‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 28 sur 74 · DU SODIUM · texte numérisé non relu

DU SODIUM

Si nous adoptons les proportions données par les équivalents, eu négligeant l'excès de charbon qui a pour but de faciliter l'opération, nous aurons le diagramme suivant : Avant Vaction. Après V action.

d^'soude o'^yj^^'^® 600 I acide car-

l soude 780 2 éq. de carbonate bonique 550 iCalciDin 512 de soude (soude 780

3éa delcbâ?^^ 35^ léq. de chaux 356

^ StîJ^ ' Sue 75 2 éq. de sulfure de j soufre 402

IoxYsène 200 calcium i calcium 512

acidi carbonique 550 ^0 Jq;, d^^^^^^ ^« ! ^^*^^°1 ,1^

18eq.de carbone J75 "^^^^^ (oxygène 1000

Ces soudes exigent deux raffinages avant leur livraison au commerce : pour opérer le premier, on réduit d'abord la sonde en fragments moyens, à l'aide d'un très-fort laminoir cannelé ^ puis ou procède au lessivage, par bandes , en employant des paniers en toile métallique remplis de soude , et que l'on passe successivement dans des solutions moins concentrées ; les liqueurs réunies et évaporées déposent sur le double fond que présente la chaudière, un salin qui est brun,

Crce qu'il contient des matières organiques charbonnées : second raffinage ou calcination brûle ces dernières matières. Celle calcination a lieu dans des fours dont la sole est revêtue d'une courhe de 33 centimètres de salin même ; car tonte constniction , même en très-bonnes briques , serait raindement altérée ; on ajoute le salin jusqu'à 8 à lo centimètres de hauteur, et la couleur que prend le salin indique le moment où l'on doit terminer l'opération.

Des potasses factices. -— Ces potasses sont des soudes dont l'aspect est tout à fait semblable à celui de la potasse d'Amérique. Ou emploie , à cet effet, deux chaudières : dans la première on évapore, et dans la deuxième on amène à la fusion ignée; à ce dernier moment, on ajoute l à l ^ pour 100 de protosulfate de cuivre ; on a alors une coloration brune due k du sulfure formé; si alors on ajoute ^ à f à l d'Diie substance oxygénante fnitre), la matière passe au rouge des potasses d'Amérique. Quelquefois la nuance n'est pas encore exacte ; on a trop oxygéné le cuivre, et l'on doit ajouter un agent de réduction Tor, un béton de bois dur plongé daûs la masse et agité amène la nuance exigée. Il est. é,Nvds»s.

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que cet alcali ne peut être utilisé dans les emplois réservés exclusivement à la potasse elle-même.

Des produits improprement nommés soudes de wareck. — On exerce sur les côtes de la Normandie et de la Bretagne une industrie assez pauvre , mais qui est remarquable pour le chimiste. On opère, dans des fosses, la combustion de warecks ou goémons qui croissent sur le bord de la mer ; on réunit, vers la fin, les cendres dans une même fosse; la matière éprouve alors un commencement de vitrification qui rend son transport plus facile. Elle est alors livrée aux salpètriers, qui isolent les divers composés qu'elle renferme : les composa principaux sont le sulfate de potasse, les chlorures de potassium et de sodium, les iodure et bromure de potassium. On prépare aujourd'hui en France environ 3 millions de kilogrammes de cendres de wareck : ces cendres donnent 3000*^ d'iode et un sel important (chlorure de potassium) qui, par double décomposition, transforme Fazotate de soude en salpêtre (azotate dépotasse).

Les sels indiqués plus haut ayant des degrés différents de solubilité, on utilise cette propriété pour opérer leur séparation. La lessive des cendres marque, en général, 15** B*. Une première évaporation sépare le sel le moins soluble (sulfate de potasse) en petits cristaux groupés en plaques assez dures; une deuxième évaporation donne des cristaux plus volumineux de chlorure de potassium ; le sel marin est ensuite isolé, et enfin une (juatrième évaporation donne encore du chlorure de potassium ; et le liquide résidu qui constitue ce que nous avons appelé eaux mères de wareck, traité convena^ blement, fournit l'iode.

De V alcalimétrie, — La valeur réelle des potasses ou des soudes du commerce est donnée par le poids d'acide sulforique qui neutralise un poids déterminé de ces alcalis. L'instrument appelé alcalimètre a pour obiet de faciliter cette opération. Rappelons d'abord que, selon l'expérience, * grammes d'acide sulfurique concentré, ou à 1,8427 de densité, neutralisent 4,807 grammes de potasse pure et anhydre, et que cette même quantité d'acid!e neutralise également 8,892 de soude pure et anhydre. On prépare les liquides nécœsaires à l'essai des alcalis de la manière suivante : 1^ oû fait une liqueur d'épreuve composée de 5 grammes d'acide sulfariqne concentré et de \a (vv>aa\\\ib à!^^\x w^cessaire pour

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