la soude, étant solubles, décomposeront par la voie humide tous les autres sels, puisque la base est en général un oxyde métallique moins soluble; 2^ la

K tasse et la soude décomposeront les sels dont la base est jxyde d'ammonium , et ce dernier corps décomposera tous les autres sels ; 3" la chaux donnera un précipité Dlanc(«arbonate de chaux) dans tous les carbonates solubles; 4^ la baryte ou la stronliane formera un précipité blanc (sulfate de l)aryte ou de strontiane) dans tous les sulfates; 5^ l'acide soffliydrique donnera un précipité çVas ou mwû&lwvsfe V^-

192 CHUnS MINÉRALE.

fare métallique) dans toas les sels dont la base est un oxyde métallique insoluble; g" Tacide sulfurique, étant en général

5 lus soluble une les autres acides , décomposera la plupart es sels solubles en déplaçant leur acide.

ActioD des sels les uns sar les antres.

Le contact entre deux sels peut avoir lieu à sec ou par l'intermédiaire de Teau.

Voie sèche. — Loi, — Si les deux sels mis en contact peuvent former un sel plus volatil, à Faide de la chaleur, il y a décomposition. Le sel volatil formé se dégage.

Voie hdmide. — l*"* Loi. — Si les deux sels sont solubles et si Faction peut créer un sel insoluble, il y a décomposition. Le nouveau sel insoluble est précipité.

2^ Loi. — Si Tun des sels est insoluble, on peut, dans certains cas, prédire le résultat : les carbonates de soude ou de polasse décomposent à chaud tous les sels insolubles^ mais la décomposition n'est jamais complète.

3<^ Loi. -^Si de deux sels solubles il peut résulter deux sels insolubles, il y a décomposition ; les deux sels se précipitent > et la liqueur n'est plus que de l'eau pure.

Examinons les conséquences des lois que nous venons de développer : i^ un sel soluble de baryte donne un précipité blanc (sulfate de baryte) dans tous les sulfates solubles; 2^ un sel soluble d'argent donne un précipité blanc (chlorure d'argent) dans tous les chlorhydrates solubles ; 4" un sulfure solunle donne un précipité plus ou moins foncé dans tous les sels solubles, dont la base est un oxyde métallique insoluble, etc. Les conséquences réciproques des principes que nous venons de poser sont également vraies ; un sulfate soluble donne un précipité blanc (sulfate de baryte ) dans tous les sels de baryte solubles.

Moyens de reconnaître Tacide d*un sel.

Un abrégé de chimie ne peut présenter une analyse raisonnée de tous les sels; je me contenterai de donner les moyens de reconnaître l'acide de douze espèces de sels : borates, carbonates, sulfates, phosphates, sulfltes, chlorates, azotates, sulfures, chlorures, iodures, cyanures, fluures.

Le sel dont on veut reconnaître l'acide peut étie : i^ solu-

ble dans l'eau, 2^ insolable dans le même liquide. Cette question sera résolue facilement : on placera une petite quantité du sel dans l'eau et on chauffera légèrement; le sel disparait en partie dans le premier cas^ et reste en totalité au fond du vase dans le second.

Sels insolubles. — Nous avons vu, dans Faction des sels les uns sur les autres , que le carbonate de potasse décompose tous les sels insolubles, et les transforme en sels solubles de potasse ayant le m^me acide. Le sel à examiner, mis en ébollition avec une solution de carbonate de potasse, sera transformé en sel de potasse du même acide. La question sera donc celle-ci : Gomment reconnaître Tacide d'un sel loioble? Elle est résolue dans l'exposé qui suit :

Sels solcbles. — Le sel peut être : l" à l'état solide , 2^ en dissolution dans l'eau.

l^Cis. — Sels solides. — On placera dans un verre à expériences une portion du sel , et on y ajoutera une petite quantité d'acide sulfurique concentré. L'action sera nulle, on il y aura dégagement de vapeurs.

Acfion nulle, — Le sel est un borate, un sulfate ou un phosphate ; une partie du sel sera dissoute dans l'eau , et la lointion, divisée en deux doses, présentera l'un des phénomènes suivants: 1® l'azotate de baryte versé dans la première pourra donner un précipité blanc insoluble dans l'acide azotiqae, auquel cas le sel est un sulfate ; il se forme un sulfate de baryte insoluble, et un azotate de l'autre base-, 2^ la leconde partie, traitée à chaud par une petite quantité d'acide sulfurique, et mise à refroidir, dépose des cristaux nûeacés d'acide borique, ce qui indique un borate : l'acide nlfarique se sera réuni à la base du borate ; 3^ si ces caractères ne se retrouvent pas dans le sel, on en conclura que le Kl était un phosphate.

pégagement de vapeurs. — Dans toutes ces réactions chimiques, l'adde sulfurique se combine avec la base du sel, <t Taade de ce dernier se dégage avec tous ses caractères rai- ill^ysiques; or, ces caractères peuvent présenter les nuances 1# I c»-après :

(,,- 1 EfTervesccnce sans odeur sensible , et analogue à celle que lies. iP^^ait le vin de Champagne mousseux , carbonates. ues. I Effervescence avec l'odeur du soufre en ignition, sul

194 CHIMIE KOIÉ&ÂLE.

Vapeur pea s^sible, accompagnée d'une odevr d'eaaforte, azotates.

Vapear blanche à Tair et piquante, chlorures.

Vapeur ayant Todeur d'œufis pourris, sulfures.

Vapeur qui corrode le verre, ^wwre^.

Vapeur jaune verdàtre , chlorates.

Vapeur peu marquée, ayant une faible ordeur de soofri en ignitiou; dépôt brun-marron, iodures (l).

Vapeur faible ayant Todeur des amandes amères, ey»nures.

2^ GiS. — Dissolutions salines. — Si la solution est concentrée, on peut employer les moyens précédents; si le sel est étendu dans une grande quantité d'eau , on partagera ta liqueur en six parties égales , et on la soumettra aux résetib dans l'ordre suivant :

Si Tazotate de baryte donne un précipité blanc insoloble dans Tacide azotique, on peut affirmer que le sei est UB sulfate.

Si un sel soluble de chaux donne un précipité blanc solable dans Tacide azotique, carbonates.

Si une dissolution de plomb , de fer ou de cuivre , donM un précipité noirâtre (sulfure de plomb, de fer ou de cuivrej^ le sel est un sulfure.

Si l'azotate d'argent donne un précipité blanc sdubii. dans l'ammoniaque h(|uide ( chlorure d'argent) , chlomm.

Enfin , si ces opérations ne démontrent pas quelle est k nature de l'acide du sel, on doit en conclure que ce ^Hli un borate, sulfite, chlorate, azotate, phosphate, iodure,] cyanure. On concentrera la solution^par une douce chaletf, > et on la soumettra aux épreuves indiquées dans le |^' mier cas.

Moyens de reconnaître la base d'un sel. v

Les métaux sont au nombre de quarante-trois, etlapta^j

Eart peuvent former deux et quelquefois trois oxydes : hli ases salines sont donc en très-grand nombre; et le probléne, \

0) Le dépôt brun-marron ne se forme que lorsque Tiodare est forfur^ c'est-à-dire contient un excès d'iode*, c^'^Xoidàssaiseiaent ce qui a lien.

pis d'une manière générale , nécessiterait des détails dont rétendue ne peut trouver place ici. Je simplifierai donc la

Kestion, et j'admettrai (ce qui a lieu ordiuauement) que la se du sel est comprise dans les dix-huit bases suivantes :

Magnésie.

virootiane.

Baryte.

Oiyde d*ammoniiiiD.

feoode.

Potasse. ! Oxyde de bismuth.

Àluunne.

Oxyde de zinc.

-^ de manganèse.

— de fer.

— d'étain.

de cuivre, de plomb, de mercure, d'argent.

d*or.

j, ^ I^ sel dont on veut reconnaître la base peut tHre insoluble ^ sa soluble, ce dont on s'assurera en suivant la marche iudi- |aée plus haut.

Sels insolubles. — On fera bouillir le sel avec une solution de carbonate de potasse ; on formera ainsi un carbonate iosolable de la base inconnue. Le précipité, séparé par la filfration, et traité convenablement par Tacide azotique, don- . sera un azotate soluble de la base inconnue : Texamen est . (fenc celui d'un sel soluble.

^ Sbls solubles. — Le sel peut être : i*^ solide , 2" en dissolu lotion : dans le premier cas on dissoudra le sel , et le prof Uème rentrera dans celui des dissolutions salines.

Dissolutions salines. — On prendra séparément deux ■fiables parties de la solution, et on versera dans la première " Tacide sulfhydrique liquide, dans la deuxième du sull'ure PTammonium. Il pourra arriver trois cas : 1" aucun préci- Jilé, soit par Tacide suH'hydriqiie , soit par le sulfure d'am- BK>nium : la base du sel est alors une des sept premières !^ bises indiquées ; 2^ aucun précipité par l'acide sulthydrique, Bais précipité avec le sulfure ; la l)ase est un des quatre . oxydes suivants ; 3° précipités dans les deux liqueurs : la ' base est un des sept derniers oxydes.

■ 1" Cas. — Aucufi précipité soit par Vacide sulfhydrique, l. 9oUparle$u(fure d'ammo7iium. — On séparera la solution du t Kl en deux parties, A etB, très-inégales, et on versera dans r h plus faible partie, B, de la potasse caustique liquide : l" s'il ' y a précipité blanchâtre , la base du sel est un des quatre r premiers oxydes ; 2^ s'il n'y a pas précipité , la base du sel est : BD des trois composés , soude , potasse , et ammoniaque. Précipité avec la potasse, — On partagera la hqucur A

196 CHIiraS XINÉBÀLE.

en quatre parties, et on soumettra successivement chacuno de ces parties aux épreuves suivantes :

Si le bicarbonate de potasse ne donne pas de précipité à froid , sel de magnésie.

Si i'oxalate d'oxyde d'ammonium donne un précipité blanc, que redissout l'acide azotique, sel de chaux.

Si l'acide sulfurique donne un précipité blanc insolubU dans Facide azotique, la base du sel est la baryte ou h strontiane: on précipite alors la base dans -la quatrièmi partie de la liqueur avec la potasse liquide, et le précipll est mis en pâte avec l'alcool. On enflamme le mélange lA la flamme est jaunâtre, surtout vers la fin de la combustioB;: sel de baryte; si la flamme est rouge, sel de strontianeL

Aucun précipité avec la potasse. — Le sel ne peut ètfB qu'à base de i)otasse, de soude ou d'oxyde d'ammonium«i

Si la liqueur B , dans laquelle on a versé la potasse et q[ai n'a pas donné de précipité , a l'odeur piquante et caractér»tique de l'ammoniaque , sel d'oxyde d'ammonium.

Si ce caractère n'existe pas , la liqueur A est un sel dA potasse ou un sel de soude; on y ajoutera un grand excèi d'acide tartrique liquide : si on aperçoit , après une demiheure, un précipité blanc cristallin { tartrate acidulé de p(H tasse) , le sel à examiner est à base de potasse ; dans le caN contraire, il est à base de soude.

2* Cas. —Aucun précipité avec V acide sulfhydrique mais précipité avec le sulfure. — La base du sel peut êl l'alamine, Toxyde de zinc, l'oxyde de manganèse, l'oxy de' fer.

Si le précipité par le sulfure d'ammonium est blanc sale, , sel de zinc, sel d'alumine ou sel de manganèse ; si l'ammoniaque en excès dissout complètement le précipité, seliê zinc; si le sel ne se dissout pas, sel d'alumvie; enfin, une nouvelle portion de la solution d'essai forme, aveclt] potasse ou la soude, un précipité blanc qui passe aubn marron par le contact de l'air , sel de manganèse ; si cyanoferrure de potassium liquide , versé dans une nouv partie de la solution , précipite en bleu, soit instantanément^ i soit après peu de temps, sel dejer, \

3*" Cas. — Précipité dans les deux solutions premièresA — La base est un des sept derniers oxydes. On partagera. uae nouvelle quanlilé de \^\\^\vsiçxvt ^vl seçt parties, etOÉP

eonnaitra, dans rime3*ellcs, rim des caractères suivants : Si le carbonate d'oxyde d'ammoniam forme un précipité linc soiuble dans l'acide chlorhydrique, et insoluble dans adde azotique bouillant, sel d'élain.

Si le cyanoferrure de potassium précipite en blanc quel- IMfois jaunâtre^ et si une lame de cuivre précipite un métal ivc rosé , sel de bismuth,

S\ le cyanoferrure de potassium précipite en brun-mar- M, et si une lame de fer plongée dans la liqueur prend une Htie cuivreuse , sel de cuivre.

fi le cyanoferrure de potassium précipite en blanc, et si lame de zinc plongée dans la liqueur donne lieu à une risation particulière , sel de plomb, S le cyanoferrure de potassium précipite en blanc, et si hmede cuivre plongée dans la liqueur, et ensuite frot- », offre une couche brillante de mercure, sel de mercure, STaclde chlorhydrique donne un précipité blanc soiuble Fammoniaque; si, la liqueur étant évaporée, et le récalciné dans un creuset, on trouve un culot métallique, \û*argent,

S le cyanoferrure de potasium donne un précipité blanc Ure,* et si une lame d'étain donne un précipité pulvérupourpre, se/ (Z'or.

la règles établies dans cet exposé et dans celui qui pré- ' sofOront poHr déterminer les constituants d'un composé I. Le sel sera partagé en deux parties : la première ser- ^^ à reconnaître la nature de l'acide, et la deuxième à >6oimaitre celle de la base.

Préparation des sels.

le nombre des sels n'est pas exactement connu, parce Hetons n'ont pas été formés; il est cependant probable que

KHDbre s'élève au-dessus de deux mille. La nature nous environ soixante sels qui sont purs, ou qui n'exigent in Dea d'opérations pour être amenés à l'état de pureté ; m\e& aotres sels, et même ceux qui , mêlés dans la nature ■d'aatres substances, exigent pour leur séparation des Mb c-onsidérables , sont obtenus par divers procédés, que il peut réduire à quatre principaux.

i" Procédé. — Tous les sels peuvent être préparés dvtec.iMDt, c'est*à-djj& en unissant Tacide et la \)aâe \v^s^^'^

198 CnmiB VIHÉRALE.

sntnvntiou. i> proo^dt^ l'sl applicable, en général, ai solul^los ttont )o prix ("sl iussez élevé. Ainsi i'oxalate d tV.'Uuinoninin osl piV|Knré en versant une solution i o\;)liipu' tl.-nis Iniumouiamic liquide, jusqu'à satur « oM -A dnv jusqu'il «v que la liqueur soit sans action : loinlmvs itMiAKi's ou bleues de tournesol. On fait ensui \ i\ \w\\ . ovapi^rer ol erislallisi'r.

a' i'nutJ:\ Ou jHHit obtenir la plupart des a (r.ntanl les rarbonales (Kir lesdivefô acides. On verse liquide sur leeaibonate : il y a réaction, Tacide carb M» di»ii;ige aMV elïer\i^*euoe, et Taeide employé, eo a\(V la base, tviistitue le sel dont la dissolution év ni^lalhso. sil y a lieu.

a' /Vf>.Wr\--l n sel insoluble est obtenu, en gc |v;u' la >oie des tli^d^les dmuupositions : la premier lion est ordiuauvmenl un si'l dépotasse, dont Taci eeliii qui «Km! eulrer dans le sin; la deuxième se doit a\oir pour base 1 o\)de du sel insoluble. Le sul ploiub est l'orme en \ersant une dissolution de sull ptMasse dans une solution d'azotate de plomb : la 1 eoïKieut de l'axolaie «le |H>liisse , et le précipité blan< sult'aie de plomb, que l'on doit laver à grande eau i M^parer eoiupleteineut ile l'azolale de potasse qu'il reii

■1'' /Vt»<rf/f\ — Quelques si^ls sont composés en tra eliaud ou i\ iVoid le mêlai par Tcaeide; dans ce cas, le est oxNilè aux dèiH'ns de l'aeide, et quelquefois aux de l'eau qui Ne décompose. Lecui\re, le mercure , traiu\s par l'aiiile a/otii|ue , forment des azotates de c de luenuri». i»u de fer, et le composé volatil qui se eoulitMii moins iro\\s;^ne que Tacide azotique.

i)rs srfs </()/f/>/<\v. — Lt^sselsse combinent entre eu] non iudilïéremmeiU : laissiuit de côté un petit nombn eeptions , on doit remarquer que les sels doubles ci jours le mrme acide.

On ne peut établir aucun im^allélisme entre la co tion des sels doubles et celle des sels simples ; aucun fa venu appuyer Tidée que les deux sels étaient dans d( électriques* opposés : on n'a pu, par l'électricité, la décomposition d'un sel double.

On peut demander quelle est la constitution d' double; or ^ si le sel primitif simple est acide ^ on <

considérer comme composé, l^ d'un sel neutre, *2^ d'un sel d'eau. Dans la formation du sel double, cette dernière base [eau] est remplacée par la nouvelle base; ainsi, le tartrate icide de potasse est un sel double composé de tartrate neutre de potasse et de tartrate d'eau; si on sature avec la soude, on a un véritable sel double homogène (tartrate de potasse et de soude); l'acule tartriquc étant bibasique, on (bit avoir le diagramme suivant :

Avant la saturation. Après la saturation.

Mrete neutre

4e potasse. . . . 2K*o*, C'«HV«

Ikrtrate neutre

(Temi 2H'o», c'«H»o'»

Tartrate neutre

dépotasse. .. 2K'o», C'«H«o*« Tartrate neutre

de soude 2Na'o', C^'H'^o'»

On pourrait citer aussi le fulminate acide d'argent.

Si le sel simple est neutre et peut donner un sel double : ^dans ce cas, le sel simple contient un atome d'eau qui est , remplacé parle nouveau sel, et le tout constitue un sel dou- ^Irie homogène ; tel est le sulfate de magnésie , loisqu'il passe à ,1'état de sulfate double de magnésie et de potasse.

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