ÉTCDE PARTICULIÈRE DES MÉTAUX
Moos examinerons les métaux qui, par eux-mêmes ou par OTB composte, offrent de l'importance, et nous suivrons tordre indiqué précédemment.
S 1. Du potassium.
Pûkugium, — Pes. : 0,865; poids atom. : 490. Élément
Hqoe de la potasse ; ce métal est dans le commerce en
tes sphères que l'on maintient plongées dans l'buile de
"ite; il est mou comme la cire, fusible à GO**, volatil à
bdble chaleur rouge; fraîchement coupé, il présente
une teinte bleue, le brillant de l'argent; mais il se
kit rapidement en absorbant l'oxygène de l'air , et si le
est^oiongé, il peut être complètement transformé
potasse; aussi, comme nous l'avons dit, le conserve-t-on
tt l'huile de naphte, substance qui ne contienl ^^sàlor^^-
^ Lonqa'il est placé à la surface de Veau , \\ eûxxtX ^\xt
200 cHons imÉiuus.
ce ligaide en donnant nne belle flamme purpurine, prodti vers la fin, une très-faible déflagration et disparait ; l'eau e alors alcaline : le potassium a donc décomposé une part de liquide , et la cbaleur dégagée a été suffisante pour enflan mer 1 hydrogène.
Nous avons vu qu'à Davy appartenait Thonneur d'avo décomposé la potasse par la pile ; plus tard, MM. Gày-Lussî et Thénard donnèrent un procédé chimique moins disper dieux pour isoler le potassuim : ils montrèrent que le fer une haute température pouvait se combiner avec Foxygèi de la potasse ; aujourd'hui, dans la plupart des fabriques, o prépare le potassium en faisant réagir le charbon sur I potasse. Nous donnerons une description succincte du prc cédé suivi, en prévenant que ce procédé, comme celui c MM. Gay-Lussac et Thénard^ exige pour la réussite une cei taine habileté pratique.
Le mélange de charbon et de potasse qui réussit le mieux est celui que Ton obtient en calcinant dans un grand creusa un sel de potasse dont l'acide est végétal (bitartrate de po tasse). On prépare a*" de ce produit, connu en chimie son le nom de flux noir , on le réduit en poudre lorsqu'il est èi core chaud, et on y ajoute environ 300 grammes de chariM) en petits fragments; ce dernier charbon agit comme épooi pendant l'opération, et absorbe la potasse liquéfiée pari chaleur. Ce mélange est introduit dans une de ces bouteilH en fer , bien privée de mercure , et dont nous avons pd dans la préparation^e l'oxygène. Cette bouteille, placée D(ri zontalement sur deux barres o o, à 12 ou 15 centimètres I la grille du foyer, reçoit un tube b qui perce la paroi ^ fourneau, et établit la communication avec le récipient dal lequel est l'huile de naphte ; ce récipient est composé i deux cylindres en cuivre, soudés fortement à la partie dicf laire qui reçoit le tube b ; ces deux cylindres sont parttfj intérieurement en deux semi-cylindres au moyen d'uncfl phragme qui descend jusqu'à une petite distance deFhidl de naphte, c'est-à-dire jusqu'au tiers environ du cylindl total. Une saillie externe g permet d'établir un grillage f enveloppelamoitié supérieure des cylindres, et reçoit la gta) qui doit maintenir le récipient à une basse température ^l| conçoit que l'eau de cette glace coule sur la saiUie et est rej àans un. réservoir jp ; la ça\X\Q dvi e^^Undre , opposas à i'endfi
tas f OTISSICH.
l'intFodait le tube 6, présente une ouvertore (^ dans la- Ue entre à frottemeat uae lige dont ia longueur est cale, et qui sert, si besoin est , h dégorger le tube; enfin, un ! X |)ermet le dégagement des gaz créés pendant la déiposition.
fosieurs précautions sont nécessaires pour la réussite de ération : l" la bouteille doit avoir environ 0^,30 de long ",10 de large, 2" le tube b doit être tel qu'il puisse être otenaà une chaleur rouge pendant toute l'opération, lis que le récipient est tenu ft une très-basse température ; a jonction de ce tube avec le récipient ne doit avoir lien lorsque la bouleilleaétéchauriéeau rouge, on permet ainsi srtie aune netite quantité d'eau qui nuirait à l'opératioi), l'nn reste ae mercure que contient souvent la bouteille ; 'ilya engorgement, ce qu'on reconnaità l'interruption qui ni poorledégagcmentdesgaz parle lubej:, on doit se bâter nvrir le tube au mo) eu de la tige dont la longueur a été ilablement calculée. On trouve dans le récipient: 1° du usinm combiné avec une petite quantité de charbon ; ime masse noire tr^s-riche en potassium, el coaVena.'nV <V>i
303 CHIMIE VraÉRÀLE. ;
ro\:î!;Ui» do potasso, «lo la potasse libre et du charbon: ca^ matnMo> oui oto onlraîiuvs mtvanuiiioment.l.e tout soumisà* \\\w M\riulo iliMillal'hui. donne le potassium pur. Laquan-* UW k\c poia>Mnm lournie par les iioses indiquées est den-| \ II ou 1 l'O jjrauunos ou tle quatre pour cent. |
ï P'>!;îss um paraît ôlro , de tous les corps connus, celui] quj a la plu> arando airiiiité pour l'oxygène; aussi est-il em-l pliMo ronuno aîîont réducteur idéso.\\dant) d'une grandu pui^auiv. Il se combine en deux projwrtions avec l'oxygèDe.]
/V'c/i».r//{'";' tir />(•/.'»'.<//? potasse". — Comp. : K' Ô*. Le] polas>uun. c\po>è à lair. est transformé en une matière olauihe. fusible à la rhaleur rouge, \olatileà la cLaieur. blau* he : rcltc maticre est la potasse appelée camliquey pouf! la di>tu^ucr du carbonate dépotasse, désigné souvent som le Muipic nom do potasse: clic possède une saveur caustique] inS nruqucc. cl est un rcactit' pi'écieux dans les analysa] tliluaics : elle absorbe a\cc iiinilion un équivalent dean, et con>litue alors la potasse caustique ordinaire ou la pierre caulcns des phaiinarics.
I.e priuci[>al emploi de celte potasse caustique est daus tabrii'atiiuï des saxons mous, cl nous compléterons ctudt* «lan> rcvamcn de ces dernières matières.
/*f';o.r •/(/,' (l( pofas,^i'a}n. — Comp. : K' 0^ Ce corai est t^btcnucn chnutfant lepo-;>ssiumilansun excès d'oxygépd
l.i*s compt>sés lormés par l'union d'un élément métalloW a>cc le iH>tassium sont peu utili^; mais tapotasse, combî'* née a\eo le chlore. a\ee le soufre, donne deuxprodoif emplo>cs dans les arls ou en médecine.
Ut/orurr tfr jwtassr. — Le chlore réagit sur la potasse, t\>rme un liipiidc connu dans le commerce sous le n( trtdff tfrjarc'/r. On obliciit ce eomposé en faisant pas du chlore dans une solution de potasse marquant 10° aréo-^ mêlriqucs; le gaz est absorbv'\ et la liqueur acquiert lespnHi l>riclés du chlore, en ronscr\ant, pailiellement du moins» celles de la potasse. Il est utile de connaître les moyens qM! \\n\ doit employer pi>ur ne pas élre trompé sur la valeur d'une eau de ja\ elle : le proeédé étant celui dont on se sert pour estimer Ja valeur d'un chlorure de chaux, sera développé dans l'étude de ee dcj'nier composé.
Sulfure de potasse, — L'action du soufre sur la potasse varie selon que Ton opère par la voie sèche ou par la Toie
Dû POTASSnm. 203
nîde. t** Si on traite, à la chaleur rouge et à sec, un ange de soufre el de potasse, le mélange entre en fusion [)ffre les teintes rouges irisées du foie; de là le nom de r de soufre donné à ce produit formé de sulfure de potasn et de sulfate de potasse. 2** Si dans une forte solution potasse on met du soufre en suspension, et si on fait lillir la liqueur, le soufre disparait, et le liquide rougeâtre itient du sulfure de potassium plus ou moins sulfuré, et de fposultite de potasse : l'action curative de ces deux proits étant sensiblement la même, on les emploie indiffénment dans le traitement des affections cutanées. Sels de potasse. Carbonates de potasse, — On connaît M8 carbonates : le premier, C^ 0*, K' 0, est la potasse orlaire; le deuxième, sesquicarhonate , qui est peu emoyé, est C^O\R'0^ le troisième, H^OS C»0'+C'0% '0^, connu souvent sous le nom de bicarbonate de po- «e, est le premier uni à du carbonate d'eau.
Carbonate de potasse. — La principale source de la po- «e est dans la combustion des végétaux ; les cendres conreonent le carbonate de potasse mêlé à un grand nombre corps étrangers : en général, les végétaux de Tintérieur In terres s'approprient la potasse qui est dans le sol , la nnsforment en sel àacides ordinairement végétaux ; oxalate, feHite, quelquefois même azotate : pendant la combustion Im ees sels sont transformés en carbonate. Dans ces der-
ti temps, on a voulu obtenir la potasse par la combustion mélasses ou vinasses des sucres de betteraves ; le procédé piratt pas économique. L'Amérique et la Russie sont ""'ici les seules contrées où la fabrication des potasses des chances de bénéfice, car là on défriche des forêts. oins on fait aussi de faibles quantités de potasse dans les localités de la Toscane.
plantes herbacées donnent plus de potasse que les bois : liséral,
de cbéne, charme, tremble , fournisseut 1 à 2^ de cendres donnant 0'',1 5 de salin, r^^-js ^sai^iD, sureau {£/. a'' id. 0,5
tf . d'orties, fanes de pom- Mi de terre , chardons , fouiitt, foomisflent b^ id, 1,0
lewve les cendres^ on évapore , lorsque les \\csoiÔLÇ&
204 CHIMIE KINÉRALB.
marquent environ 15^ B^ La potasse ainsi obtenue e brune ; on la blanchit en la soumettant à une asses chaleur. On connaît dans le commerce deux espèces c tasse ordinaire : 1^ celle qui, venant de Russie, a été nulée, ordinairement colorée en bleu pâle par du maug de potasse, et appelée Perlasse; 2" celle qui estcolor rouge pâle par ae l'oxyde de fer, et qui est connue si nom de Potasse d'Amérique. Il ne faut pas confonc dernier produit avec une potasse factice que Ton t dans le commerce, et qui est réellement de la soude
Suelle on a donné l'aspect de la potasse par une opéi ont nous parlerons dans 1 histoire des soudes. La préparation du carbonate de potasse pur pr quelques ciitricultés; mais l'opération est plus simple ioi et c'est le cas ordinaire, on veut seulement obtenir 1 bonate de potasse sensiblement pur : on verse sur la p du commerce un poids d'eau froide égal au sien, oi longe le contact pendant 24 ou 48 heures, en agitant vent; puis on décante et on évapore à siccité. La plupî autres sels contenus dans la potasse brute ne se dissi pas, et on obtient le carbonate à peine altéré par qu faibles portions de chlorure de potassium et de sulfi potasse. La valeur d'une potasse brute dépendant es» lement de la proportion de carbonate qu'elle contie pi'océdé précédent est donc applicable, et donne cette avec une exactitude en général sulïisante pour les beso commerce. Cependant, si on veut apporter plus de sion, on doit avoir recours à l'aicalimètre, dont nous rons dans l'histoire des soudes.
Les chimistes préparent un carbonate de potasse j
f)rojetant, daus une bassine de fer rougie au feu, v ange de tartre pur et d'azotate de potasse : ce demi riche en oxygène, brûle l'acide tartrique, et le résidi carbonate de potasse. Si, au lieu d'employer un m de tartre pur (tartrate acide de potasse) , on calcine a ou même de la lie de vin desséchée, on obtient un \ contenant sur lOO depuis 25 jusqu'à 60 parties de car de potasse : ce produit est connu dans le commerce i nom de cendres gravelées.
Bicarbonate de potasse. — Ce composé, qui est le un produit de l'art, est employé comme réactif dans 1
£. On le prépare en saturant avec l'acide carbonique une AvitioD de potasse puriûée.
Sul/afe de potasse. — Comp. : S* 0\ K' 0\ Appelé aussi
«içolychreste de Glazer, sel de Duobus. etc., est un cora-
. josèsaliu blanc, sous l'orme de petits cristaux ordinairement
' oeteédriques. Sa saveur est amère; on le prépare directe-
nenl, ou en traitant le nitre (azotate de potasse) par Tacide
wlturiqae. Nous avons vu que ce dernier mo^en était celui
çû était employé dans la fabrication des eaux -fortes; le ré-
Made cette dernière préparation est un bisultate de po-
tose:S'03, H'0'^-S^O^RO. On obtiendra donc le sul-
he neutre de potasse, en remplaçant l'équivalent d'eau par
IB équivalent de potasse. On obtient aussi ce sel dans le
tailanent des cendres ou soudes de wareck. Le sulfate de
Basse est employé principalement dans la fabrication de un (sulfate aalumine et de potasse) , et pour transformer fizotate de chaux en azotate de potasse.
Chlorate de potasse. — Com^. : Ch* 0^ K* 0*. Si Ton fait
Jisseran courant de chlore dans une solution de potasse a 36^
40® B*, les premières parties de gaz s'unissent à l'alcaU et
înt, avons-nous dit, le chlorure de potasse , connu sous le
d'eau de javelle : si ce courant continue, le chlore s'unit
potassium , forme un chlorure de potassium, et l'oxygène
tgé s'unit au chlore qui arrive, forme l'acide chlorique et
suite le chlorate de potasse, qui, étant peu soluble, se préei-
en lames micacées, que l'on peut purifier par une deuxième
tallisation. On peut aussi préparer ce sel eu employant le
►rure de chaux. Le chlorate de potasse est blanc, sa sa-
est fraîche, et ses propriétés singulières en l'ont un objet
curiosité : mêlé avec le soufre, avec le charbon, ou avec
'latres matières combustibles , et trituré dans un mortier,
détone avec un bruit analogue à celui d'un coup de fouet.
tholet avait proposé de l'employer pour fabriquer la
de guerre. Cet essai fut fatal à deux ouvriers de la
ique d'Essonne : il y eut une violente explosion ; mais la
iphe n'eût-elle pas eu lieu, on aurait encore dû re-
icer a cet emploi du chloralede potasse, car la poudre
d obtenue est brisante, agit, uon sur le projectile, mais
fVarme qu'elle met rapidement hors de service : une le poudre doit détoner avec une certaine lenteur. La riété que possède le chlorate de potasse de douxiLet s<i\\
9on cniviF. vmÉRiLE.
t»\>u»'^nr . oi jMr vvnsôiiiionl cVonllammor tous les e»:rp$ •>? ImînuM."< t*\plujuo l'iiuploi ilo ce sel dans la fabriostioii • iuM>.'N kIo vunoUjit* ol iU*s îilliimctlos dite chimiquf^.
I,; uKvho do sa\i\ol;îj:o i*sl destinée à porter la himi d.r.îx K-s Kvuhlo^ qui n'oul pas ou peu d'oxygène, et m^ *lîr.Nl»v-u. olîooNr torniooivu' mi mélange de chlorate |sM »xN,' . do \\\\\x a/olali» do iH^lasso), de sulfure d'antimo ,0 doiuior rond b liunii^ro plus brillante) : cesmècfies. fii À loxlionulo d'un KUou . sont munies d'une sorte de o \orolo. ot lo IrollonuMil pmduit lorsque l'on retire ce d uior. dorormino riuilammatiou; cette mèche brûle d laoïdv^o.ulvnupio. danslVau, oto.
l os aUumotii's ohimiqm's, dont la consommation est] jonvd hui ouonno. oui loui*s a\antages et leurs incon uionis . ollos i^Mixoul iMro propanH^ de la manière suivant
0\\ o)H^ivla!u|uoraoliou do i gramme de phosphore di uno potiloquaulilo d'oau ; lo phosphore étant fusible à 4 il sutlil tl'oloNor l'oau un pou au delà de cette tempcratoi loiNuuo la lusiou i*st oompKMo . on relire du foyer et on a( poutlaul lo rofnnilisstMnonl pour opérer la pulvérisation phosphiMV. loi'stjuolo molangocst tiède, on ajoute unec Noluhon . faito :^ \\{\\\ . do !.'« grammes de chlorate de potas ouiln. ou ajoulo uno ^Moporlitm vai'iable de gomme p( auiouor 00 molango ù létal ilo pAte demi-liquide, quel ooloiv sou\onl avoo uno polito quantité de bleu d'azur : Tt trémilo tlos alhunolUs . soufrôos ù la manière ordinaire, éb plougéo dansootlo nàtoot séohéc, conserve une portion otnuposé. iullannnanlo parle simple frottement sur un ca rugueux.
Azoftiff* (((' pofass(\ — ('.omp. : Az* 0', R' 0\ Appelé an arf (h* nitir , aulpcttr^ est un sel blanc cristaHiséen prisa h six faces el j^ sommet dièdre , d*ime saveur fraîche et (piaule. Kxposé î^ lair humide, il devient déliquescent; est soluble dans Teau, et beaucoup plus à chaud qu*à boî suseeplible de fuser sur les charbons ardents, de fondre à chal(*ur dans son eau de cristallisation , et de pouvoir al< être coulé en une masse pierreuse, blanche, opaque, (\ les pharmaciens nomment cristal minéral ou sel de Pi nelle.
Le sel de nitre existe tout formé et en grande quantité di la nature, dans les Indes Orientales^ en Espagne, et daofi
le deNaples ; mais Tazotate de cbaux, avec lequel il est st encore plus abondant. Le nitre se trouve en France 5 débris des vieux bâtiments, sur les murs des lieux es ou qui abondent en vapeurs animales, tels que les . les ruines, etc. Pour purifier le salpêtre, on réduit Ire grossière les terres ou plâtres ; on les place sur une de paille , dans des tonneaux posés debout et percés à se aun trou garni d'un robinet; on verse de l'eau; Il contact de plusieurs heures, on fait écouler les leson renouvelle les eaux : on sépare les lessives selon rce. On procède ensuite à la saturation, qui a pour 3 transformer en salpêtre les azotates de cnaux et de ie mêlés avec l'azotate de potasse. Cette saturation a lieu ant du carbonate de potasse dans les eaux, jusqu'à n de précipité : il y a donc double décomposi- >rmation , l de carbonate de chaux et de magnésie précipitent i 2*^ d'azotate de potasse qui se mêle îlui qui existait déjà dans la liqueur; celle-ci, abanà elle-même, se clarifie. On décante, et on concentre ullition ; on enlève les écumes et le précipité avec des res, et on arrête le feu lorsque le liquide marque 15** mètre. On laisse encore reposer, puis on décante dans [uets où la cristallisation a lieu. Ce salpêtre est eniffiué par des dissolutions et cristallisations succès-
ifaut de formation naturelle , on établit quelquefois rières artificielles ; ces uitrières sont formées avec des àtis à cet effet, en réunissant les conditions nécessaires i formation du nitre, c'est-à-dire de la chaux, une î animale et la présence de l'air. Ces murs sont ensuite 3, et les plâtrés, battus , brisés, soumis aux lavages à ouUlante, donnent l'azotate dé chaux, que l'on dése par la potasse.
nitriêres sont bien moins employées depuis la découi Atacama, au Pérou, d'un banc d'environ cinquante întièrement formé d'azotate de soude, que l'on transen nitre par le chlorure de potassium, litre active la combustion des substances inflammables ; )arties de nitre, deux de carbonate de potasse et une ifire, mêlées ensemble dans un mortier, formetil wv\a B fulminante. Si on place une petite quaiilvXfe aie tçX\ft
?0S CHIMIE MIKÉEILE.
pMiJrv^ iiir nno pt^llo , ot ^i on expose le mélange à la chale y.\^y-< • \.\ fiwifn. il \ a »I«noujition. Trois parties de niU vvc il.* vMiîiv of uujn!»' >riuie lit' b'jis, constituent la poui *'.* m;-io:i : SI ou «lispt^st^ liu ouiMo couvert (le celte pom »! «lu uiio loquillo lio noix . ot si on met le l'eu à ce mélanj il ^ .1 «lotouitiou et fusion du uiélal, qui passe à 1 état des liin» v»iK que Ui co»|nille s«ùt attaquée. Les acides boriqi 'liospliorujuo. la siIkv. l'alumine et la baryte décompôs
mra' x uno h»îile tenn^raturo, s'unissent à sa base, et CïO'i't l ai'iiU» a/oru|uoon prtie décomposé: Teffeta mi Wk\ pour l alummo ou poterie; aussi les creusets sont faci nviu [vrtoros par lo uitro que l'on y calcine. Les usages vr\v snic nombreux : il entre dans la composition des fli rï oxtrruplo on molallurgio: il sert dans la fabricatioi
1 .uido 'iuliuruiuo. tlaus la teinture, pour faire des mélar fnift'niîqui^. la medooine Tailniinistre comme diurctiq mats ou peut tliro que presque tout le nitre sert à la fabr tiiMi do la |H>uilro tlo guerre.
îa yo'((ir,' i^i un mélange intime de nitre pur, de so ot do ohaibon. Lo chi>ix do ces matières n'est pas ind lent : 1*' on emploie le soufre en canons comme étant pur. 1*" ou fait usiigo du nitre ordinaire du commerce puiiliratiouost tellement facile, qu'en général les salpéti coudent 00 sol irarautî à i pour loo de pureté; 3° le cl du rhaibon est plus «lillloile. i.ertes les cbarbons les combustibles sont prélorablos, tels sont ceux de bourdai de saule. doohène\otle bois du cbanvre;, prépaies à^ oh^s : néainu'ius l'exocs t!e combustibilité est un défaul poudre est btisanto et casse les pièces; le charbon emp est bien un do ceux que ntuis indiquons, mais il ne doit élro trop calciné. Les proiiortions employées dans celU brication varient a^ec les propriétés que Ton yeutdoi h la poudre; mais il est à remarquer que ces proporti établies par tâtonnements, sont à trcs-peu près l éq. den 1 écj. de soufre, G éq. de charbon; il y a seulement ud ble excès de cette dernière matière. On distingue les pou de guerre , de chasse , de mine :
de guprre.
de rlia.ur.
de mine. ladange tK«
Salprlrc Cluirhofi
C5 1 éqiiiv. de nitre 1267 20 1 (Mj. (le soufre 201 OU 15 G écj. de charbon 216
DU POTÀSSIVH. 209
La fabrication exige cinq opérations : 1® réduction des matières en poudre et mélange, 2° battage, 3" grenage, 4° séchage , 5° lissage ; cette dernière n'a lieu que pour la
rudre de chasse. Il résulte d'essais de M. Piobert, que dans pondre très-fine (pulverin) la combustion a lieu par couches ; de sorte que, selon ce savant, on peut conserver de la poudre granulée , et être à Tabri des explosions, en laissant m excès de pulverin dans cette poudre ; ce pulverin serait ensuite séparé lorsque l'on voudrait faire usage de la poudre. On a cru pendant longtemps que le charbon était la cause première de l'inflammation de la poudre; or, la petite expérience suivante démontre que cette propriété appartient au soufre : sur une plaque métallique mince étendez séparément une petite quantité de soufre et de poudre, chauffez doucement, à 150^ environ : le soufre isolé brûle , le soufre de la Eudre brûle également; et, après quelques instants, l'inmmation du charbon détermine la vive lumière et la petite explosion qui doivent accompagner l'inflammation de la (oodre.
I/analyse de la poudre est extrêmement facile : 1° l'eau bouillante sépare le nitre, par conséquent la différence entre le poids de la poudre essayée et le poids du résidu lavé et lértié donnera la proportion de nitre; 2" si on traite le résda par le sulfure de carbone , ce composé dissout le soufre, et le nouveau résidu est le charbon.
lodure de potassium ou iodhycirate de potasse. — Comp. : TK* ou H' 1*, K* 0'. Ce sel, longtemps sans usage, est actuellement employé en médecine. Le procédé le plus facile pour l'obtenir est de dissoudre de l'iode dans la potasse caustique, jusqu'au point où la liqueur commence à se colorer : on ide l'iodate de potasse et de l'iodure de potassium (effet analogue à celui qui a lieu lorsque l'on fait passer du gaz chlore uns une solution de potasse); on évapore la liqueur jusqu'à cequeTiodate dépotasse cristallise; on décante, on évapore àâGcité la liqueur qui contient l'iodure de potassium, et on iût fondre te résidu salin pour détruire l'iodate de potasse , ouredissont et on fait cristalliser.
La potasse peut donner plusieurs autres sels , tels que phos- ^•|hatc, borate, etc. Tous ces composés peuvent être préparés 1 eu traitant le carbonate de potasse par Vacvd^, ^X ^«i&^sûX *■ cristalliser; ils sont d'ailleurs sans usage.
110 CBmiS MIHÉULB.
Propriétés earaetéristiques et réactifi des sels ds potasse,
NOQS avons yn dans l'examen des sels, que les sels d< lasse, de soude et d'oxyde d'ammoninm, étaient les
Îui ne fussadt pas précipités par les carbonates de sou* 'oxyde d'ammonium. Conséqnemment il suffît de do les caractères oui distingent les sds de potasse des se soude ou d'oxyae d'ammonium :
Les sels de potasse,
1^ Sont moins solubles que ceux de soude ; 2** Précipitent en orange par le chlorure de platine ; 8® Donnent, après un quart d'heure, un précipité 1 cristallin^ lorsqu'on y verse un excès d'acide tartriqueliqi
$ 2. Du sodium.
Sodium. — Pes. : 0,972 ; poids atom. : 290. Élémeni tallique delà soude, fosible à 90^ ; ressemble beaucou potassium , dont il a le brillant argentin : exposé à l'ai s'oxyde lentement , et se couvre d'une croûte de soude, surface de l'eau, il s'oxyde vivement, et se tran^om ^ude sans s'enflammer comme le potassium, bien que fois il lance des étincelles; en général, son affinité l'oxygène est moindre que celle du potassium pour le n élément; mais il décompose aussi la plupart des autres c oxydés.
Oxyde de sodium (soude). — Comp. : Na* 0^ Nous naissons et nous savons isoler ce composé, dont les propi sont analogues à celles de la potasse. On peut onteni corps en oxydant le sodium , mais en général on le pare en caustiquant le carbonate de soude; ce fait d'aiU sera développé dans la fabrication des savons.
Chlorure de soude , est la liqueur Laharraque empl comme désinfectant. On l'obtient, comme le Chlorure de tasse, en traitant une solution de soude par un courai -chlore.
Sels de soude. Carbonates de soude, — On connaît carbonates de soude : le premier, ou la soude ordinairi commerce, C^ 0% Na' 0'; le deuxième, qui est un ses carbonate, C^ 0^, Na' 0'; le troisième, ou bicarbon C" 0\ H" O+c* o\ Na' 0\ est le premier uni à da ca nate d'eau.
DU soDiuv. au
late de soude. — Ce produit est la partie atile de )rute, et Thistoire de ce dernier corps renfermera remier.
ie brute naturelle est obtenue par Fincinération de plantes marines; ces plantes décomposent le sel s'approprient la soude^ qu'elles transforment en un «végétal : on peut reconnaître le fait en analysant organes végétaux, par exemple, les glandes du */anthemu7n cristallinum , sorte de ficoidées , asses ; ces glandes sont presque entièrement formées de soude. Dans quelques localités, les végétaux .90nt abondants; on les récolte et on les brûle : dans ndroits moins favorisés, la culture est nécessaire; i les salicoriums aux environs de Narbonne. Les it souvent connues sous le nom du pays aui les proi, on a dans le commerce les soudes d'Alicante, de de Hongrie, d'Amérique, d'Egypte, etc. : ces derpelées natrons y sont formées spontanément, et on t en évaporant les eaux salées alcalines de lacs qui et trois Ueues d'étendue.
udes artificielles, — La France était tributaire de , qui lui fournissait des quantités considérables de 3mmée soude d'Alicante, et généralement sel de blanc nous a affranchis de ce tribut en donnant les 'extraire la soude du sel marin. Son procédé, exéles environs de Marseille , donne la soude que l'on iêde artificielle.
des sont préparées en employant le sulfate de soude ; âcompose d'abord le sel marin (chlorure de sodium) ) sulfurique : cette préparation est faite à Marseille fours appelés bastringues. Or, l'opération ayant and , l'acide chlorhydrique liquide obtenu est un embarras; on a cherché divers moyens pour le Ai en lui faisant parcourir des canaux en maçonmtenant du calcaire , soit en le précipitant dans des abandonnées ; ce dernier moyen a d'abord réussi, tôt il y eut des éboulements dus à la transformation late àe chaux en chlorure calcaire soluble : tou- 1 que l'on n'a encore aucun moyen efficace , et que ion €st presque complètement détruite daws \^ "sqv I fabriques aosidfatede soude. Dans ces^^\sm^Siv^
312 CHniIE VINÉRiLE.
on emploie l'acide snlfnrique à 50** B^ ; ce d^ré est suffisai on évite ainsi les frais de concentratiou pour amener Tacidi 66^ B^ Si dans les bastringues on emploie 1600^ de sel m rin , 2000'' d'acide sulfurique à 50" B*, on a 2000'' de sulfa de soude assez pur.
I^ procédé Leblanc exigo l'emploi du sulfate de soude, d carbonate de chaux et du charbon ; on traite dans des foui appropriés et à une chaleur déterminée, mais assez forte, ui mélange de ces trois substances. I.a théorie chimique expii que facilement Tensemble des transformations qui ont lien l" le sulfate de soude est changé en sulfure par raction di charbon , il y a donc dégagement d'oxyde de carbone; 2^\ Y a décomposition mutuelle entre le sulfure de soude et 1 carbonate de chaux , c'est-à dire formation de sulfure d chaux et de carbonate de soude; ainsi, le lessivage decetl soude brute doit être fait à une basse température pour évite la dissolution du sulfure de chaux. Nous avons obtenu préd demment 2000" de sulfate de soude ; si à cette quantité i sel on ajoute 2 1 50^ de craie , 1 1 00 charbon , on aura un m< lange de 5250'^ ; ce mélange , partagé en douze prts, et doi nant autant d'opérations de deux heures, fournira entotali 2800'^ de soude marquant 40*^ à Talcalimètre.
La conduite de cette opération demande une certaine h bileté : i" on doit amener la matiore à Tétat pâteux en brassant fortement au moyen de longues tiges, dont le m niement est rendu plus facile à Taide de rouleaux placés d vaut les registres par lesquels passent ces tiges -, *2^ lorsque matière à l'état presque liquide n'émet plus que de rares j( enflammés (il n'y a plus émission d'oxyde de carbone), ( doit relirer rapidement la soude formée; si on tardait, ui partie de cette soude serait volatilisée , et une autre partie î taquant les parois du four formerait un verre ; on doit mêr opérer un refroidissement rapide ; aussi les anciens vases < 1 de profondeur sont remplacés par des vases dont la pr fondeur n'est que de o™,25.
Les doses employées sont à peu près des équivalents cl miques, mais il y a un excès de charbon ; en effet,
V Proportions pratiques. Proportions théoriques.
2000'' de sulfate de soude 2 équiv. sulfate de soude 1782 ^ 2150^ de craie 3 éq. craie 1893 OU î
noo'' de charbon \ft ^. c\vw\«îïi 675